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Le réalisateur de GERMINAL est mort Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par L'administrateur   
13-01-2009

 

   Le réalisateur de GERMINAL est mort 

  • ImageClaude Berri est décédé le lundi matin 12 janvier 2009 d'un accident vasculaire cérébral à l'age de 74 ans. Acteur, réalisateur, producteur, il était le touche à tout du cinéma français. Il a connu le succès avec des films comme "Tchao Pantin" avec Coluche, "Jean de Florette" et "Manon des sources" avec Yves Montand ou "Germinal", s'inscrivant régulièrement au box-office.Incontournable figure du septième art en France, Claude Berri a récemment produit "Bienvenue chez les Ch'tis" de Dany Boon, plus gros succès français au box-office avec plus de 20 millions de spectateurs, "La graine et le mulet" d'Abdellatif Kechiche, César du meilleur film en 2008, mais aussi les deux premiers volets d'Asterix.
  • Claude Berri, né Claude Berel Langmann le 1er juillet 1934

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  • GERMINAL : Un budget colossal - cent soixante millions de francs - jamais atteint pour un film français, une pléiade de comédiens célèbres, six mois de tournage avec de véritables "gueules noires" comme figurants et deux mille cinq cents costumes : pour adapter à l'écran le chef-d'oeuvre de Zola, Claude Berri a joué la carte de la superproduction. A la fois chronique et fresque spectaculaire, Germinal fait revivre le destin des mineurs du Nord de la France au siècle dernier.

 

  • Vingt ans après la naissance, à Londres, en 1864, de l'Association Internationale des Travailleurs, Emile Zola met en relief, dans Germinal (publié en 1885), un "soulèvement des salariés" représentant un "coup d'épaule donné à la société qui craque un instant". Roman-pamphlet naturaliste empli de passion, de violence et de sang, Germinal - le septième mois du calendrier révolutionnaire - dénonce l'exploitation inhumaine des mineurs (hommes, femmes, enfants) du Nord de la France à la fin du Second Empire (l'action se déroule en 1866). Au delà de l'échec d'une grève, suscitée et conduite par Etienne Lantier, Zola laisse entrevoir la "germination" des idées socialistes, la prise de conscience, par les ouvriers, de leurs droits.

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  • Qu'il s'agisse des décors, de l'intrigue et des personnages, Claude Berri s'est attaché à demeurer fidèle non
  • pas à la lettre - le 7eme art exige resserrement et dépouillement par rapport au modèle original -, mais à  l'esprit d'un roman de six cents pages. Le Voreux, le village minier de Montsou et son environnement rural, la petite maison de la Mouquette, la salle du bal pour la fête de la Ducasse, l'outillage et les galeries de la mine ont été soigneusement reconstitués. Le cinéaste a poussé ce souci de fidelité jusqu'à se procurer une centaine de chopes de bière (verre en cône soufflé) semblables à celles d'il y a cent ans.
  • Les principaux personnages, jouant un rôle important dans le cheminement d'une intrigue dont la structure et les noeuds essentiels sont repris dans le synopsis, revivent sous nos yeux, interprétés de façon remarquable: en particulier Maheu, par Gérard Depardieu; la Maheude, par Miou-Miou; Catherine et Chaval par Judith Henri et Jean-Roger Milo. Des trois figures du mouvement socialiste des années 1870-1880, Rasseneur, Souvarine et Lantier, Claude Berri a estompé le portrait du premier (Rasseneur/Jean-Pierre Bisson, tenancier de l'estaminet, incarnant la "politique des possibilités") et mis en relief celui des deux autres. Laurent Terzieff prête son visage anguleux, son regard d'acier, son débit de parole sec et tranchant à Souvarine, l'anarchiste, le nihiliste qui rêve de tout détruire pour reconstruire un monde meilleur.
  • Le chanteur Renaud, au jeu très interiorisé, fait une composition étonnante de sobriété et de force retenue dans le rôle du héros, Etienne Lantier, qui représente le courant socialiste pur et dur, prêt à se lancer dans une action révolutionnaire, mais avec le souci de ne pas faire couler le sang. Le coeur empli de la passion de la justice. Etienne se bat contre "l'éternel recommencement de la misère". Sans ces comédiens, Germinal perdrait beaucoup de sa puissance de crédibilité et de suggestion.

 

  • Comme le roman, dont seulement le quart des chapitres évoque le jour, le film se déroule sous le signe de la nuit, aussi bien en extérieurs qu'en intérieurs (d'où l'importance des lampes à acétylène dans la composition de l'image). Les tons du récit nous apparaissent sombres, avec une dominante de noirs - la nuit, la poussière de charbon sur les visages et ls corps - et de amrron foncé, sur lesquels tranchent les couleurs vives des tenues militaires (bleues et rouges) et de la robe rouge de Mme Hennebeau (Anny Duperey).
  • Le format du grand écran permet au cinéaste de donner une certaine dimension épique aux mouvements de foule - marche des grévistes, affrontement avec les soldats - inserés dans des plans de grand ensemble qui, en outre, jouent sur la profondeur de champ. Bien entendu, l'espace se resserre au fond de la fosse, mais le cinémascope donne davantage de relief au labyrinthe de l'entrecroisement des galeries lorsque fuient l'inondation provoquée par Souvatine.
  • Avec sincérité et sensibilité, Claude Berri nous immerge dans une époque, une société, des mentalités et la misère d'une profession aujourd'hui disparus. Très réussi dans les séquences spectaculaires -saccage de la mine, coup de grisou, inondation -, son film porte un témoignage vibrant d'authencité. Mais, dans la description des conditions de travail au fond de la fosse, il ne s'élève pas au lyrisme du réalisme du roman, de même qu'il ne suggère pas la perspective visionnaire de Zola pour qui la ruée de la meute des mineurs en grève évoquait l'image de la révolution en marche. Michel Estève in "Le français dans le monde"

Dernière mise à jour : ( 13-01-2009 )
 
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Cafougnette bégaie quand il prononce la lettre B et il n’ose jamais commander une bière.
Patron ! Eune limonate !
Cela dure jusqu’au jour où il se confie au patron.
Te n’sais nin prononceu les B et ché pour cha qu’te t’prives d’bière ? Mais qu’t’es biête ! T’n’as qu’à commindeu un d’mi !
Cha alors ! J’n’y avos jomais pinsé ! Mets-me un d’mi !
Ché parti ! Eune blonde ou bin eune brune ?
Euh...euh... eune limonate !

C’est une institutrice qui est envoyée dans une école dans laquelle les enfants ont un langage patois prononcé.
L’institutrice commence :
Bon, les enfants, vous allez me dire ce que vous avez eu comme cadeau de Noël.
Un premier enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune poupée qui piche et qui cante
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une poupée qui fait pipi et qui chante".
Un autre enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune carette qui fonce à toute berzing
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une voiture qui roule à toute allure".
Le petit Cafougnette lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu in vélo
C’est très bien, dit l’institutrice, et un beau ?
Nin, in fer

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