15-03-2010
   

Lille.Bully les mines.Courrières.Bruay.Lens.Lewarde Arenberg.Marles les mines.Fouquières.sallaumines Béthune.Arras.Méricourt.Liévin.

 
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Les fosses

Sainte Barbe

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Top des ch'tis

Dernières infos

La Troupe CHANTEREVE
Ex Troupe Cœur pour Choeur
vous propose
RENEE SANCE FILLE DU NORD
DIMANCHE 07 FEVRIER 2010
Salle Culturelle à 16H
Ville de LA SENTINELLE
Dans le hall de la salle culturelle se tiendra une exposition sur la mine
organisée par Les AMIS de Renée SANCE
Comédie musicale en 4 actes
Entrée Gratuite
PATRIMOINE MONDIAL
L'association Bassin minier UNESCO (BMU) a placardé hier une bâche sur un des chevalets du 11/19 à Loos-en-Gohelle. Le nez en l'air et le regard braqué sur l'horizon 2011, susceptible de déboucher sur l'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO d'un secteur à l'héritage longtemps sous-estimé.

La bâche est aussi monumentale que le défi lancé il y a six ans par l'association qui milite pour l'inscription du bassin minier au patrimoine mondial de l'UNESCO. Sur un chevalet du 11/19, avec pignon sur rocade minière, la structure a marqué hier de son empreinte l'un des sites historiques du territoire. Un de ces symboles de la mine dont la reconversion est enclenchée.
Le Conseil régional a décidé de faire évoluer le logo de la Région pour lui permettre de gagner en modernité, en impact et en lisibilité. Dans cet objectif, le cabinet de design "Graphèmes" a élaboré plusieurs propositions qui ont été travaillées avec un groupe réunissant des élus des différents familles politiques du Conseil régional.

Plusieurs votes et un sondage auprès de la population ont conduit à une proposition qui a été soumise à la séance plénière du Conseil régional du 19 octobre. Le nouveau logo régional a été soumis et accepté par l'assemblée, en attendant ses déclinaisons qui, bien entendu, seront également visibles sur le site Internet de la Région !
La compagnie le "9 de carreau" présente
De Christian Derycke.
"22 v'la m'finme"
Le samedi 13 février 2010 à 20 heures
À la salle Augustin Dutilleul à EVIN MALMAISON.
Spectacle patoisant en 3 actes
Synopsis : Dans un commissariat de police, où le commissaire vient de prendre sa retraite, deux inspecteurs de police attendent la nomination de leur nouveau chef.
Pour Raoul Gobin, inspecteur chef, pas de doute, il a réussi l'examen et sera promu. Madeleine en est tout aussi persuadée.
Madeleine est en fait la seconde épouse de Raoul.
Sa première femme, Olga, l'a quitté voici vingt ans aprés seulement deux ans de mariage.
Aussi, quelle n'est pas la stupéfaction du pauvre inspecteur chef quand il rencontre son "ex" venant prendre le poste de commissaire !!!
Bienvenue chez les Ch’tis est un film français réalisé par Dany Boon, sorti le 20 février 2008 dans le Nord-Pas-de-Calais et dans quelques salles de la Somme, le 27 février 2008 dans le reste de la France, en Belgique et en Suisse, un jour après au Luxembourg, et le 25 juillet 2008 au Canada.

Le film raconte les aventures de Philippe Abrams, directeur d’une agence de La Poste dans le sud de la France qui se voit muté pour une durée de deux ans, à Bergues, dans le Nord-Pas-de-Calais.

C’est le deuxième long-métrage réalisé par l'humoriste français Dany Boon après La Maison du bonheur. C’est aussi la première fois que Kad Merad occupe, en solo, le rôle principal d'un film. Bienvenue chez les Ch’tis a rencontré un immense succès auprès du public et son humour et sa simplicité ont été salués par la majorité des critiques. À la surprise de ses protagonistes, il a dépassé le nombre d’entrées réalisées par La Grande Vadrouille et est, avec 20 371 144 spectateurs (au 20 août 2008)[1], le deuxième meilleur score du box-office français, derrière Titanic (20 758 887 entrées).
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Les roses noires
Écrit par A.B. Daniel   
07-03-2010
Image Sur le web france
le site des gueules noires.....

«Les roses noires »
Une histoire de la catastrophe de courrières 

A.B. Daniel  
 

  • Inspiré de la plus grande tragédie minière française, un roman bouleversant sur le courage, la solidarité et l’héroïsme. Au printemps 1906, les roses qu’Éliette cueille dans le coron de Courrières sont noires. Noires comme la fumée qui jaillit des fosses le 10 mars où, en quelques secondes, le grisou ravage la mine et tue plus de 1 000 hommes. Noires comme le labyrinthe de galeries où se débattent pères et fils, enfants et camarades, une poignée de survivants qui ne se résout pas à la mort.Pendant vingt jours, ils luttent à 300 mètres sous terre contre l’engloutissement, la faim, la soif et la nuit. Avalés par le monstre qu’est devenue la « sale bête de mine », l’ingénieur Gabriel Leclerc, comme les mineurs Rabisto, Ricq, Lido ou Brain d’amour, compagnons d’épouvante, se muent en héros fraternels, offrant le meilleur de ce que l’homme peut accorder au prochain. Mais dessus aussi, contre l’immensité de l’horreur et l’abandon à la fatalité, chacun fait le choix de la solidarité. La belle Éliette, Marthe, la troublante Héloïse, les milliers de femmes des corons espèrent le retour de leurs hommes avec la rage de la vie dans le ventre.C’est à ces hommes et ces femmes magnifiquement humains que ce roman est dédié. Un roman d’une force exceptionnelle, où le lecteur tremble, rit et pleure, à l’unisson avec les héros de cette aventure extraordinaire.
 
  • Broché: 421 pages
  • Editeur : XO Editions (9 février 2007)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 284563305X
  • ISBN-13: 978-2845633056

22 heures

Fosse 3, étage – 280

 

  • À trois cents mètres sous terre, une main sur la croupe du cheval Évariste, Louis Eugène Joseph Renault, dit Rabisto, accompagne la bête vers l’écurie de la fosse 3.
  • Évariste connaît par coeur le chemin du foin et de l’avoine. Il ne se fait pas prier. Rabisto le suit au pas d’un paysan. L’esprit en paix, les yeux perdus dans l’obscurité de la voie percée, de loin en loin, par le halo des lampes. Le cheval pile d’un coup, sans crier gare. Rabisto bute contre son cul, rattrape sa lampe de justesse. Rageur, il claque la croupe d’Évariste.
  • — Qu’est-ce qui te prend, bidet ? T’as vu un fantôme ?
  • Le cheval ne bouge pas. L’obscurité de la bowette est devant eux. Ni plus ni moins que l’instant d’avant. Au sol, les rails luisent en jaune et vont se perdre dans le tréfonds du noir de la terre.
  • Les bowettes sont les avenues souterraines des mines. Droites comme des coups de trique et assez larges pour que des trains de wagonnets s’y croisent. Durant des kilomètres, elles s’ouvrent sur les voies de taille, les colonnes d’aérage et les grandes plates-formes d’accrochage adossées aux puits. Aux heures du matin et de l’après-midi, elles ne désemplissent pas. Le vacarme y est assourdissant.
  • Mais en cet instant, c’est presque le silence. Le murmure de la mine au repos. Les ouvriers sont en petit nombre. Ils étayent, remblayent, nettoient les fronts de taille. Les coups de masse ou de hache résonnent à peine. Lointains, étouffés.
  • Rabisto reconnaît chacun de ces bruits. Rien que du normal. La plate-forme d’accrochage n’est plus qu’à cent mètres et l’écurie du nord avec.
  • Il lève la main, s’apprête à claquer de nouveau la croupe du cheval. Un doute lui retient la paume.
  • L’Variste a dix années de mine dans les pattes. Dix années de noir, à traîner six tonnes de houille à longueur de jours invisibles. Ça vous apprend à deviner l’humeur d’une fosse et ses tours de cochon. Ça vous apprend à voir où il n’y a rien à voir.
  • Rabisto s’avance jusqu’à l’encolure du cheval. Évariste lève le front. Ses naseaux palpitent. Il encense, sa paupière battant sur son gros oeil.
  • — Qu’est-ce qu’y a ? T’as senti quelque chose ?
  • Rabisto aimerait n’entendre que de la moquerie ou de l’agacement dans son ton. Il y reconnaît un voile d’inquiétude.
  • — Qu’est-ce que tu me joues, bidet de malheur ?
  • Il scrute l’ombre. Il n’y a que les souris et les rats pour cavaler entre les rails, couinant comme des oiseaux.
  • — T’as la berlue, l’Variste. Tu te fais vieux.
  • Rabisto agrippe la longe de cuir sous la joue du cheval et lui imprime un coup sec. Le cheval n’hésite qu’à peine, lève son sabot pour éviter le rail et avance d’un pas ferme, redevenu impatient de son avoine.
  • Mais cette fois Rabisto marche devant, la lampe tendue. Il dépasse à gauche et à droite les trous sombres des voies de taille qui débouchent sur la bowette. Là aussi, il n’y a rien que du normal : l’écho des chantiers au travail et des mômes qui poussent quelques wagonnets.
  • Encore quarante, cinquante mètres. L’éclairage de la plate-forme est plus intense, on y voit mieux. Et cette fois, c’est lui, Rabisto, qui ralentit. Un frisson lui hérisse les poils des bras.
  • Peut-être bien que l’Variste a raison, qu’il y a du bizarre. Quoi, c’est difficile à dire. C’est dans l’odeur.
  • À cette heure-ci, l’air de la mine n’est plus brassé comme lorsque la taille bat son plein. Malgré les savantes connexions inventées par les ingénieurs pour que de l’air frais circule, les buses, les cloisons de bois, le fond s’alourdit de toutes ses puanteurs. Eau croupie, pisse et merde, moisi de la terre, de la sueur des hommes, du métal rouillé, du bois et des carcasses de rats. Des remugles que Rabisto ignore depuis longtemps. Trente ans passés à arpenter le fond de la mine vous forment les narines. Mais, là, en cet instant, une odeur nouvelle lui pique le nez. Un relent de fumée humide. De pourri, aussi.
  • Peut-être même de soufre.
  • Nom de Dieu ! Une chose qui fait songer au puteux, cette saloperie d’acide carbonique.
  • Rabisto se passe la main sur la nuque, apaise le souffle de peur qui lui court le long de l’échine. Il se raisonne. Mon gars, si tu peux renifler cette cochonnerie et demeurer sur tes jambes, c’est donc pas le puteux. Sinon, tu serais déjà mort.
  • — Te monte pas le bourrichon, marmonne-t-il à voix haute, pour conjurer la peur.
  • Comme pour lui répondre, Évariste bronche, l’encolure frissonnante comme s’il se défendait des mouches. Ses naseaux battent tel un soufflet de forge. Mais lui aussi reste debout.
  • — Bon, dit Rabisto, on avance.
  • Ils avancent.
  • La puanteur ne cesse pas. Au contraire, elle devient plus nette.
  • Rabisto surveille ses jambes, guette un signe de pesanteur anormale. Il surveille aussi le cheval. Mais non : ça fait que puer et ça n’étourdit pas.
  • — Peut-être bien que c’est pas le puteux, lance-t-il à voix haute. Mais c’est quelque chose quand même, crénom ! L’écurie n’est plus qu’à quinze mètres. Le pas d’Évariste résonne, rassurant. La courbe sur la gauche qui conduit aux plaques de fonte de l’accrochage approche. Les lampes pendues aux boisages sont plus nombreuses. Les murs en brique plus nets. On y voit mieux.
  • — Holà !
  • Rabisto tire si violemment sur la bride du mors que le cheval pivote, bute des sabots contre les rails.
  • Là-bas, sur les tôles de la plate-forme, il y a un voile de brume.
  • Sauf que ce ne peut pas être de la brume. Le brouillard ne descend pas sous la terre.
  • Rabisto a à peine le temps d’y songer. Un mouvement de l’air lui pousse une odeur fétide dans la bouche. Une grande dégoûtance qu’il voudrait recracher mais qui lui colle déjà au palais. Âcre, acide.
  • Il attrape la bride du cheval, comme s’il allait s’effondrer, guette le poids du mauvais gaz sur ses tempes, déjà prêt à se sentir tomber, à recevoir, impuissant, le spasme qui referme la poitrine et tue.
  • Mais non. Rien.
  • — Crénom de Dieu, c’est pas le puteux !
  • Alors quoi ? De la fumée ?
  • Il se presse. Tire l’Variste, lui claque l’encolure, le pousse en gueulant vers le portillon de l’écurie. Il l’abandonne devant son seau d’eau. La ration de foin et la poignée d’avoine, ça attendra.
  • Pas une ombre sur la plate-forme d’accrochage. Personne à attendre les cages.
  • La fumée serpente entre ses mollets. De la vraie fumée qui lui pique les yeux.
  • Nom de Dieu, la fumée, c’est le feu. Le feu qui va vite.
  • Il songe à appeler. Mais à quoi bon s’égosiller dans le vide ? Les chantiers des raccommodeux sont trop loin.
  • Il court à travers la plate-forme. Ses galoches résonnent sur la ferraille. La fumée fait des tourbillons qui l’aveuglent. Mais il n’a pas besoin d’y voir pour se lancer dans l’autre partie de la bowette qui file vers le midi.
  • En dix pas, de la fumée, il y en a tant qu’il s’en étouffe. Il tousse et crache en jurant. Il gueule :
  • — Il y a des hommes ici ? Crénom de Dieu, il y a personne, ici ?
  • La fumée semble amortir même ses cris. Elle le fait pleurer. Il ôte son casque de cuir bouilli, empoigne son béguin, ce bonnet de toile qui lui couvre le crâne, et se le fiche sur le visage pour mieux respirer. Ça ne l’empêche pas de tousser encore à s’en brûler la gorge.
  • Prudent, il souffle la flamme nue qui danse à la lampe de son casque avant de le remettre sur ses cheveux collés de sueur. Et, prudent encore, il avance avec lenteur, la lampe tenue haut. Mais il n’y voit que de la fumée. Grise et noire, qui se tortille devant lui telle une bête maléfique qui chercherait à l’étouffer.
  • Comment est-il possible que personne ne se soit aperçu de rien ?
  • Il se méfie des rails, des buses d’aérage, des traverses qui encombrent le sol. Encore vingt-cinq mètres.
  • Là, la fumée moutonne comme de la laine. Elle est plus épaisse, roulant sur elle-même avec des veines noires.
  • Plié en deux, les yeux pleins de larmes, Rabisto se jette sur le côté de la bowette où l’air est plus respirable. De l’épaule, il frôle les rondins de l’étayage pour se guider. Et d’un coup, la bowette s’ouvre sur une voie en pente raide.
  • Entre deux soubresauts de toux, s’essuyant les yeux avec son béguin, il devine un rougeoiement dans le bas de la voie. Du vieux bois d’étayage tout pourri et déjà devenu braises !
  •          Merde ! gronde Rabisto sous son béguin et pas plus soulagé que ça. Merde de merde ! Il y a le feu dans Cécile !
Image
Dernière mise à jour : ( 11-03-2010 )
 
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Écrit par Webmaster   
12-06-2004

 

  Expression …

  • ImageVoici " les gueules noires ", cette expression traîne toute une mythologie. Au XIX° siècle les médecins ont défini cette race, dans une longue litanie énumérant des traits physiques particuliers. Bien sûr le charbon leur collait à la peau, et même pour ceux qui ne sont jamais descendus au fond d'un puits de mine, nous avons, disent les Parisiens, comme une poussière sur le visage. Certes notre langue rebute ceux de la capitale, elle leur parait souvent rude, directe, même un peu grasseyante dans ses sonorités, avec des consonnes martelées et fermées. Elle leur parait souvent crue, trop réaliste et sans détours. C'est qu'entre leur langue et la vie même des gens qui la parle se tisse toujours un réseau dense d'influences réciproques et de complicités. Pour retrouver un peu de la vérité des mineurs, il nous faut retrouver leurs mots, leurs vocabulaires, usés comme leurs mains, les yeux, leur dos, leurs pieds et leurs poumons au fond de la fosse.
 

  Le charbon…

  • Image1720 La découverte :La Houille de mauvaise qualité fut découverte en 1716 mais retenons 1720 car celle-ci devient exploitable.En 1720 est découvert à Fresnes sur Escaut une veine de charbon de 4 pieds à 35 toises de profondeur. C'est à Fresnes-sur-Escaut que Jacques Mathieu et son équipe de mineurs venus de Charleroi découvrirent, le 3 février 1720, une veine de charbon maigre de quatre pieds d'épaisseur (a peu près 1,20 m), à 35 toises de profondeur (70 m). Cette découverte justifiait les années de recherche entreprise, dés 1716, sur l'initiative de Mr Jacques Désandrouin, propriétaire d'un château dans cette localité, de Nicolas Désaubois, un bourgeois de Condé sur Escaut, et de Pierre Taffin. Ceux-ci avaient créé, avec une permission particulière du Roi, une société de prospection. La veille de Noël 1720, une planche du cuvelage formant le puits céda sous la pression des eaux ; les travaux furent submergés. Deux autres puits furent creusés, appelés comme le premier "Jeanne Colard", du nom de la propriétaire de la pâture où ils se trouvaient. Le charbon de Fresnes, maigre et sulfureux, n'était pas apte à tous les usages. On continua donc activement la prospection afin de trouver un charbon propre tout aussi bien au chauffage domestique qu'aux usines. Ces travaux furent longtemps inutiles et leur coût incitait Désandrouin et ses associés à tout abandonner. Une ultime recherche fut néanmoins entreprise, à Anzin, au lieu dit le Pavé de Condé. On y découvrit enfin, le 24 juin 1734,une veine de charbon gras de bonne qualité. De 1716 à 1735, 35 puits avaient été creusés à grands frais. Récompensés de leur obstination, Désandrouin et ses associés purent enfin équiper leurs puits, faire venir de la main-d'œuvre, en particulier des mineurs de Charleroi. Ils développèrent l'emploi de la machine à vapeur, appelée à I'époque machine à feu, qui fut utilisée, pour la première fois en France, pour I'épuisement des eaux du puits dit des "Petites Fosses" à Fresnes.

 

  La Catastrophe

  • ImageLa Catastrophe de Courrières est la plus importante catastrophe minière d'Europe du nom de la Compagnie des mines de Courrières qui exploitait alors le gisement de charbon du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais . Elle eut lieu entre Courrières et Lens, le samedi 10 mars 1906 à 6 h 34 et fit officiellement 1 099 morts. Ce gisement fournissait alors 7 % de la production nationale de charbon. Un coup de grisou suivi d'un coup de poussière dévasta 110 kilomètres de galeries dans les fosses n° 2 à Billy-Montigny, 3 à Méricourt et 4/11 à Sallaumines. Le choc fut si fort que les cages ne pouvaient plus circuler dans le puits n° 3 et que des débris et des chevaux furent projetés à une hauteur de dix mètres sur le carreau de la fosse.
  • La catastrophe provoqua une crise politique et un mouvement social qui déboucha sur l'instauration du repos hebdomadaire.
  • Suivez à travers les articles, les photos, les vidéos , les témoignages et les commémorations , la reconstitution minute par minute d’une tragédie la plus importante de l’histoire minière. 

 

  Fermeture …
 
  • ImageLe 21 décembre 1990, le siège 10 d’oignies s’est arrêté. Ainsi s’achèvent 270 ans d’activité minière dans le Nord-Pas-De-Calais. Il était apparu de façon très nette que l’exploitation ne pouvait être maintenue dans des conditions économiques,techniques et humaines acceptables.La fermeture échelonnée des établissements,le plan social,la politique de pérennisation des activités rentable ont pu être commencés à temps et menés à bien. Aussi l’arrêt de l’extraction intervient-il aujourd’hui dans un climat de paix social et de progrès.Les mineurs les plus jeunes ont entamé une nouvelle carrière ;les sociétés filiales ont tournées vers l’avenir ;la revitalisation  du bassin minier s’inscrit dans les faits …Comment, au moment ou s’achève cette aventure dans le Nord-Pas-De-Calais,ne pas se remémorer les multiples facettes de la mine,les histoires de la vie des mineurs qui ont fait de cette région, une région industrielle puissante et un pays chaleureux .Se souvenir, c’est rendre aux mineurs l’hommage qui leur est dû…Une page est tournée . Le courage et la générosité des hommes et des femmes du bassin minier du Nord-Pas-De-Calais ont marqué l’histoire de la mine ; ils permettront à leur région de réussir son nouveau départ.

    

  La fin d’une époque ...
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  • ImageNée en 1946, les houillères seront officiellement dissous le 1er Janvier 2008 . En 1947, les mines emploient 360 000 salariés et en 1959, la production atteint 59 millions de tonnes, record historiques.Débute en 1960, la concurrence des énergies nouvelles et en 1963 la première grève nationale qui dura 35 jours.1966 Le déficit de CdF dépasse le milliard de francs et en 1967, création de la Sofirem pour le reclassement des mineurs.Annonce en 1968 du plan Bettencourt pour la réduction de la production du charbon.Coup de poussière à Liévin en 1974 qui fera 42 victimes.Les mineurs ne sont plus que 56 000 en 1983 et en 1990 , arrêt de l’extraction dans la régions du Nord et Pas-de-Calais.Signature du pacte charbonnier qui décrète la fin de la mine en 2005 et il reste 15 000 mineurs.Fermeture en 2004 de la dernière mine en moselle.Les derniers puits ont fermé. Mais l'héritage est lourd pour les régions minières : le sol y est percé comme du gruyère. Par exemple, dans le bassin du nord-Pas-de-Calais, 100 000 kilomètres de galeries ont été recensés, et il y en a sûrement plus. Certaines ont été comblées, d'autres noyées. Mais le sol continue de bouger, les affaissements entraînent des dégradations des habitations. L'eau remonte des puits et les zones inondables sont nombreuses. Jusqu'à présent, c'est Charbonnages de France qui gérait les pompes chargées d'éviter les catastrophes. CDF a recherché des accords avec les communes minières pour la reprise de ces pompes. Mais les communes, à juste titre, refusent d'en prendre la responsabilité technique mais aussi financière, car cela inclut l'indemnisation des victimes. Elles renvoient la responsabilité vers l'État, qui ne se précipite pas pour répondre.Les logements miniers ont été cédés aux communes qui ont bien du mal à recevoir, de la part de l'État, les financements nécessaires pour les rénover, pour les relier au gaz de ville, pour entretenir les voiries… ou simplement pour installer l'éclairage public dans les cités (où, parfois, il fait noir comme au fond de la mine…).Les autres risques connus concernent l'accumulation de poches de gaz. La remontée des eaux fait revenir en surface du radon, un gaz inodore et radioactif. Le méthane qui remonte aussi par les failles du sous-sol est inflammable. Alors que CDF disparaît, l'État ne s'est toujours pas engagé fermement sur ces questions. Des études et des projets existent, mais le recensement n'est pas terminé et il n'y a toujours pas de décision !
 
 
 
  Les mineurs marocains …

  • Image Début mai,suite à un avis de la haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE), l’ANGDM ( agence nationale de garantie des droits des mineurs ) annonçait qu’elle permettrait aux mineurs marocains de racheter les avantages en nature dont ils jouissent en tant qu’ayants droits des mine. Une disposition à laquelle ils n’avaient jamais pu accéder contrairement à leur collègues européens. Un dénouement heureux de l’affaire semble toute fois s’éloigner avec le passage du dossier par la case prud’homme. Explication….Djamel MEZINE  Alors que l’affaire semblait se dénouer, l’étape judiciaire pointe le bout du nez. Une dizaine d’anciens mineurs marocains, fédérée par l’association des anciens mineurs marocains du Nord ( AMMN ) , ont décidé de faire valoir leurs droits devant le conseil des prud’homme de Douai. Avec, dans leur dossier, un argument de poids :une recommandation de la HALDE à l’ANGDM, datée du 3 mars 2008.

 

  Anecdotes …

  • ImageTout d’abord, il faut faire connaissance.Je suis d’une famille nombreuse, j’étais le dernier d’une famille de 7 garçons, tous mineurs mais pas tous mineur de fond, la mine offrait beaucoup de poste autre que celui d’être au fond à extraire le charbon.Mon père, était mineur aussi, est très malade, silicosé, et des séquelles de la guerre 14- 18, passé dans les tranché, blesser 3 fois au front, je n’ai connu qu’un père malade et gardé en moi le souvenir d’un homme fortement marqué ? Qui se traînait pour aller travailler ?En 1950, je venais d’avoir mon certificat d’étude primaire, c’était important le CEP, je l’avais eu et ma mère m'a fait savoir que, maintenant fallait penser à la vie active.Je ne voulais pas aller à la mine, j’avais des exemples ,mon père et mes frères, que cette profession n’était pas faite pour moi et que je pouvais trouver autre chose.Mon père je l’avais vu mourir dans d’atroce souffrance à vouloir trouver un peu d’air pour sa respiration, la silicose avait rongé sa santé, ses poumons étaient devenus du béton.Un jour je me suis lever à 5 h du matin pour prendre le bus avec les filles qui allait travailler à la lainière de Roubaix, j’ai passé une journée à attendre, a passé des entrevues et je sentais bien que je ne puisse avoir un travail dans cette profession. Ma carrure de garçon, chétif, je n’étais pas gros, je n’avais que 14 ans.Il fallait me résigner, ma mère m'a conduit à la fosse 13 de Sallaumines, j’ai rencontré le directeur de siége, qui connaissait mon père, et ses antécédents, il y avait un peu de reconnaissance envers les anciens mineurs qui avaient laissé une partit de leur santé.Et c’est avec satisfaction que ma mère en sortant du bureau du directeur, pouvais dire, tu seras mineur comme toute la famille.Il y avait la comme une satisfaction, la mine offrait du travail, et tout ce qui va avec, le logement, le chauffage, le docteur, enfin tout ce que la mine avait mis en place pour que la main d’œuvre ne s’en aille pas.J’ai passé la visite médicale, le docteur a fait remarquer à ma mère que je n’étais pas gros, il a appelé ma mère pour me montrer nu, et dans quel état j’étais, j’étais un peu honteux de me présenter nu devant ma mère, Je me souviens que ma mère a dit, mais pourquoi tu mets tes mains devant ton zizi, ?Les privations de la guerre en étaient pour quelque chose, je suis né en 1936, et la période de la guerre 1939-1945 avait laissé des traces de manques, a ma croissance.Enfin, j’étais embauché, j’allais pouvoir travailler, j’allais être un homme, et j’allais contribuer à la vie de la maison……………A suivre L'histoire de la mine avec marcel.Delaby

 

  Découverte …

  • ImageProtection du patrimoine :un savon anti-corrosion Pour éviter l'usure du temps – la corrosion en particulier, qui frappe les objets métalliques du patrimoine, des spécialistes de la chimie des matériaux à Vandœuvre-lès-Nancy ont mis au point un « savon » qui permet de les préserver à moindre coût.Les conservateurs de musée le savent bien, restaurer les œuvres coûte très cher. Or, aux collections exposées au visiteur, s'ajoutent les pièces, souvent très nombreuses, entreposées dans les réserves en attente de restauration. Comment protéger tout ce patrimoine et éviter qu'il ne disparaisse trop tôt, lorsque les financements manquent ? François Mirambet du Laboratoire de Recherche des monuments historiques, Emmanuel Rocca et Jean Steinmetz du Laboratoire de Chimie du solide minéral (LCSM)1 ont trouvé une solution pour les objets métalliques du patrimoine. Spécialistes de la corrosion et de ses inhibiteurs, ils ont en effet mis au point un produit simple à utiliser et peu coûteux qui limite la corrosion responsable de la dégradation.De quoi faire le bonheur des conservateurs ! Les lampes de mineurs font par exemple partie de ces éléments qui trouvent aujourd'hui leur place dans les musées dédiés à notre patrimoine industriel. Leur matière d'une part et leur grande quantité posent de nouveaux problèmes de conservation à la fois techniques et financiers. « Dans le cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France, nombre de médailles constituées de plomb sont conservées dans des vitrines en chêne, explique Emmanuel Rocca qui a longuement travaillé sur le mécanisme de corrosion de ce métal. Or le chêne est un bois qui sèche très lentement et au cours de ces longues années de séchage, il libère des acides organiques dont les plus corrosifs sont l'acide acétique et l'acide formique. C'est ainsi qu'on a vu certaines pièces, totalement rongées, disparaître en poussière ».

 

  Disparition …

  • ImageDisparition d'une gueule noire,Monsieur Serge LESTIENNE , nous a quitté à la polyclinique de Riaumont dans la nuit du mercredi 27 Août 2008. Hospitalisé depuis un mois, il s’est éteint à l’âge de 80 ans. Atteint par la maladie de Charcot, cet ancien chef électromécanicien aux mines de la fosse 2 de Lens et de la fosse 3 de Lens/Liévin, participé a transmettre l’histoire des Gueules Noires à travers d’ouvrages, de maquettes, collections et il intervenait régulièrement dans les écoles tandis que plusieurs expositions consacrées à l’histoire de la mine et des mineurs ont été façonnées par ses soins. Passionné de pierres, il faisait aussi partie de la Société d’études géologiques et minières, à Givenchy-en- Gohelle, association dont il était membre. , le 28 décembre 2007, la salle  de la mémoire fut inauguré et celle-ci porte son nom. Un documentaire consacré à la catastrophe de Liévin du 27 décembre 1974, film auquel Serge Lestienne avait apporté une large contribution comme conseiller technique.Les funérailles civiles de Serge Lestienne auront lieu lundi, à 15 h 30, au crématorium de Vendin-le-Vieil

 

  Patrimoine …

  • ImageL’UNESCO pour le bassin minier ? Cela fait 6 ans que l’association BMU travaille pour la candidature du bassin minier au patrimoine mondial de l’UNESCO .Le dossier est pratiquement clos pour la clôture des candidature en 2010.Pour marquer l’événement, une bâche de 15 mètre sur 17 a été installé le 14 juillet 2008 sur le chevalement du 11/19 de l’ancienne  fosse de loos-en-gohelle. Après six ans passés à mobiliser les collectivités, définir le projet et recenser le patrimoine minier du territoire, BMU est bientôt prête à clore le fameux dossier de candidature. Selon l’association, l’état devrait le déposer à l’UNESCO en 2010. Si le ministère de la culture donne son feu vert, des experts internationaux passeront alors au peigne fin le territoire pendant dix-huit mois, avant de livrer leur verdict. Aujourd’hui, aucun bassin minier au monde n’a encore été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. ( Plus d’infos dans l’onglet l’histoire de la mine/Les article et infos/bassin minier UNESCO )

   

   Achats et ventes d’objets miniers …
 

  • ImageNous avons le plaisirs de vous informer l’ouverture du site http://akatcha.fr/, le site des petites annonces gratuites spécialisé dans les objets et archives miniers. Passer votre annonce en moins de 3 minutes, placer votre texte et votre photo de 200 K maximum et celle-ci sera disponible pendant 90 jours renouvelable. Vous pouvez déjà positionner vos annonces qui seront exceptionnellement affichées pendant 180 jours. Aucune enchère ne sera réalisée sur akatcha.fr, uniquement de l’achat, vente, échange et recherche donc dans le cas d’une vente, indiqué le prix définitif de l’objet et les frais de livraison. 
  •  http://akatcha.fr/
 

  Relais…

  Le relais: mensuel des mineurs du Nord-Pas-De-Calais.

  • Le site des gueules noires vous invite à suivre l’histoire du Bassin Minier à travers plus de 70 journaux de l’entreprise (le relais). Nous vous proposons à découvrir dans l’onglet Relais Publiés de 1947 à 1991.
    • Chaque groupe avait son propre journal
      ex: Equettes pour Béthune qui est devenu "*Notre-mine *Nuit et Jour *Equettes à la fusion de Béthune avec Lens le 01/01/1967. Le 01/01/1969 le journal est appelé "RELAIS/NOTRE-MINE et porte le N°1. Il ne s'appellera le "RELAIS" lors du N°12 le 01/01//1970. En février 1987 un exemplaire N° 00 est paru sous le nom de "nouveau relais". En octobre le "nouveau relais paraîtra avec le N° 00 et il coûte 12F. (Le dernier N° est le 188 du 07/08/1987 ensuite il y a eu Mineurs de France mais payant.

 


Dernière mise à jour : ( 13-03-2010 )
 
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Cafougnette

Cafougnette bégaie quand il prononce la lettre B et il n’ose jamais commander une bière.
Patron ! Eune limonate !
Cela dure jusqu’au jour où il se confie au patron.
Te n’sais nin prononceu les B et ché pour cha qu’te t’prives d’bière ? Mais qu’t’es biête ! T’n’as qu’à commindeu un d’mi !
Cha alors ! J’n’y avos jomais pinsé ! Mets-me un d’mi !
Ché parti ! Eune blonde ou bin eune brune ?
Euh...euh... eune limonate !

C’est une institutrice qui est envoyée dans une école dans laquelle les enfants ont un langage patois prononcé.
L’institutrice commence :
Bon, les enfants, vous allez me dire ce que vous avez eu comme cadeau de Noël.
Un premier enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune poupée qui piche et qui cante
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une poupée qui fait pipi et qui chante".
Un autre enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune carette qui fonce à toute berzing
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une voiture qui roule à toute allure".
Le petit Cafougnette lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu in vélo
C’est très bien, dit l’institutrice, et un beau ?
Nin, in fer

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