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La mort du Cheval de Mine « ECUYER » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Henri WATTIEZ   
10-03-2010
Image Sur le web france
le site des gueules noires.....

 

  • Image« Ecuyer », c’était le nom du cheval qui fût mis à mort sans autre forme de procès.
  • Par ironie du sort, ce fût son ami des bons jours, son conducteur COUPLET qui fit office de bourreau,
  • Il fallut procéder, pour l’exécution du drame, à une véritable mise en scène, le guet-apens devant précéder l’assassinat.
  • L ‘heure du sacrifice arrivée, nous nous portons tous au cul de sac. Nous appelâmes la victime, les uns en sifflant, les autres en claquant la langue au palais. Nos appels sont mal assurés presque imperceptibles. On dirait que nous avons horreur de la lâcheté que nous allons commettre.
  • Mais la pauvre bête nous a entendus. Elle accourt joyeuse et prend sa place habituelle dans le groupe où nous tenons un définitif conciliabule. Elle entend les propositions de chacun sur le mode de mise à mort. Elle se laisse tâter le front par COUPLET qui veut repérer l’endroit où il portera le coup. COUPLET s’arme d’un pic, lève les deux bras qu’il ramène en arrière pour avoir plus de force, et assène un coup terrible sur la tête de l’animal.
  • Horreur ! le cheval n ‘est pas tombé.
  • COUPLET a manqué de précision ou de force et la pointe du pic .s ‘est enfoncée comme un coin dans la boite crânienne qu’elle a à peine ouverte.
  • Ecuyer, écrasé par la douleur, se cabre, rue, tourne, court comme un fou dans la voie, agitant désespérément la tête pour se débarrasser du pic qui est resté planté.
  • Le premier moment de terreur passé, nous pensons à noire propre sécurité. Il faut coûte que coûte paralyser les mouvements de la bête devenue furieuse. Nous avons vite fait de dresser une barricade de berlines dans la voie.
  • Nous entendons le cheval accourir au grand galop. Un bruit assourdissant ébranle toute la voie. Ecuyer s’est abîmé sur l’obstacle. Nous l’entendons souffler derrière les berlines. La respiration, d’abord précipitée, diminue graduellement, et après deux heures de souffrances, notre forfait est achevé.
  • Le dernier soupir de l’animal est pour nous le signal de la curée. Nous nous précipitons farouchement sur le cadavre encore chaud et nous nous disposons à tailler dans la viande avec les instruments de toute nature qui sont à notre disposition. Mais nous ne sommes pas des bouchers. La main manque de fermeté et la sueur, qui perle à tous les fronts, indique suffisamment l ‘horreur que nous inspire cette besogne.
  • DANGLOS et moi paraissons montrer le moins de répugnance pour débiter la bête. Nous nous attaquons tout de suite au quartier de derrière, nos couteaux tailladent les fesses du pauvre bidet.
  • Ce repas de viande crue fut pour nous un régal délicieux. Il suffit à ramener un peu d’espoir dans nos coeurs. Nous étions au moins pour quelques jours, à l ‘abri de la faim et de la soif
  •  
  • Témoignage d’Henri WATTIEZ, un des rescapés de la catastrophe de courrières.
 

Dernière mise à jour : ( 10-03-2010 )
 
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Cafougnette bégaie quand il prononce la lettre B et il n’ose jamais commander une bière.
Patron ! Eune limonate !
Cela dure jusqu’au jour où il se confie au patron.
Te n’sais nin prononceu les B et ché pour cha qu’te t’prives d’bière ? Mais qu’t’es biête ! T’n’as qu’à commindeu un d’mi !
Cha alors ! J’n’y avos jomais pinsé ! Mets-me un d’mi !
Ché parti ! Eune blonde ou bin eune brune ?
Euh...euh... eune limonate !

C’est une institutrice qui est envoyée dans une école dans laquelle les enfants ont un langage patois prononcé.
L’institutrice commence :
Bon, les enfants, vous allez me dire ce que vous avez eu comme cadeau de Noël.
Un premier enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune poupée qui piche et qui cante
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une poupée qui fait pipi et qui chante".
Un autre enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune carette qui fonce à toute berzing
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une voiture qui roule à toute allure".
Le petit Cafougnette lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu in vélo
C’est très bien, dit l’institutrice, et un beau ?
Nin, in fer

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