07-09-2010
   

Lille.Bully les mines.Courrières.Bruay.Lens.Lewarde Arenberg.Marles les mines.Fouquières.sallaumines Béthune.Arras.Méricourt.Liévin.

 
Advertisement

Vidéo du jour

Les fosses

Sainte Barbe

OOPS. Your Flash player is missing or outdated.Click here to update your player so you can see this content.

Top des ch'tis

.
Jules Mousseron. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par L'administrateur   
29-02-2008

 

Jules Mousseron.

Image Jules Mousseron, depuis l'âge de douze ans, travaille à la mine, tout comme ses parents, voisins et amis, mais celui-ci a une particularité, il est passionné par la lecture. Malgré une popularité considérable, il demeura mineur. C'est l'envie d'être poète qui le met d'abord en scène, il essaya alors d'améliorer son français, ce qui n'était pas une mince affaire en vue de sa situation sociale. Il travaillait parmi les mineurs, et donc parmi des gens qui se souciaient peu de leur langage. D'ailleurs, ses premiers auditeurs le poussent à quitter cette passion pour s'en aller retrouver le langage des mines et ses compagnons. Ses livres et ses discours publics, sont intitulés Coups de Pic et Coup de Plumes, Fleurs d'en Bas, Eclats de Gaillettes et mêlent des textes graves aux histoires drôles. Ils sont écrits en rouchi, (dialecte de cette région houillère du Borinage), entre Nord et Belgique dont font partie Valenciennes et Denain.
Son personnage, Zeph Cafougnette est mineur, perpétuellement étonné, bon parleur, vantard comme il se doit, et "ninoche" :c'est à dire innocent, mais fort de son bon sens, fait son apparition lors des premières allocutions publiques de Mousseron.

 

Au cours des banquets, des réunions commémoratives, des fêtes d'associations, kermesses, défilé des harmonies, partout on demande Jules Mousseron et sa réputation l'amène à se produire de plus en plus loin, remplissant salles de galas, théâtres ou places publiques. Le début de la gloire. Mais rien n'affole le tenace travailleur, fidèle à ses sources d'inspiration : la mine, les estaminets et leurs personnages, les corons, ses enfants, sa joie d'écrire et de discourir parmi les siens.
La littérature des "sans voix", celle des ouvriers du début du siècle, fut abondante dans le milieu des mines. C'était un moyen d'expression qui trouvait sa source dans la parole et le patois, elle reflétait la conscience d'une population. L'une de ses figures légendaires s'éteignait il y a cinquante ans dans sa ville natale de Denain. Poète et mineur, ou réciproquement, Jules Mousseron laisse derrière lui deux images : celle du "carbonnier" avec sa barette et sa lampe, au fond "del fosse Renard" et celle du poète patoisant, maniant sous la plume avec sincérité et sensibilité, louant le courage et l'honneur d'une profession décimée. Denain dépassait les dix mille habitants lorsque naît Jules Mousseron, le 1er jour de l'an 1868 - elle approchera les trente mille lors de sa mort en 1943. Venu au monde dans un coron de mineur, il descendra pour la première fois à la fosse Renard à l'âge de douze ans, certificat d'études en poche. Si dures puissent être ses journées, il suit les cours du soir et satisfait sa boulimie de lecture au marché de Denain où il dégotte ses premiers ouvrages de référence.

 

Il commencera d'ailleurs à écrire en français jusqu'à ce qu'il rencontre l'écrivain André Jurénil qui lui conseille d'écrire en patois. Dès lors Jules Mousseron ne faillit plus à sa mission de "rapporteur" de la tradition ouvrière des mineurs du Pays Noir. Son premier recueil de poésie, Fleurs d'en bas, publié en 1897 grâce à une vaste souscription comprend quinze poèmes et une vingtaine de chansons. Durant trente ans, douze volumes suivront, d'un tirage total de quelques cent mille exemplaires, maintes fois réédités et près de trois cents chansons qui ont rendu célèbre ce "chantre de la mine". Conteur, comédien ou "commis voyageur en poésie" comme l'écrit Jean Dauby, Mousseron se donnait régulièrement en spectacle. Récitant ses poèmes des soirées entières devant un public enthousiaste, parfois devant deux mille personnes réunies dans une salle des fêtes, il reçut très vite un accueil chaleureux de tous bords. Artistes, écrivains, mineurs bien sûr, lui reconnaissaient un réel talent d'écriture, son plus célèbre héros reste Zeph Cafougnette, mineur vantard et arsouille mais à l'indéfectible courage. Un demi-siècle durant, Mousseron chante les joies et les peines des mineurs. Véritable reflet d'une époque, il décrit avec sensibilité la vie de tous les jours, les habitudes de ce milieu social. Aucune des valeurs reconnues au milieu ouvrier de l'époque n'échappe au poète : courage, fraternité, amour...

 

Le temps allant, la renommée s'accentue et pousse Mousseron à "exporter" son oeuvre. De villes en villes, il récite ses poèmes et chansons sans toutefois en oublier son patois. Empreinte d'amour, la poésie de Mousseron est avant tout un regard positif et tolérant sur la vie du mineur. Certains lui reprocheront même son manque d'engagement politique, le patronat semble tout à fait étranger à sa misère. Mousseron aime la mine malgré - où à cause - de ses tragédies. Il ne quittera jamais ses camarades qui l'aduleront comme un "apôtre". Parmi eux, à travers ses spectacles il a cherché à soulager la misère morale et matérielle par la poésie. L'extinction des dernières mines doivent-elles faire oublier ce passé ? Peut-on sérieusement imaginer tirer un trait, dusse l'idée plaire à certains "entreprenants", sur cette infiniment riche mémoire ?

 

Dernière mise à jour : ( 29-02-2008 )
 
< Précédent   Suivant >
.
portrait de mineur 02 (30).jpg

vidéo de la semaine

Chantons le Nord

jfs

Multimédias

Les ch'tis en délires

radios ch'ti


Copyright vEsti24

TV ch'ti


Copyright vEsti24

Cafougnette

Cafougnette bégaie quand il prononce la lettre B et il n’ose jamais commander une bière.
Patron ! Eune limonate !
Cela dure jusqu’au jour où il se confie au patron.
Te n’sais nin prononceu les B et ché pour cha qu’te t’prives d’bière ? Mais qu’t’es biête ! T’n’as qu’à commindeu un d’mi !
Cha alors ! J’n’y avos jomais pinsé ! Mets-me un d’mi !
Ché parti ! Eune blonde ou bin eune brune ?
Euh...euh... eune limonate !

C’est une institutrice qui est envoyée dans une école dans laquelle les enfants ont un langage patois prononcé.
L’institutrice commence :
Bon, les enfants, vous allez me dire ce que vous avez eu comme cadeau de Noël.
Un premier enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune poupée qui piche et qui cante
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une poupée qui fait pipi et qui chante".
Un autre enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune carette qui fonce à toute berzing
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une voiture qui roule à toute allure".
Le petit Cafougnette lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu in vélo
C’est très bien, dit l’institutrice, et un beau ?
Nin, in fer

© 2010 centriris.fr: le site des gueules noires
Joomla! est un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.

www.centriris.fr.2007