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Ma carrière : Guy JOLY N° de taillette 7720 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Guy Joly   
17-01-2010
Image Sur le web france
le site des gueules noires.....

   Ma carrière : Guy JOLY N° de taillette 7720
  • ImageJe vous parle d’un temps  où les moins de vingt ans,  travaillaient dur et ne connaissaient pas ou peu de chômage.Ma carrière professionnelle débute le 8 août 1966 à l’âge de 15 ans  ½  à la fosse 6 d’Haillicourt jusqu’au 19 avril 1972, dont quelques mois au 7 d’Houdain.Le personnel descendait à 12 m/seconde, et le matériel 18 m/seconde. Au 6, il y avait l’étage 395, 706 ou il avait un Bure ou beurtiat ( puits intérieur dans une mine, servant également à relier un niveau à un autre), qui reliait l’étage 706 à 851, 851 et 1000. Ensuite on descendait à 1200 mt par plans inclinés ( Desquindrie, descendrie) .A cette époque, quand nous avions le certificat d’étude primaire, le père nous emmenait  au« Grand bureau ». Là, on embauchait les jeunes galibots. Ensuite, quand le contrat était signé, on allait à l’école des mines à Auchel pour apprendre le métier de « mineur », 15 jours au centre et 1 mois et demi au fond.J’ai d’abord commencé au décadrage, comme son nom l’indique, enlever  les cadres, les récupérer, pour les envoyer dans d’autres traçages, ou les envoyer à la « virly », machine à redresser et à reformer les cadres. Quand nous avions décadré 10 ou 20 mètres de galerie, le plafond tombait, ce qu’on appelait « le foudroyage », et faisait une poussière telle que, même nos camarades qui étaient à 1 mètre on ne les voyait pas.J’ai fais aussi de l’embouage. Cette opération consistait à injecter de la boue entre 2 murs. Après avoir dépourvue complètement de ses cadres une voie, on faisait 2 murs à l’entrée et on y injectait de la boue à l’aide d’une machine à air comprimé genre grosse bétonnière. Ce bouchon protégeait de l’amas de grisou.J’ai intégré une équipe de jeunes galibots. Nous faisions du rabasnage (rabaissage), démontions des convoyeurs à bande ou blindés tuyauterie et autre travaux. C’était le CAP mineur en 1969 que j’ai obtenu avec la mention TB. Au lieu d’intégrer la taille école comme tous mes copains, on m’a mis sur un « scrapeur ou estacade » (machine de 12,50 mt avec le renvoi de base du convoyeur)  où je suis passé chef d’équipe en remplacement  du mien suite à un accident.On descendait à 5h jusqu’à 13 h en inter-poste (+ rabiot s’il le fallait). Détails d’une Journée de travail d’un ravanceur d’estacade : Le chef d’équipe devait partir seul au front, lampe électrique éteinte, avec la lampe à flamme devant lui (la flamme étant réglée à 1 cm au jour).Quand il arrivait au front, que la flamme était restée stable, il faisait un signe à ses collègues, avec sa lampe électrique que le travail pouvait commencer. Quand la flamme atteignait 3 à 4 cm on devait évacuer le chantier. Nettoyer  les terres  faites  par le tir de l’équipe de nuit, 1 à 2 heures de scrapage,
  • 1 Préparer  le mouflage avec  2 ou 3 poulies,
  • 2   Couper la bande à la tête motrice et y rajouter 25 mt de bande pour 12,50 mt d’avancement,
  • 3  Ravancer le scrapeur, le caler, le mettre de niveau, installer le convoyeur à bande,
  • 4 Prolonger les tuyauteries d’air comprimé, eau, exhaure et monorail, les ventubes pour canaliser au front du traçage ou des canars pour les bowettes,
  • 5 Suspendre le câble électrique d’alimentation (500 volts gros comme le poignet).
  • Toutes ces opérations étaient faites par trois personnes.  Quand tout allait bien, nous avions le droit de remonter à l’heure sinon nous devions terminer le boulot. A part min briquet, tout squ’in soulevot, pesot intre 10 et 150 kg.1 à 2 fois par mois, le samedi de nuit, je faisais la visite de toutes les galeries de la fosse avec le gazier pour vérifier la teneur en grisou (pendant 8h, de 21h à 5h du matin, nous étions seuls au fond). On inscrivait sur plaque en métal, le jour, l’heure de passage et la teneur en grisou prise avec un grisoumètre. J’avoue, que plus d’une fois, j’ai eu la peur de ma vie……….Les puits de mine fermant, n’ayant pas le droit à la reconversion, j’ai cherché du travail. Peugeot Mulhouse embauchait. J’y suis entré le 19 avril 1972 pour terminer le 1er  juillet 2008. Médaillé du travail Grand Or en 2006 après 40 ans de bons et loyaux services. 42 années de travail sans interruption. Une bonne retraite bien méritée……
  • Mes occupations : Je fais de la généalogie depuis 1994, je suis dans le comité des médaillés du travail de PSA Peugeot Citroën site de Mulhouse depuis 2003, dans le comité des médaillés du travail de la région Est, (F.R.D.T), Fédération Régionale des Décorés du Travail d'Alsace depuis 2008, webmaster du site http://sites.estvideo.net/decores-travail/, et dans le comité de l’Amicale d’Entraide des Retraités de Peugeot Mulhouse depuis janvier  2009.

 

http://guy.joly1.free.fr/mineur.html

 

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Cafougnette bégaie quand il prononce la lettre B et il n’ose jamais commander une bière.
Patron ! Eune limonate !
Cela dure jusqu’au jour où il se confie au patron.
Te n’sais nin prononceu les B et ché pour cha qu’te t’prives d’bière ? Mais qu’t’es biête ! T’n’as qu’à commindeu un d’mi !
Cha alors ! J’n’y avos jomais pinsé ! Mets-me un d’mi !
Ché parti ! Eune blonde ou bin eune brune ?
Euh...euh... eune limonate !

C’est une institutrice qui est envoyée dans une école dans laquelle les enfants ont un langage patois prononcé.
L’institutrice commence :
Bon, les enfants, vous allez me dire ce que vous avez eu comme cadeau de Noël.
Un premier enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune poupée qui piche et qui cante
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une poupée qui fait pipi et qui chante".
Un autre enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune carette qui fonce à toute berzing
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une voiture qui roule à toute allure".
Le petit Cafougnette lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu in vélo
C’est très bien, dit l’institutrice, et un beau ?
Nin, in fer

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