Protection du patrimoine : un savon anti-corrosion Pour éviter l'usure du temps à la corrosion en particulier, qui frappe les objets métalliques du patrimoine, des spécialistes de la chimie des matériaux à Vandœuvre-lès-Nancy ont mis au point un « savon » qui permet de les préserver à moindre coût.Les conservateurs de musée le savent bien, restaurer les œuvres coûte très cher. Or, aux collections exposées au visiteur, s'ajoutent les pièces, souvent très nombreuses, entreposées dans les réserves en attente de restauration. Comment protéger tout ce patrimoine et éviter qu'il ne disparaisse trop tôt, lorsque les financements manquent ? François Mirambet du Laboratoire de Recherche des monuments historiques, Emmanuel Rocca et Jean Steinmetz du Laboratoire de Chimie du solide minéral (LCSM)1 ont trouvé une solution pour les objets métalliques du patrimoine. Spécialistes de la corrosion et de ses inhibiteurs, ils ont en effet mis au point un produit simple à utiliser et peu coûteux qui limite la corrosion responsable de la dégradation.De quoi faire le bonheur des conservateurs ! Les lampes de mineurs font par exemple partie de ces éléments qui trouvent aujourd'hui leur place dans les musées dédiés à notre patrimoine industriel. Leur matière d'une part et leur grande quantité posent de nouveaux problèmes de conservation à la fois techniques et financiers. « Dans le cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France, nombre de médailles constituées de plomb sont conservées dans des vitrines en chêne, explique Emmanuel Roccaqui a longuement travaillé sur le mécanisme de corrosion de ce métal. Or le chêne est un bois qui sèche très lentement et au cours de ces longues années de séchage, il libère des acides organiques dont les plus corrosifs sont l'acide acétique et l'acide formique. C'est ainsi qu'on a vu certaines pièces, totalement rongées, disparaître en poussière ». Les chercheurs ont donc élaboré une solution aqueuse à base de carboxylate de sodium qui réduit fortement la corrosion de plusieurs métaux – due aux conditions atmosphériques ou aux vapeurs d'acides organiques – tels que le fer, le zinc, le plomb ou le cuivre, tout en répondant aux spécificités de préservation des objets du patrimoine. Ce produit qui pourrait remplacer la peinture, la cire ou le vernis classiquement utilisés, présente plusieurs avantages : il n'est pas toxique, facile à utiliser, ne modifie pas ou très peu l'aspect d'origine et il peut être retiré sans détériorer l'objet. Autre avantage : il n'est pas nécessaire de l'enlever avant de restaurer l'objet de façon plus approfondie, contrairement à la cire qu'on applique sur les statues de bronze, par exemple. Le carboxylate de sodium est issu d'acides gras végétaux. Si les premières solutions mises au point au laboratoire ont été réalisées à partir d'huile de ricin, les dernières, plus efficaces, le sont à base d'huile de tournesol ou de lin. La solution agit en formant un film dit « de savon métallique » à la surface de l'objet. Cette couche plus ou moins fine selon le métal traité est insoluble de sorte qu'elle forme une barrière étanche en surface. Bon nombre des inhibiteurs de corrosion développés au LCSM sont d'ores et déjà brevetés et largement utilisés dans l'industrie pour la protection temporaire de pièces métalliques lors de leur transport ou de leur stockage. Mais ce n'est pas encore le cas pour ceux qui serviront à protéger les objets du patrimoine. Les chercheurs, confiants, imaginent déjà appliquer cette solution à des structures métalliques beaucoup plus volumineuses comme les collections du Musée de l'air et de l'espace ou les canons du Musée de l'armée. Des témoins de l'ère industrielle qui, à la merci des conditions atmosphériques, risqueraient bien de finir, eux aussi, en poussière.La solution anticorrosive mise au point par les chercheurs a été testée avec succès sur les différents métaux qui constituent ces lampes de mineurs. Elles sont exposées dans la lampisterie du Centre historique minier de lewarde.
Cafougnette bégaie quand il prononce la lettre B et il n’ose jamais commander une bière.
Patron ! Eune limonate !
Cela dure jusqu’au jour où il se confie au patron.
Te n’sais nin prononceu les B et ché pour cha qu’te t’prives d’bière ? Mais qu’t’es biête ! T’n’as qu’à commindeu un d’mi !
Cha alors ! J’n’y avos jomais pinsé ! Mets-me un d’mi !
Ché parti ! Eune blonde ou bin eune brune ?
Euh...euh... eune limonate !
C’est une institutrice qui est envoyée dans une école dans laquelle les enfants ont un langage patois prononcé.
L’institutrice commence :
Bon, les enfants, vous allez me dire ce que vous avez eu comme cadeau de Noël.
Un premier enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune poupée qui piche et qui cante
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une poupée qui fait pipi et qui chante".
Un autre enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune carette qui fonce à toute berzing
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une voiture qui roule à toute allure".
Le petit Cafougnette lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu in vélo
C’est très bien, dit l’institutrice, et un beau ?
Nin, in fer