Il est né à Lens, dans la cité duGrand-Condé (fosse n°2 de laCompagnie des Mines de Lens)où son père était mineur. Ilse marie à Noyon en 1919 ettravaille pendant 12 ans à la fosse d'Avion, puis il est affecté aux chemins de fer desMines de Drocourt. Il signeratoujours ses chansons : Arthur Wéry, mineur-chansonnier. La première est écriteen 1915, alors qu'il se trouveaux armées : il a falsifié sadate de naissance pour êtreappelé sous les drapeaux.Après la guerre, Pathurcomme l'appellent les intimes vient habiter avec sa famille au 57, Boulevard desItaliens, à Rouvroy-sous-Lens. Il écrit ses textes dechansons selon son inspiration, au travail, à la maisonou sur le coin d'un comptoirde cabaret. Il utilise des airsconnus , ou il se fait aider parson ami Raymond Troy quicrée des airs originaux. En1955, il quitte Rouvroy pourChatenoy-les-Forges dans leTerritoire de Belfort où il décède
C'est un personnage originalet resté dans l'ombre :pourtant bon nombre deGens du Nord connaissentau moins les paroles d'unede ses chansons. Ej"passemesvacancestoutinhautdech'terril,j'aitoudisd'lachancech'terrainiestjamaispris!J'monteem'toileedtente,j"vistoutseul,ej'm'arrinche.Ei"siffle,ej'' ris,ej'cante,ej'susheureuxd'faireducampinge !Jem'faislapopotte, j' visbienmieuxqu'àl'hôtel! J'metscommelescocottesduroucheàmesortels ! Duhautdem'couplette je m'crosàChambéry,maisjen'susqu'aufaîte,toutinhautd'minterril ! C'est une chansonsignée du curieuxmineur-campeur ArthurWéry,a qui Edmond Tanièredoit le succès dès 1980. Cesuccès fut repris par Renaud,en 1993, dans son disque" Renaud cante el' Nord " etparmi les douze titresretenus par le chanteur,figure une seconde chanson d'Arthur Wéry: "Ch'méneu d'quévau" qui celle écrite en 1915.
Cafougnette bégaie quand il prononce la lettre B et il n’ose jamais commander une bière.
Patron ! Eune limonate !
Cela dure jusqu’au jour où il se confie au patron.
Te n’sais nin prononceu les B et ché pour cha qu’te t’prives d’bière ? Mais qu’t’es biête ! T’n’as qu’à commindeu un d’mi !
Cha alors ! J’n’y avos jomais pinsé ! Mets-me un d’mi !
Ché parti ! Eune blonde ou bin eune brune ?
Euh...euh... eune limonate !
C’est une institutrice qui est envoyée dans une école dans laquelle les enfants ont un langage patois prononcé.
L’institutrice commence :
Bon, les enfants, vous allez me dire ce que vous avez eu comme cadeau de Noël.
Un premier enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune poupée qui piche et qui cante
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une poupée qui fait pipi et qui chante".
Un autre enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune carette qui fonce à toute berzing
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une voiture qui roule à toute allure".
Le petit Cafougnette lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu in vélo
C’est très bien, dit l’institutrice, et un beau ?
Nin, in fer