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Les Amis d’Edward Gierek en Basse-Silésie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Les Amis de Gierek en Silésie   
05-02-2010
Image Sur le web france
le site des gueules noires.....

 

   Les Amis d’Edward Gierek en Basse-Silésie
  • A la rencontre des bâtisseurs de la Pologne populaire
  • Le témoignage de Stefan et Czeslawa Wlodarczyk
 
  • En délégation en Basse-Silésie à la rencontre de la communauté francophone, les Amis d’Edward Gierek ont notamment été accueillis par les époux Wlodarczyk. A la Libération, Stefan et Czeslawa vivaient respectivement à Béthune et Hersin-Coupigny. Véritables ambassadeurs de l’amitié franco-polonaise, ils ont témoigné sur les conditions de leur départ du Pas-de-Calais et de leur installation en Pologne. Un pays qui, tournant enfin le dos à son passé de misère et d’exploitation, s’engage alors sur la voie de la satisfaction des droits sociaux.
 
  • Nous sommes en 1947. Czeslawa née Paczkowska, 17 ans, vit au coeur du quartier de la Longue Pierre à Hersin-Coupigny. Stefan Wlodarczyk, 16 ans, travaille aux Forges et Ateliers de la Nave à Béthune. Ils ne se connaissent pas. Le 17 novembre, le destin va les réunir à la gare de Lens. Polonais émigrés dans les mines du Nord dans l’entre-deux-guerres, leurs parents ont décidé de gagner le sud de la Pologne, dans le cadre de la politique de rapatriements orchestrée par les autorités polonaises soucieuses de reconstruire une Pologne ravagée par six années d’occupation nazie. Né en France, de retour d’un voyage en Dordogne où il a « découvert le vignoble, la pêche, les champignons, les pâturages et le soleil », Stefan n’envisage guère avec enthousiasme ce départ : « J’aurais pu rester en France chez l’un de mes frères. Mais, à l’époque, il n’était pas envisageable de discuter la décision de mes parents que j’aimais. »
 
  • Un voyage de sept jours
  • Aux frais de la République polonaise qui, pour la première fois de son histoire, invite « ses enfants disséminés à travers le monde au retour », Czeslawa et Stefan gagnent la Basse-Silésie dans le même wagon. Le voyage dure sept jours, à travers l’Allemagne et la Tchécoslovaquie. « Nous n’en avions peut-être pas conscience, mais c’était long car notre convoi n’était pas prioritaire. On passait quand la voie était libre…Nous étions quatre ou cinq familles par wagon, assis dans la paille. Il y avait un coin pour les toilettes. Les couchettes étaient réservées aux personnes âgées et les femmes enceintes installées dans un wagon spécial. » Tous deux se souviennent d’un arrêt particulièrement poignant dans les environs de Prague : « En Tchécoslovaquie, il y avait de la misère. Contre des couteaux, nous avons échangé de la nourriture car avant de partir de France, nos parents avaient pris soin d’abattre les animaux que nous possédions.»
 
  • Membre de l’aristocratie ouvrière
  • ImageLe 24 novembre, le convoi franchit la frontière à Miedzylesie. Des vivres sont distribués aux rapatriés, leurs papiers contrôlés… Quelques heures plus tard, il neige quand ils arrivent à la gare de Bialy Kamien, un quartier de Walbrzych, poumon industriel de la Basse-Silésie. « On a habité pas très loin l’un de l’autre, à 200 mètres de la gare. Nous nous sommes installés tout de suite. Nos maisons qui avaient appartenu avant la guerre à des Allemands, étaient vides, les murs avaient été repeints. C’était frais. Elles étaient confortables avec l’eau et les toilettes à l’intérieur. La salle de bain équipée d’un feu au charbon était au sous-sol. Six familles se la partageaient », précisent-ils. Un frère de Stefan est immédiatement embauché à la mine qui portera le nom de Maurice Thorez, éminent dirigeant du Parti communiste français. « Pour ma part, n’ayant pas 18 ans, je ne pouvais pas travailler à la mine. Au printemps 1948, je suis donc parti dans un atelier de fabrication de voitures pour enfants tenu par un Juif. En provenance de l’est de la Pologne, les Juifs sont partis assez vite, pour Israël notamment ou les Etats-Unis », se souvient Stefan. Plus tard, en 1956, il entamera une carrière de mineur, lui aussi, à Thorez. « Les mineurs constituaient une aristocratie ouvrière. Ils avaient des avantages comme celui d’obtenir huit tonnes de charbon par an. Les salaires y étaient plus élevés qu’ailleurs. Aussi, les mineurs ont pu être jalousés. C’était facile d’entrer dans les mines parce qu’on avait besoin de main-d’oeuvre, notamment à l’époque de Gomulka. Ici, en Basse-Silésie, les conditions de travail étaient très bonnes. Il n’y avait pas de poussière quand on forait », explique celui qui travailla à l’abattage jusqu’à sa retraite.
 
  • « Libre en Pologne populaire »
  • Pour sa part, Czeslawa se consacrera à l’éducation de leurs enfants… qui naîtront d’un mariage en 1951. Ont-ils envisagé un retour en France ? Stefan ne se posera pas la question. «Nous étions installés puis les enfants sont venus au monde. C’était comme ça. Nous étions jeunes. On avait une vie normale, on allait au bal, on s’amusait. On ne pensait pas à la politique », fait remarquer un homme qui se sentait « libre » dans la Pologne populaire. Il y avait « bien une armée russe, mais pas des policiers à tous les coins de rue. On pouvait changer de métier ou d’habitation si on le désirait. Je n’avais pas de problèmes pour écrire à mes frères restés en France ». « Je me disais que comme j’avais vécu 17 ans en France, je resterais peut-être 17 ans en Pologne avant d’y retourner. C’était une pensée comme ça », sourit pour sa part son épouse.
 
  • Amoureux de la France
  • Désormais, Stefan et Czeslawa coulent des jours paisibles dans ce quartier de Bialy Kamien qu’ils n’ont finalement jamais quitté… hormis bien sûr pour rendre visite à leurs parents et amis restés en France ! Stefan a accueilli l’arrivée d’Edward Gierek, un ancien mineur du Pas-de-Calais, aux commandes de l’Etat en 1970, « avec une certaine fierté car il faisait parfois des discours en français » ! Une langue qu’il continue de cultiver volontiers en regardant les chaînes de télévision en langue française et en y savourant les prestations de l’accordéoniste nordiste Michel Pruvot très populaire auprès de la communauté francophone. Quant à Czeslawa qui « préfère toujours parler français que polonais », elle est l’une des chevilles ouvrières de la Chorale francophone et ainsi l’une des voix les plus écoutés de l’amitié franco-polonaise…
    Janvier 2010 
  • L’Association des Amis d’Edward Gierek est en quête de témoignages et documents sur cette période
  • des rapatriements, page méconnue de l’histoire.
  • Association des Amis d’Edward Gierek
  • 22, rue nationale
  • 62150 Rebreuve-Ranchicourt
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Dernière mise à jour : ( 06-02-2010 )
 
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Cafougnette bégaie quand il prononce la lettre B et il n’ose jamais commander une bière.
Patron ! Eune limonate !
Cela dure jusqu’au jour où il se confie au patron.
Te n’sais nin prononceu les B et ché pour cha qu’te t’prives d’bière ? Mais qu’t’es biête ! T’n’as qu’à commindeu un d’mi !
Cha alors ! J’n’y avos jomais pinsé ! Mets-me un d’mi !
Ché parti ! Eune blonde ou bin eune brune ?
Euh...euh... eune limonate !

C’est une institutrice qui est envoyée dans une école dans laquelle les enfants ont un langage patois prononcé.
L’institutrice commence :
Bon, les enfants, vous allez me dire ce que vous avez eu comme cadeau de Noël.
Un premier enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune poupée qui piche et qui cante
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une poupée qui fait pipi et qui chante".
Un autre enfant lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu eune carette qui fonce à toute berzing
On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une voiture qui roule à toute allure".
Le petit Cafougnette lève la main et dit :
Mi, à Noël, j’ai eu in vélo
C’est très bien, dit l’institutrice, et un beau ?
Nin, in fer

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