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HISTOIRE DE MINES par telegohelle

HISTOIRE DE MINES par telegohelle Histoire de mines à l'occasion de la Sainte Barbe
racontée par Robert Biencourt
(extrait de son livre " J' étos mineur à Noeux-les-Mines " )

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Marcel Delaby

Marcel Delaby, un homme qui a contribué à transmettre le devoir de mémoire après sa longue carrière de mineur. Il m’avait contacté en janvier 2007 pour parler de mon site les gueules noires et il m’encourageait à transmettre notre riche histoire minière. Pendant cette courte période, Marcel me faisait partager les anecdotes et son expérience de la mine. Occupé par de nombreuses conférences sur la mine et à la vie associative des mineurs, Marcel a consacré la grande partie de sa retraite à transmettre l’histoire de la vie des gueules noires.
Voici un mail qu’il m’a envoyé le 22 Décembre 2007, Marcel m’envoya un message pour m’annoncer sa maladie et ce fut le dernier message de marcel.

Bonjour jean-françois
Mauvaise nouvelle c’est que je suis condamné, je ne pourrais plus t’apporter l’aide dont tu aurais espéré.J’ai fait un petit stage a l’hôpital,(2 mois)on m’a fait tous les examens pour d’’couvrir que j’avais un cancer des reins, et ce cancer se transforme en cancer des os
Comme tu voie s e n’est pas gai. il ne me reste plus grand-chose, a vivre on verra.
Te donne tout mon savoir et te souhaite autorisation a pioché dans mon blog
Marcel

C’est grâce à cette homme et à mon père que je continu à transmettre l’histoire des gueules noires.
Merci Marcel …


Jean-françois.S

 

l'embauche

Tout d’abord, il faut faire connaissance. Je suis d’une famille nombreuse, j’étais le dernier d’une famille de 7 garçons, tous mineurs mais pas tous mineur de fond, la mine offrait beaucoup de poste autre que celui d’être au fond à extraire le charbon. Mon père, était mineur aussi, est très malade, silicosé, et des séquelles de la guerre 14- 18, passé dans les tranché, blesser 3 fois au front, je n’ai connu qu’un père malade et gardé en moi le souvenir d’un homme fortement marqué ? Qui se traînait pour aller travailler ? En 1950, je venais d’avoir mon certificat d’étude primaire, c’était important le CEP, je l’avais eu et ma mère m'a fait savoir que, maintenant fallait penser à la vie active. Je ne voulais pas aller à la mine, j’avais des exemples ,mon père et mes frères, que cette profession n’était pas faite pour moi et que je pouvais trouver autre chose. Mon père je l’avais vu mourir dans d’atroce souffrance à vouloir trouver un peu d’air pour sa respiration, la silicose avait rongé sa santé, ses poumons étaient devenus du béton. Un jour je me suis lever à 5 h du matin pour prendre le bus avec les filles qui allait travailler à la lainière de Roubaix, j’ai passé une journée à attendre, a passé des entrevues et je sentais bien que je ne puisse avoir un travail dans cette profession. Ma carrure de garçon, chétif, je n’étais pas gros, je n’avais que 14 ans. Il fallait me résigner, ma mère m'a conduit à la fosse 13 de Sallaumines, j’ai rencontré le directeur de siége, qui connaissait mon père, et ses antécédents, il y avait un peu de reconnaissance envers les anciens mineurs qui avaient laissé une partit de leur santé. Et c’est avec satisfaction que ma mère en sortant du bureau du directeur, pouvais dire, tu seras mineur comme toute la famille. Il y avait la comme une satisfaction, la mine offrait du travail, et tout ce qui va avec, le logement, le chauffage, le docteur, enfin tout ce que la mine avait mis en place pour que la main d’œuvre ne s’en aille pas. J’ai passé la visite médicale, le docteur a fait remarquer à ma mère que je n’étais pas gros, il a appelé ma mère pour me montrer nu, et dans quel état j’étais, j’étais un peu honteux de me présenter nu devant ma mère, Je me souviens que ma mère a dit, mais pourquoi tu mets tes mains devant ton zizi, ? Les privations de la guerre en étaient pour quelque chose, je suis né en 1936, et la période de la guerre 1939-1945 avait laissé des traces de manques, a ma croissance. Enfin, j’étais embauché, j’allais pouvoir travailler, j’allais être un homme, et j’allais contribuer à la vie de la maison……………
A suivre

l'auteur des récits

Je me présente Marcel a droite, a gauche mon frère René, j’allais avoir 14 ans.
Mon certificat d’étude primaire en poche, j’allais bientôt connaître la vie active et continuer à vous raconter mes premiers pas dans cette vie de mineur.

Ma première journée de travail

Ma mère m’avait acheté mes habits de fosses, des toiles bleues, j’allais mettre pour la première fois des pantalons longs.
La veille j’avais été au bureau de la fosse me présenter. On ma donner un numéro N° 257, j’allais avoir ce numéro longtemps, et on ma dit de me présenter au triage, du poste de l’après midi. Mes frères me donnaient des recommandations , et me racontait, tu feras ceci, tu feras attention a cela etc. .
Et on m’a dit, tu verras les « marie gaillettes » (c’était des filles ) vont te passer la visite, c’est comme cela, des qu’un nouveau arrive c’est le baptême, surtout les garçons, ils vont te déshabiller, t’enlever ton pantalon te mettre le zizi plein de graisse et te mettrons de la poussière de charbons, que t’auras du mal à enlever faudra que tu frotte, c’est comme cela on y a tous passés, y a pas de raison.c’est le baptême du trieur.
Bon ! S’il fallait, et que les autres y avaient passés ? . A midi, après le repas, mon baluchon était prêt, le baluchon était une serviette dans lequel on y mettait ses habits de fosse, ses chaussures, son gant de toilette son savon, et son linge de corps, car tous les habits devait être changer, ont reliait les quatre coins, par un nœud c’était le baluchon. Ma musette, il y avait dedans mon casse croûte, 4 tartines beurrées dont deux de confitures, enveloppées dans une petite mallette, et mon « boutleau »bidon de un litre, en alu, avec comme boisson de l’eau et du café. Me voilà parti, ma mère m’embrassa, c’était son dernier qui partait, je n’osais pas la regarder, je savais que dans son regard il y avait à la fois de la joie et de la tristesse, et il y avait dans ses yeux des larmes qu’elle aurait pu me communiquer. En passant prés du concierge, la ou mon père a fini sa carrière, je venais le voir de temps en temps et j’entendais sa toux bien reconnaissable, j’ai eu comme un frisson. J’ai retrouvé d’anciens copains d’école, ils mon pris en charge, m’ont expliqué tout ce que je devais faire, avoir une chaîne au lavabo, les habits de fosses étaient pendu par des chaînes. Ils m’ont présenté au chef surveillant, il mon inscrit sur le registre, numéro 257…. fallait que je vienne me présenter tous les débuts de poste. Ensuite on m'a conduit au tapis roulant, on ma expliquer, comment reconnaître une gaillette( morceau de charbon ) d’un caillou, des fois tu verras un caillou qui ressemblera à une gaillette, si tu n'es pas sur, tu le mets en cailloux, ça va au terril.
Les tapis roulant étaient en fer. La machine infernale se mettait en route, de plus en plus de chose se mettait en route, et le bruit ne faisait qu’augmenter, je n’entendais plus mon copain parler, on ne pouvait plus parler. Ça défilait devant moi, les cailloux, gaillettes, j’avais le vertige. Le surveillant vient me chercher, et m'ont fait visiter tout le triage en m’expliquant d’où ça venait et ou ça partait, je scrutais les alentours a la recherche de ses fameuses « marie gaillette »je me demandais quand ça allait être mon tour … A la pause ( le briquet) tout s’arrêtât, je crois que j’étais sourd, j’avais les oreilles gonfler de tout ce bruit, on me parlait et je n'entendais rien. Personne ne se lavait les mains, elles étaient tout noir, les tartines étaient enveloppées dans cette petite mallette, en ayant bien soin de ne pas toucher le pain avec nos mains noires, J ‘ai mangé mes 4 tartines j’avais la gorge sèches de toutes ses poussières.
Je n’avais pas encore vu les filles, mais ou étaient-elles, je m’attendais à les voir surgir et me sauter dessus ? Je demandais, bien timidement a mon voisin, mais il n'y a pas de fille ici ? Ha non pas ici, ici dans ce triage il y a que des garçons, je l’aurais embrassé, je n’aurais pas cette visite et cette humiliation, ouf ! Content. Mais j’allais apprendre par la suite que le même sort m’était réservé, et que c’est les garçons qui m’ont fait cette visite.
J’ai du frotter, pour enlever cette marque, et je n’ai pas réussi à tout avoir du premier coup j’ai du revenir à la maison comme cela, le tout est partit après plusieurs lavages. Petit a petit mes oreilles commençaient à s’habituer au bruit, je voyais mes copains trier à une vitesse, je n’arrivais pas à les suivre, on ma dispenser d’être la premier du tapis roulant pour cette journée, mais demain on m'a dit faudra pas rigoler. Je n’avais pas de montre et le temps me paraissaient long. Le tapis roulant commençait à être moins charger, c’était la fin de poste qui arrivait, mon bidon d’eau et de café était vide depuis longtemps, et j’avais hâte de trouver un point d’eau. Le bruit s’arrêtât, tout le monde pris la musette, et on se dirigea vers le lavabo.
Il y avait une glace à l’entrée, tout le monde se regardait en passant, moi je ne mettais jamais vu aussi noir, je suis rester un moment à m’admirer, j’étais fier, j’aurais bien voulu que ma mère me voie, j’avais pas envie de me laver, j’avais comme une satisfaction en moi, j’étais presque un homme, j’ai fumé ma première cigarette. En rentrant chez moi ma mère m’attendait, ma mère je ne l’ai jamais vu coucher ou dormir, quand ont était du matin, elle était lever, le feu était allumer le café fait, et le soir quand on était de l’après midi elle nous attendait pour nous servir le repas du soir, nous étions 7 à avoir des horaires différents et toujours maman était lever. Ce soir la, je me suis endormie très vite, avec encore ce bruit infernal dans les oreilles.
A suivre

Mon séjour au triage

Je suis rester comme cela, 6 mois au triage, j’avais mes 14 ans et demi, gringalet pas très costaud et petit a petit je devenais l’ancien, puisqu’il y avait un roulement, et les plus anciens descendait au fond et laissait la place a de nouveau arrivant. C’était à mon tour de leur faire passer la visite, avec l’aide, bien sur, des autres. Le roulement au tapis, changeait, le surveillant savait faire changer de place, il y avait la grosse (tapis roulant métallique sur lequel arrivait le charbon)cette grosse toile véhiculait les plus grosses gaillettes, on ne pouvait les soulever, il fallait les pousser, le tapis se partageait en deux et les gaillettes étaient ainsi trier. La grosse toile c’était du repos, il n’y avait pas beaucoup de grosse gaillette qui y sortait, et bien souvent on était seul a ce poste.
De voir ce charbon, ça tentait d’en ramener à la maison, la qualité de celui que l’on recevait était tellement médiocre que pour l’allumé ont aurait bien besoin de ses grosses gaillette. Mais c’était strictement interdit, il y avait des fouilles des gardes des mines qui surveillait la sortie des mineurs, et si on se faisait prendre avec des gaillettes dans sa musette c’était des amendes que l’on trouvait en retenu sur sa fiche de paye.
J’avais ramené ma première paye a la maison est tout donner à ma mère, j’avais pu obtenir mon premier dimanche (mon argent de poche), j’allais pouvoir m’acheter mes cigarettes, aller au cinéma. Cependant, un tournant dans ma vie allait changer, j’ai fait connaissance par mon cousin Michel, d’un mouvement de jeunes, La J.O.C.(jeunesse, ouvrière chrétienne.) Je n’avais plus été à la messe depuis ma communion, mais j’ai connu d’autres jeunes de mon age et la réflexion que l’on avait à ce mouvement me plaisait.  Il y avait un abbé qu'ont appelait, père Francis, très exigeant, qui savait nous faire découvrir, la valeur humaine et le respect de la personne. On allait faire de moi, quelqu’un ; et j’en ai pris conscience.
On ma nommer trésorier, c’était pour moi une responsabilité énorme, je n’avais jamais été à la poste, poster un mandat, j’étais responsable des journaux, et j’ai du me surpasser. Et petit a petit, les responsabilités je n’avais plus peur de les prendre, je suis devenu responsable départemental, et je puis dire à l’heure actuelle que tout ce que j’ai appris par ce mouvement de jeunes ma servi pour ma carrière professionnelle.
La mine savait préparer ses mineurs, il y avait un centre d’apprentissage a Fouquières les Lens près de la fosse 23, véritable mine image, ont avait reconstitué des galeries en béton, et tout y était rassemblé pour apprendre ce métier. Ont y allait régulièrement, ont restaient 15 jours apprendre le B a BA du métier, apprendre à boiser, la sécurité était importante, il y avait tellement de blesser au fond que le geste à ne pas faire nous était appris.
C’est la qu'ont allait nous montrer ce qu’était un coup de grisous et un coup de poussière.  J’allais plus tard obtenir le C.A.P mineur, est oui ça existe.
J’aimais y aller, c’était pour nous des vacances loin du bruit du triage et de la poussière, en plus j’apprenais, pas seulement le métier, mais tout ce qu’il y avait autour du métier de mineur, il y avait de bon prof, des anciens mineurs devenus enseignant soit par blessure soit par maladie qu'ont appelait improductif, il y avait aussi de vrai prof de Français et de calcul. Mes 15 ans approchait et l’échéance de mon passage au triage allait approcher, j’allais et sentait venir que bientôt on allait me dire……. Demain tu descends….

Demain tu descends !

On s’y attend, mais quand on l’apprend ça fait un choc. J’étais de l’après midi, (de 14 h a 22 h) le surveillent me dit, tu vas aller chercher au magasin ta barrette (casque de mineur ) car demain, tu es du matin,(6 h a 14 h ) tu te présenteras à la lampisterie chercher ta lampe. Tu te présentera à la lampisterie pour 6 h 00, il faut que tu y va avant pour être prêt à descendre. Je suis aller au magasin, rien n’est donné gratuit a la mine, la barrette me sera retenue sur ma paye.
Le poste de cette après midi, au triage, n’en finissait plus, je pensais à cette journée et comment allait-elle se dérouler, j’avais hâte de l’annoncer à ma mère, et je savais que ma nuit n’allait pas être longue, il fallait que je me lève à 5 h 00. Il était 22 h 00,tout s’arrêta, comme d’habitude, je savais que je n’avais pas beaucoup de temps à perdre, et me précipita au lavabo me laver, regagner la maison, ma mère comme a son habitude était la, à m’attendre.
A peine arriver, je lui annonce la nouvelle. Maman, demain je suis du matin et je descends, le silence pour ne pas me montrer son inquiétude, envahie quelque peu la maison, il n’y a pas eu d’autre parole. Le sommeil a eu quelque difficulté à être trouver, et je pensais surtout comment ça aller se présenter, inutile de dire à ma mère a quelle heure il fallait me réveiller, elle avait tellement l’habitude, avec mes autres frères, qui, bien avant moi avait eu ce moment à passer.
Une main se posa sur mon épaule, c’était celle de ma mère, il était 5 heures. Me voilà debout, la cuisine ou l’on prenait le petit déjeuner, était chaude, le feu avait déjà répandu sa chaleur, le café fumant dans le bol et les tartines sur le coté. Ce n’était pas la peine de dire a ma mère ce dont j’avais besoin, mon briquet ( casse croûte ) était prêt dans sa mallette, quatre tartines beurrées dont deux de confitures, et un fruit, une orange, le bidon d’eau et de café.
Sur la chaise, mes bleus dans sa serviette nouée au quatre coin Par la suite, je me suis souvent demandé comment faisait ma mère pour être toujours debout.
L’entrée de la fosse n’était pas loin, passage au lavabo, pour revêtir ma tenue, et me voilà arriver à la lampisterie, On m’avait donné un jeton, mon numéro était imprimer, 257,avec toutes les recommandations et l’importance de ce jeton. C’était un rond de métal, avec un trou pour d’une part l’accrocher à la place de la lampe, et pour pas le perdre l’accrocher sur soi par un petit lacet,quand on avait rendu la lampe . Si, il y avait un jeton de rester accrocher à la place de la lampe, c’est que l’on était au fond, en cas d’accident on savait celui qui était rester à fond d’un rapide coup d’œil. Numéro 257, que je demandais, on me donna ma lampe je donnais le jeton, une lampe électrique que l’on accrochait à la ceinture, on n'avait pas encore de lampe à mettre à la barrette.
Je me présentais au porion, grande salle, avec des barrières, sorte de couloir, a chaque bout il y avait un pupitre, et un porion qui d’une part pointait son personnel, et donnait les directives. Il fallait attendre, que le porion appelle celui dont il avait besoin. J’attendais. Vient ichi ti (vient ici toi ) que me dicta un porion, je m’avançais vers lui, me demanda mon numéro, l’inscrivit sur le registre, et me dit en bon patois. Té va aller avec ech’vieux Joseph,
Joseph était un ancien mineur polonais en fin de carrière, il avait pris les consignes auprès du porion, c’était un « racommodeux »
Le raccommodeur, avait pour mission d’aller entretenir et réparer les bois de soutènement cassé, dans les galeries qu’il fallait maintenir en état, pour la circulation de l’air. Souvent ses galeries étaient fort retirer, il fallait marcher longtemps pour arriver à cette endroit.
Je suivais, comme un petit chien, mon vieux, qui ne m’avait toujours pas adresser la parole, mais dont j’avais incrusté sa physionomie.
Avant de descendre, il y avait un contrôleur de lampe, celui ci regardait ma lampe, si elle était bien verrouiller, il fallait la faire tourner d’un quart de tour pour l’allumer, j’avais remarqué que tous les mineurs accrochait leur lampe a la ceinture.
J’en fit autant, hélas ma ceinture était en élastique et le poids de la lampe, la faisait descendre jusque par terre, demain il va falloir que je me procure une ceinture en cuir. Ont attendait la cage, un porion comptait les hommes, qui entrait dans la cage a deux étages, 25 par étages, je regardais, j’observais tout ce que les autres faisaient, et surtout de ne pas perdre mon vieux qui lui, n’avait pas l’air de se soucier de moi et je me demandais s’il savait que j’étais avec lui.
Pourvu que je monte dans la cage, en même temps que lui ?
.
.A suivre, pour ma première journée au fond et…. la peur de ma vie.

ma première journée au fond

J’ai eu dans ma vie, 3 fois peur, mais peur, pas de celle que l’on sursaute, non une vraie peur.
Et cette peur je l’ai eu au fond.
………………………………………………………………………………………………….
ma première journée au fond

La cage venait d’arriver, et le porion de service commençait à compter, ça va j’étais dans la même cage que mon vieux,
On était très serrer, la prochaine fois je ne laisserais pas mes mains dans les poches, en effets une fois dans la cage il est impossible de bouger, on est tellement serrer ! et c’est toujours a ce moment que tu as le nez qui te gratte et tu peux pas l’atteindre. La cage fait un pas plus haut, pour laisser monter les 25 autres ouvriers, dans le deuxième étage. On referme les portes, et voilà que la cage descend, d’un seul coup et tu as l’impression que ton cœur reste a l’étage que tu viens de quitter. Et tout défile, ça ralentit, pour arriver à moins 480 mètres, nous arrivons à ce que l'on appelle l’accrochage, tout est clair, moi qui croyais voir le noir, il y a des néons et la galerie est très grande, les murs sont tout blanc, pour l’instant ma lampe ne sert à rien. Dés la porte de la cage ouverte, les ouvriers sortent, on se desserre, je surveille mon Joseph, qui lui n’a pas l’air de se soucier de moi, il avance, je le suis, de temps en temps il parle avec un autre ouvrier. Plus on avance plus les ouvriers se séparent et vont dans des directions différentes, il faut que j’allume ma lampe il fait noir, elle n'éclaire pas beaucoup, à peine a un mètre cinquante. Je me retrouve maintenant à suivre de près, mon Joseph. Je sentais le fort courant d’air qui venait du trou par lequel j’étais descendu, c’était le puits d’arriver d’air. Les galeries que nous empruntons sont plus petites et parfois il faut se baisser pour ne pas se cogner la tête sur les bois de soutènement. On passe des portes, que je ne pourrais ouvrir seul, il faut mettre le pied sur le mur est tirer de toutes ses forces pour la décoller, c’est des portes pour empêcher l’air de prendre le plus court chemin celui d’aller de suite vers le puits de retour d’air, plutôt que d’aller aérer les autres galeries. J’essaye de me repérer, de regarder ou l’on passe. On arrive à une intersection de galerie, mon Joseph a un temps d’arrêt, puis il continue dans une galerie, un peu plus petite il faut marcher courbé. Joseph me parle, il me dit en petite phrase, une sorte de petit nègre, ses quelques mots.
« Toi rester ici, toi attendre moi, toi pas bouger de la, d’accord ? » Et il s’en va, je le vois disparaître avec sa lampe qui balance accrocher à la ceinture, me voilà seul. Ma lampe éclaire à peine a 1 mètre cinquante, je m’assoie à même le sol, mes yeux commencent à s’habituer à la pénombre, je n’ose m’aventurer plus loin, Des craquements se font entendre, ça craque toujours au fond, des fois des cailloux tombes du toit, quand je bouge ma lampe je crois voir des hombres.
Je n’ai pas de montre, je ne sais pas quelle heure il est, j’attends. De temps en temps je crois apercevoir quelques choses qui bouge, moi je ne bouge pas, et je voie des petites souris, qui courent dans tous les sens, on me l’avait dit qu’il y avait des souris et elles ne me font pas peur, bien au contraire, ont m’avait expliqué que les souris si elles sont la, c’est bon signe, l’air est respirable, il n’y a pas de gaz, si non elles étaient partit déjà depuis longtemps, j’essaye de me rassurer. Le temps passe, je ne sais pas combien, toujours ses craquements qui sont sinistres, je ne bouge plus ma lampe elle est poser à même le sol, si je la bouge, je vois des ombres. Combien de temps il est partit, qu’est ce qu’il est partit faire ? Et s’il m’avait oublié ? Les minutes deviennent des heures, et le temps passe, et je me questionne, et je me rassure, de toute façon au jour ils verront bien que ma lampe ne soit pas la et que mon jeton est encore accrocher, ils viendront à ma recherche. Et si Joseph avait un malaise, et que lui personne ne pourrait l’aider, plus ça avance plus je sens la panique me prendre, et je me parle. Marcel il faut que tu prennes une décision, je pense que ça fait plusieurs heures qu’il est partit, je sens la sueur sur mon front, puis aussi dans le dos, vais-je retrouver ma route. Encore un moment à scruter le noir de la galerie, et d’espérer voir sa lampe, mais rien. Je pars, il faut faire quelques chose, la c’est sur il ma abandonner. Je suis le chemin que je crois reconnaître, et je pense, faut que je parte face au vent la ou vient l’air, comme cela je retrouverais le puits d’arriver d’air, me voilà partit. De temps en temps je m’arrête, et crois reconnaître les endroits ou nous avons passé. Au loin une lampe, mais pas celle de Joseph, non la c’est une lampe comme seul les porions ont, une lampe a barrette, ça me rassure ; en arrivant sur moi, le porion me dévisage de haut en bas avec sa lampe, et la, il me dit, « que fais tu la ? Et ton vieux? » Je lui explique, il est partit ça fait plusieurs heures et il n’est toujours pas revenu !
« Comment ça plusieurs heures, ça fait à peine une heure que le poste à commencer, il est partit chercher ses outils, tu va repartir à l’endroit ou il t'a dit de l’attendre, et tu attends ». Je me retourne, et je reçois le magistral coup de pied au cul, qui me fait faire un bon en avant, je ne traîne pas car les jurons qui suivent ne sont pas plus rassurant, le porion visiblement n’en revient pas de me voir-la. Je retourne à l’endroit ou Joseph m’avait laissé, et de loin je vois une lampe, c’est la sienne « Pourquoi toi parti, moi dit attendre ». il n’était pas en colère comme le porion et visiblement lui avait eu aussi peur que moi, je pense.
Je ne réponds pas c’est inutile mais de toute façon, la joie que j’avais en moi de le revoir me comblait, même le deuxième coup de pied ne m'a pas fait mal, et ses paroles en polonais n’avait rien de méchant. Il avait ses outils, sa hache, sa scie, son pic ,et la pelle qu’il me donna à porter. Avant d’arriver au poste de travail, la ou il fallait réparer le bois de soutènement cassé, on avait encore du chemin à faire. Cette aventure, je ne l’ai jamais raconté à personne, et ma mère n’a jamais su
Je n’avais que 15 ans !
A suivre …………….

Suite de ma première journée au fond


En cours de route, il a fallu prendre deux bois, je me demandais pourquoi deux bois, alors qu’il fallait en réparer qu’un, j’avais entendu le porion expliqué a Joseph, le remplacement d’un bois de soutènement cassé. Il y avait une technique pour transporter les bois, on ne pouvait les porter, la hauteur de la galerie , ne le permettait pas. Il sortait une corde de sa musette, fit un nœud coulant autour du bois et me la tendit « toi tirer » et lui avec sa hache la planta fortement dans le bois, ça lui faisait une poignée. Et tous les deux en tirant sur notre charge, nous continuons notre route, pour atteindre l’endroit de notre travail.
En effet, le bois cassé présentait un danger d’éboulement, un peu de repos nous fit du bien, il avait des difficultés à respirer, comme tous les vieux, il avait de la silicose, et je revoyais mon père, et ses difficultés à respirer. Il organisa le lieu, pris ma lampe l’accrocha a l’opposé de la sienne, pour que le chantier fut éclairer du mieux, la musette aussi devait être accrocher à un endroit non accessible aux souris, sous peine de la retrouver les tartines percer d’un joli trou,travail de la souris. Il m’explique, « toi dégager bois cassé, derrière » et lui commence à mesurer, le mineur n’avait jamais de mètre, et les mesures qu’il employait était, le pic, la longueur de son coude a la main, « une coudée » sa main, son poing fermer avec le pouce ouvert « une poignée de pouces », ou ses doigts. Pendant qu’il scia le bois a longueur et d’y faire une gorge a la hache, je dégageais le bois cassé, j’enlevais « les queues(1 )», les cailloux, et tout ce qui pouvaient gêner. Lui pendant ce temps avait coupé à longueur le bois qui allait servir de soutènement provisoire, il le cala en dessous de la bille du toit, frappa de grand coup a l’aide de son pic. On pouvait maintenant enlever, le bois cassé , j’avais fini d’enlever tout ce qui avait autour. Comme par habitude, il sortit de sa poche un gousset dans lequel il y avait sa montre, et me dit « nous manger »il était l’heure du briquet. On s’installa tous les deux cotes à cotes assis sur le bois, et chacun nous sortions notre précieux repas, il n’y avait pas de point d’eau pour se laver les mains, et il fallait protéger les tartines avec la mallette pour éviter que nos mains sale touche le pain, c’est comme ça au fond, et ça allait être toujours comme ça, car des points d’eau au fond ça n’existait pas.
Mes copines les souris étaient la et attendaient, mon compagnon leur jetait des petits morceaux de pain, j’en fit tout autant et m’amusait à les regarder venir et repartir vivement avec le petit bout de pain qu’on leur jetait. Il fallait maintenant enlever le bois cassé, « la bille(2) » du toit était maintenu, je comprenais pourquoi il fallait deux bois ? , Avec sa scie il se mit à scier avec précaution le bois cassé, en surveillant, l’opération était délicate, car même le bois cassé pouvait encore soutenir assez bien. Au fond la plupart des bois étaient en sapin, c’était un bois qui ‘parlait’ disait le mineur, il avait la particularité de craquer petit a petit et de prévenir. Par moment et pour reprendre sa respiration il arrêtait, mais il ne m’aurait pas donné cette tache à faire, je comprenais qu’il préférait s’en assurer lui-même. L’opération touchait à sa fin, il y avait quelques cailloux qui tombèrent du toit, mais le bois provisoire faisait son effet de remplacement. On enleva le bois qui maintenant était en deux morceaux, il repris la mesure avec ses outils, coupa à longueur et avec sa hache pouvait tailler en biseaux, pour que celui ci entre bien a la place de l’autre. Je remis derrière, les queues, et les cailloux, ça s’appelait le troussage, dernière opération pour terminer le travail, enlever le bois provisoire. Je voyais à son regard, que Joseph était satisfait, comme un maçon au pied de son mur, quelques coups de pics, coté masse, par-ci par la pour s’assurer que tout cela sonnait bien, il savait au son qu’il entendait que c’était bien serrer. Il regarda sa montre, on pouvait se reposer, pas trop longtemps car l’heure du retour était proche. Le bois cassé pouvait être débiter en « racourche(3) »on avait le droit de le rapporter à la maison, pas plus de deux par musette, le bois était couper en petite longueur de 25 cm qui allait servir de petit bois pour allumer le feu. Joseph avait de très bons outils, sa scie coupait à merveille, et sa hache qu’il aiguisait avec une pierre spéciale qu’il lubrifiait avec son crachat. Je n’avais pas eu beaucoup de parole, mais je comprenais à ses gestes ce qu’il allait faire, Apres un rajustement de nos habits, nous pouvons reprendre la route du retour, un peu moins charger. On repris le même chemin jusqu'à l’endroit ou il m’avait laissé, pourvu qu’il ne fasse pas la même opération à me laisser-la. Mais non, on continuait, a un moment il s’arrêta, et cacha ses outils dans la paroi derrière les cailloux, par un repère, il allait les retrouver le lendemain. Il y avait dans chaque quartier, des coffres ou il pouvait y entreposer les outils, mais sans doutes trop loin de notre route du retour, et Joseph préférait les retrouver lui-même, ne sachant pas a quel endroit il allait être le lendemain. On approchait de l’accrochage, et comme pour la descente, il fallait faire la queue pour remonter, et la même opération de comptages du porion de service. Aussi serrer dans la cage, mais la, la main était libre, la lumière du jour aveuglante et la chaleur du jour me fit un bien énorme. J’avais fait ma première journée au fond, je me laissais tomber sur le banc du lavabo, tout le monde s’affairait autour de moi pour aller se laver, je fumais ma cigarette, elle avait un bon goût comme celui d’être la, j’avais besoins de décompresser, après tout ce que j’avais vécu.

A suivre la routine.

(1) queue : une branche d’arbre d’un diamètre de 5 cm environ, et d’une longueur de 1,20 mètres, et droite.
(2) bille : le bois de toit, il arrivait parfois que cette bille ait cassé aussi et il fallait la remplacer, l’opération était plus délicate.
(3) racourche : on appelait cela aussi « cale à marmite » a pouvait débiter le bois cassé en morceaux de 25 cm environ, qui allait par la suite être cassée en petits morceaux et servir de bois pour allumer le feu, si on avait le droit de débiter les bois cassés, il était interdit de débiter des bois neufs, sous peine de fortes amendes, le feu devait être rallumé tous les jours, la mauvaise qualité du charbon en était la cause.>

suite


Pendant au moins une quinzaine de jour, j’ai été avec mon « racommodeux » En passant au porion avant de descendre et prendre les consignes, il n’était plus nécessaire de faire la queue, bien qu’au début, le porion me regardait avec des yeux interrogatifs du genre « ta pas intérêts a arcomminché » tu n'as pas intérêts à recommencer. J’ai reçu cette formation de base très intéressante, car tous les métiers y ont passés, boiseur, réparer les tuyaux d’air comprimer, installer des buses d’aération, réparer le tapis roulant. On était en quelques sortes les hommes de confiance du porion, Joseph surtout, moi je restais le galibot qui avait beaucoup à apprendre. Ce qui me plaisait en Joseph, c’est qu’un jour, le porion a voulu m’envoyer seul chercher un matériel dont il avait besoin, dans un autre quartier. Joseph s’y est opposer fermement, en disant, « nan ! ech’tio y reste avec mi » « non le petit reste avec moi », le porion avait beau insister, Joseph ne voulait pas et malgré l’insistance du porion. J’étais un peu rassurer de trouver en lui une protection réconfortante, ce qui n’était pas du goût du porion, je n’entrerais pas dan son estime c’est sur ? Un jour je n’ai plus vu mon compagnon, on ne me donna pas non plus de nouvelle de lui, était-il malade ? J’ai attendu en vain et presque le dernier à être caser, ce n’était pas facile d’être à nouveau seul, j’avais perdu mon protecteur. Un autre porion vint me chercher, il me dit, tu va être garde moteur, tu va aller avec Paul il te montrera l’endroit, avant, tu iras à la lampisterie, chercher une caisse de lampes, tu seras porteur de lampes, il me pointa et je suis partit avec mon guide, un peu plus âgées que moi. J’ai pris cette caisse de 3 lampes a flamme, lourde, Paul m’en pris une pour me décharger. Le garde moteur, était en fait une surveillance du tapis roulant, il y avait une intersection de deux galeries, un changement de direction et le tapis roulant qui transportait le charbon vers les trémies se déversait sur un autre tapis. Paul m’expliqua ce travail de surveillance, si le tapis s’arrêtait, il fallait arrêter l’autre pour ne pas surcharger le tapis a l’arrêt, et redémarrer quand le tapis se remettait en marche, ensuite nettoyer, les abords qui de temps en temps débordaient. La caisse de lampes, fallait la mettre bien en place pour éviter les coups car au moindre choc elle pouvait s’éteindre. De temps en temps, un chef de poste venait m’en chercher une de remplacement, mais jamais je n’ai eu l’occasion de remonter et d’aller chercher une autre caisse. Il y avait beaucoup de poussière a cet endroit, et on avait mis en place de la toile de jute tout autour de l’endroit ou se déversait le charbon, il fallait arroser ses sacs pour que la poussière se colle dessus, pas trop pour ne pas faire patiner le tapis. Il fallait savoir doser, il y avait le porion qui lui rouspétait si on en mettait trop. Ce travail n’était pas très intéressant, je n’avais toujours pas de montre, le temps me paraissait long. Les lampes électriques qu'on avait n’étaient pas des lampes qu’on accrochait à la barrette, il y avait que les porions, chef porion, et ingénieur qui en avait, c’était très pratique on pouvait les voir arriver, nous on avait que des lampes électriques a main avec un crochet, par la suite, toute la fosse a été munie de lampes a barrette avec accus. A la lampisterie, on prenait sa lampe au râtelier, il n’y avait plus personne pour la donner, il fallait y mettre son jeton et prendre sa lampe. La lampe a flamme a toujours existé. De temps en temps je cherchais mon vieux joseph, j’allais voir à l’endroit ou il se lavait et rien personne ne ma jamais donner de ses nouvelles, je ne l’ai plus jamais revue. Quand je posais la question, on me répondait, sait pas. Je suis rester assez longtemps a ce poste qui ne me plaisait pas, mais on avait pas le choix, heureusement, le passage au centre d’apprentissage faisait une coupure, des fois quand ont revenait ont changeait de place.
C’est ce qui est arriver, A mon retour, je n’avais plus cette place de garde moteur, et je m’en plaignais pas, d’autre se réjouissait d’avoir ça, c’était pas fatigant, moi j’aimais plutôt le contact, et la diversité. J’allais être le porteur de bois. Cela consistait à aller chercher les bois de soutènement, qui était entreposé à l’entré du quartier, sur chaque truc(1), il y avait le nom du porion, il fallait les dégager de la voie principale, car la circulation des berlines de charbon allaient démarrer. On poussait, les trucs charger de bois et de billettes(2) a l’écart de la voie principale, ensuite fallait les acheminer vers les tailles (3)
Ont était à deux pour faire ce travail, le porion avait une entière confiance en nous et bien souvent ont descendait les premiers pour pouvoir trier les trucs et rangers le matériel.

Porion : contremaître
Truc : petit wagonnet, qui servait à transporter le matériel.
Billette : c’était des bois de deux mètres couper en deux dans le sens de la longueur, la partie plate se collait au toit, la partie arrondies en dessous pour pouvoir y mettre les bois de soutènement
Tailles : c’est la que l’on abattait le charbon, les mineurs étaient disposé tout au long de cette taille, chacun avait sa longueur de charbon à extraire. C’était la que l’on devait y porter les bois sur le tapis roulant, le mineur avait besoin pour sa sécurité, après avoir enlever le charbon, de boiser.

A suivre, ma deuxième grande peur

ma deuxiéme peur


Le porteur de bois, était un travail assez fatigant, il fallait pousser bien souvent les trucs a la force de nos bras et jambes, suivre les chemins de roulements bien souvent dégrader par les mouvements de terrain, les rails étaient en mauvaise état, il n’était pas rare de voir son truc dérailler, et pour le remettre sur les rails fallait employer toutes les astuces. En plus, il ne fallait pas traîner, les ouvriers attendaient le matériel, pour pouvoir boiser et continuer leur travail, l’ouvrier mineur était payer à l’avancement, c’est à dire qu’il était payer pour ce qu’il faisait. Quand ont mettait les bois sur le tapis roulant, ont criait, ‘BOIS’ et le cri faisait écho dans la taille, tous les mineurs se passait le message, et chacun prenait ce dont il avait besoin, bien souvent dans ses tailles, et dans notre secteur, la hauteur dépassait rarement un mètre. Il y a avait trois travées de deux mètres de largeur, mais avec un mètre de passage, une pour le passage, une pour le tapis roulant et une autre celle dont le mineur y était en train d’abattre le charbon. Les tailles en boisage bois allait disparaître, pour laisser la place a, celle en métallique, tous les appareils de soutènement allaient être en fer, et récupérable. Les bois allait être des « étançons », et les billettes (de toit ) des « plumes » toutes ses parties métalliques étaient numérotées, et contrôler, leur inventaire chaque nuit, par des contrôleurs donnaient parfois a des recherches, il ne fallait pas en perdre. Et la peur de ma vie. J’étais en train de poser les bois que me passait mon copain sur le tapis et j’étais dans la partit plus petite, avec un grand fracas tout s’écroula autour de moi, j’allais être recouvert. Le soutènement avait cédé, et tout s’écroulait, je me suis soudain sentit prisonnier de tout cet amas de cailloux et autres, dans un effort dont je ne puis m’expliquer, je me suis tirer de tout cet amas, je me suis retrouver dans la partit haute, sans pantalon sans lampes sans chaussures. J’avais tiré de toutes mes forces sur ce qui me retenaient, abandonnant lampe, pantalon, chaussures et autre.
L’alerte avait été donnée et déjà d’autres mineurs avaient accouru, pour aider celui qui aurait été prisonnier, je m’en étais sortis seul par miracle, mais très traumatiser, je ne pouvais placer un mot, et je pleurais, j’avais un gros hématome a la hanche et quelques déchirure un peu partout, on a récupéré mes affaires, j’ai remis mon pantalon déchirer à plusieurs endroit, ma lampe, mes chaussures, et je continuais à pleurer. Le porion m’a fait aller mes membres, je n’avais rien de casser, mais je ne pouvais prononcer un mot, je continuais à pleurer. Le porion voyait que je n’allais pas me remettre, a fait un billet et j’allais remonter, je ne pouvais continuer le poste. Pas un mot d’encouragement, petit a petit et seul je pouvais mettre un pied devant l’autre, et je suis repartit, doucement je ne pouvais me calmer, j’avais eu très peur. Je suis remonter, ont ma demander en cours de route ce que j’avais, je ne pouvais sortir aucun mot.
Je me suis laver, et rentrer chez moi, ont savait que, quand quelqu’un remontait avant l’heure c’était qu’il était arriver quelque chose. Ma mère me voyant arriver, et toujours en pleurs, mais rassurer de me voir sur mes jambes me dit, assied toi. Ma mère était une petite femme, et pour faciliter son travail on lui avait fabriqué une chaise dont on avait coupé les pieds, pour qu’elle puisse avoir les pieds par terre quand elle était assise. Est cette chaise était derrière moi, je me suis assis dessus et croyant qu’il n’y avait rien je suis parti à la renverse, ça n’allait pas arranger mes douleurs, mais les éclats de rire malgré mon malheur, a d’un seul coup détendu l’atmosphère. Je n’avais pas besoin de ça, mais j’ai pu parler et raconter mon histoire, et montrer ma hanche, et toutes mes égratignures tout au long de mon corps, ça me brûlait de partout. Ma mère a pu arranger tout ça par-ci par la, j’aurais du passer à l’infirmerie mais trop presser de rentrer chez moi. Le lendemain je suis retourner au travail, comme si de rien n’était, on ma regarder comme une bette curieuse, je me demandais pourquoi ? Le bruit avait couru que j’avais été recouvert, et que l’on m’avait conduit à l’hôpital sur une civière ? J’ai compris pourquoi on me regardait avec étonnement. Je suis rester à ce poste de porteur de bois, longtemps, je n’avais gardé aucune peur, c’est comme cela au fond de la mine, il faut reprendre assez vite pour surmonter sa peur. Un événement allait changer mon séjour au fond.

A suivre : la chance

ma chance

J’allais avoir 17 ans, en arrivant comme tous les jours au porion, pour le pointage et avoir les directives, il me dit, toi aujourd’hui tu ne va pas venir dans mon service, tu va attendre-la ? J’ai attendu, et le chef porion vint me voir pour me dire, tu va aller avec le géomètre. Galibot de géomètre, j’en rêvais ! Quand je les voyais passer, toujours presser et toujours un mot gentil envers ceux qu’il rencontrait. Le géomètre était un homme très respecté, il était toujours accompagné de deux galibots, il y avait du matériel à transporter, appareil de mesure, théodolite avec trépied, boussole, etc. Je suis partit à son bureau et j’ai attendu 8 h00, le géomètre avait un très grand bureau, c’est la qu’était entreposer tous les plans de la mine. Son bureau était juste a coté de celui du directeur de siège, et bien souvent le directeur avait besoin de consulter les plans, et il y avait de grandes tables ou on étalait les plans. Des réunions sur l’évolution et l’avancement des tailles et autres galeries avaient lieu régulièrement. C’est la que l’on décidait comment allait être exploiter les veines (1) de charbon.
Et pendant tout ce temps de discussion, ont attendait, a coté dans un petit bureau annexe, il y avait l’entretient du matériel qu’il fallait avoir grand soin, il coûtait très cher. Quand c’était l’heure de la descente, le géomètre venait nous voir dans la pièce a coté, nous racontait quelque blague. Quel changement avec le porion ! Le porion était mis sous pression par l’ingénieur, a la fin de chaque poste il devait faire son rapport, et si ça n’avait pas bien avancer il y avait des éclats de voix qui s’entendait très loin. Bien sur la répercutions se faisait sentir, et bien souvent l’humeur du porion retombait sur nous et les ouvriers.
La c’était le calme, le géomètre savait nous intéresser à son travail et nous faisait participer, par les explications qu’il nous donnait. Tantôt il nous demandait d'aller dans son bureau et nous expliquait comment ont allait l’aider à remplir les énormes plans qu’il étalait sur la table. Quand une veine de charbon avait été exploitée, fallait la mettre en couleur, et c’est avec un pinceau et de la peinture a l’eau, et avec grand soin que l’on mettait de la couleur. Il arrivait parfois, que l’on partait avec lui aux grands bureaux de Billy-Montigny, pour reporter sur les plans généraux de tout le secteur, l’avancement de la fosse. J’étais le plus heureux des galibots, quel changement avec tout ce que j’avais connu jusque maintenant, mais il fallais y passer, il y avait-la de l’apprentissage a tous les niveaux. Ont descendait, et il allait visiter tous les chantiers de la fosse, soit pour relever les cotes de l’avancement, soit pour donner les directions des galeries. Il y avait un aide géomètre, lui était plutôt l’homme du bureau est restait bien souvent au jour à reporter toutes les mesures que le géomètre faisait. Par moment il descendait et prenait un de nous deux pour l’accompagner, son rôle était plutôt des prélèvements, et c’est ainsi qu'ont descendait avec une sorte de bouteille en cuivre( tout était en cuivre)(2) avec a l’intérieur de l’eau est c’est en vidant l’eau des bouteilles que l’ont pouvait prélever de l’air au fond est l’envoyer à analyser. Avec un anémomètre, on mesurait le débit d’air que passait dans certaine galerie, prélever des échantillons de poussière, ce prélèvement était minutieux, il fallait prélever un peu partout dans la galerie, la poussière accumulée sur les parois qui était mélanger à la chaux, on avait un bac dans lequel avec tous les prélèvements que l’on faisait à un endroit, ont mélangeaient-le tout pour en retirer qu’une toute petite partie, et ont la récupérait pour l’analyse. Ce prélèvement, permettait de savoir si la poussière accumulée à cet endroit était neutralisée par la chaux, et ne présentait aucun danger en cas de coup de grisou. J’étais passionné par le sérieux de ses hommes, ils n’avaient pas le droit a l’erreur. Il y avait des endroits ou on ne pouvait faire les relever de certaine taille que chantier arrêter et ont descendait la nuit quand tout était calme. Pour relever les cotes, le géomètre installait son théodolite sur le trépied, bien de niveau, et nous demandait d’avancer assez loin, jusque quand il ne nous voyait plus, la, il nous demandait par des signaux de lampes de rester la, ont accrochait une ficelle, et ont éclairait avec notre lampe cette ficelle, lui dans son visé relever les cotes, puis il avançait jusqu'à notre rencontre et ont refaisait la même opération plus loin.


A suivre. ma troisième peur
Veine : la couche de charbon, que l’on retrouvait bien souvent sur une très grande étendu, elles avaient des noms de saint, comme : Léonard, isabelle, Eugénie, dans notre secteur, les couches de charbon dépassait rarement le mètre de hauteur, et plus ont descendait en profondeur, plus les veines étaient petites.
Tout en cuivre : la lampe à flamme, très convoitées, étaient en cuivre, il fallais que le géomètre dans son entourage, n’ai rien de compromettant à la boussole, rien qui ne soit métal et puisse contrarier les mesures de son appareil. Tout le matériel était en cuivre.
Voir sur mon blog, l’explication sur le récit « l’air »

ma troisième grande peur

Ont était partit de nuit dans une taille très petite, il n’y avait personne.et le géomètre me dit d’y aller, lui étant rester dans la partie haute de la galerie, son théodolite(1) installé, j’avançais difficilement dans cette veine en me retournant pour voir le géomètre, et lui, a chaque fois me faisait signe avec sa lampe de continuer, j’avançais avec peine, la veine était très petite, entre 50 a 80 cm, il n’y avait pas de bois rien que des soutènements en fer, on ne pouvait entendre le bois craquer, mais les étançons coulissaient et faisait un énorme bruit de ferraille. Le foudroyage a cet endroit n’était pas venu. C’était impressionnant, j’avançais avec difficulté, m’accrochant partout, et ce bruit qui n’arrêtait pas. Le foudroyage (qui ressemble à la foudre ) au fur et a mesure que l’on enlevait le charbon, il fallait soutenir le toit pour éviter qu’il s’écroule et protéger les ouvriers en train d’extraire le charbon, puis de faciliter l’évacuation du charbon par des convoyeurs, mais une fois le charbon enlevé, on avançait de deux mètres, c’était, par travée de deux mètres qu’était enlever le charbon. Il y avait la travée en train d’extraire, la travée pour le convoyeur, et la travée de passage ensuite c’était le foudroyage. Quand on avançait de deux mètres dans le charbon, ça laissait libre, les deux mètres derrières. Il fallait pour que ça puisse s’écrouler que l’on enlève le soutènement, c’était le foudroyage. Il fallait que ce fameux foudroyage vienne, si non, la taille devenait dangereuse. Et régulièrement des ouvriers de métier enlevaient le soutènement, et tout s’écroulait. Dans cette taille, on avait enlevé le soutènement et rien ne s’étaient écrouler sur une dizaine de mètre, c’était la limite, il y avait une pression énorme. Il arrivait parfois que l’on arrête la taille, si le foudroyage, n’était pas venu, et l’on perçait des trous de mines, pour le faire écrouler. J’avançais très péniblement a plat ventre, me retournant de temps en temps, le géomètre me fit signe d’accrocher ma ficelle au toit et de l’éclairer, j’avais parcouru une centaine de mètres il allait regarder dans sa lunette et relever les données. C’est à ce moment que tout devient bruyant, les étançons autour de moi glissaient un a un, clig, clig, clig, clig, et ont entendait des coups de tonnerre comme pris dans un formidable orage, je me sentais soulever, la poussière envahissait tout l’entourage. C’était impressionnant, je me suis souvenu d’un seul coup a ce qui mettait arriver quand j’étais porteur de bois, mais la, en dix fois plus grand. Le bruit était infernal, mais il prévenait qu’il ne fallait pas rester-la. Abandonnant le secteur, je me suis mis à ramper à toute vitesse, si j’avais mis une demi-heure à atteindre cet endroit, j’ai mis 5 minutes pour atteindre la partie haute de la taille. Je n’en pouvais plus, je ne savais pas comment j’avais fait pour aller si vite et surtout de ne pas rester accrocher, de toute façon a la moindre résistance j’aurais tout arraché. Le géomètre avait entendu le bruit, il était bien content de me voir, il me dit, le foudroyage est entrain de venir, nous allons remettre à un autre jour cette opération, on va laisser la taille se mettre en place, et on reviendra. C’était la bonne parole, j’en avais encore les jambes qui tremblaient. A suivre mes 18 ans. (1) Le théodolite était un instrument de mesure qui remplaçait la boussole.
(2) Petite précision, au sujet des instruments en cuivre qui entouraient le géomètre, si au début il était obligé de faire attention au a tout ce qui l’entourait, car il travaillait à la boussole, par la suite avec le théodolite en plus moderne, cette précaution, n’était plus utile, mais il gardait sont attachement a ce qui le différenciait, avec cette fameuse lampe tout en cuivre, dont il gardait jalousement ce privilège.

anecdote

Petite anecdote

Quand j’ai fait valoir mes droits a la retraite, on m'a fait un relevé de mes années de travail, il fallais 150 trimestres, (maintenant il en faut plus ) j’en avais largement assez, je totalisais environ 180. Et en regardant de plus près je me suis aperçu que les trimestres de mes années avant mes 18 ans n’étaient pas marqués Oui, que l’on ma répondu, comme c’était considéré apprentis ça ne comptait pas pour la retraite ? Encore heureux que j’en aie assez, et que de toute façon ses trimestres la ne m’aurais rien apporté pour le calcul, on ne prenait que les 10 meilleures années. Mais quand même ! ! ! Ça m'a fait tout drôle.

un petit arrêt

Tous ses récits je les avais déjà écrits sur des feuilles que j’avais rangées dans l’ordinateur et dans un classeur, dans l’espoir qu’un jour mes enfants et petits enfants connaisse un peu la vie de leurs parents. Je les ais ressortis et publiées à votre intention, car j’ai vu et compris votre intérêt a cela, ce qui ma redonné le goût de les transmettre. Il y a beaucoup de conseil de votre part. Je n’ai aucune prétention d’être un écrivain, mais je raconte comme je parle avec toute ma passion de ce que j’ai vécu. Vous m’avez donné beaucoup de plaisir à ressortir ses feuilles et ses photos. J’en ai bientôt terminé à ce que j’ai déjà écrit, peut être ? Je me sentirais obligé de ne pas en rester la, je verrais ?

le rabot

Il y avait un procédé a la mine, pour nous reconnaître, on avait un numéro, le mien était 257, quand toute la mine a eu ses lampes a barrette. Qu’elle modernisation pour le mineur, on y voyait mieux. (seulement mieux ) Le numéro était inscrit à l’intérieur du réflecteur, comme cela l’ingénieur en passant savait à quelle catégorie on était, et les numéros inférieurs à 300 étaient des improductifs. J’allais changer de numéro et avoir, celui qui allait me rester jusqu'à mon départ, un numéro productif. N°649. Le nouveau jeune ingénieur du siège n’allait pas me laisser avec le géomètre et il me la fait savoir, de plus il avait des vues sur moi, pour faire de moi un futur porion, il me la dit et ma proposer de suivre les cours du soir. Je n’ai pas répondu de suite, je venais d’avoir 18 ans. Et il arriva ce qui devait arriver, on ma mis a la production, abandonner avec regret tout ce que je faisais avec le géomètre. A la mine il y avait des tailles modernes, très mécanisées et très rentable, on avait besoin d’homme de confiance, celle dont j’allais être. J’allais être conducteur de rabot. Le rabot était un bloc de fer sur lequel il y avait des couteaux, ce bloc de fer était entraîné par de grosse chaîne, genre chaîne d’ancre de bateau. Et tout le long du convoyeur, le rabot circulait et attaquais la base du charbon, pour faire une saignée, ensuite le charbon tombait dans ce convoyeur. Je faisais monter et descendre le rabot tout le long de la taille Le très gros moteur électrique entraînait tout cela a ma demande. Il y avait des poussoirs qui collait l’ensemble convoyeur et bloc contre la veine de charbon. Les ouvriers suivaient l’avancement et boisaient derrière. J’obéissais à des signaux, j’avais un téléphone, pas le portable non, mais un gros appareil comme on en voit à l’armée. Par moment je devais insister à des endroits plus délicats, a la demande des signaux que je recevais, je ne voyais pas ce que le rabot faisait. Je faisais partit de l’équipe, mon salaire allait évoluer, de temps en temps on me demandait d’arrêter le rabot et je montais dans la taille rejoindre les ouvriers pour les aider. Le porion était plus sociable, et il me parlait bien, souvent je faisais la route du retour avec car il me demandait de rester pour compléter son rapport et lui indiquait combien on avait avancé. J’étais en confiance, je n’avais pas droit a l’erreur, des hommes étaient sur le passage du rabot, je ne devais pas faire de fausse manœuvre.
A suivre ma première blessure.

ma blessure

J’étais maintenant un habitué, je savais ce que je devais faire, entretenir l’espace autour du formidable moteur électrique, par moment il grognait quand ça devenais dur à tirer, je ne devais pas forcer. Je surveillais les allées retour du rabot, ainsi que les signaux que l’on me transmettait, je le dirigeais à l’aide d’une manette. Je devais, quand ça devenait trop dur, et à l’oreille, quand le moteur grognait d’arrêter et de faire des petites passes pour alléger le tirage. Pour entraîner ses grosses chaînes du rabot il y avait deux roues, genre d’embrayage, et a cet endroit deux gros rivets de la grosseur d’une canette de bière, qui maintenaient l’ensemble pour entraîner la chaîne et le rabot. Pour ménager le moteur, les rivets faisaient effet de sécurité, pour éviter que le moteur ne grille, les rivets se cisaillaient. le rabot n’étais plus entraîné, je devais remplacer ses rivets par deux autres, Une des deux roues tournait et l’autre non, je plaçais dans les trous les nouveaux, et je cherchais à l’aide de la main l’autre trou tout en tournant avec la roue, quand celui ci arrivais en face il s’arrêtait et je l’enfonçais avec une masse, c’était une manœuvre que l’on fait normalement, et de toute façon il n’y avait pas d’autre méthode. Quand les deux rivets étaient en place je pouvais continuer à faire aller le rabot ? Les rivets avaient la partie bombé de la grosseur de la paume de ma main. Les deux rivets venaient de céder avec leur bruit habituel, le rabot venait de rencontrer une partie plus dure. Je devais faire l’opération de changement. J’enfonce le rivet dans le trou et je tourne avec la main et la roue, a la recherche de l’autre trou. Arrivé en face de l’autre trou, il y a eu une secousse, ma main fut prise entre ce rivet et le bois de soutènement. J’ai eu de la chance car, ma main n’est pas restée coincé, mais au contraire et c’est un bien, elle a suivi la roue qui continuait à tourner, j’aurais pu avoir ma main arracher. Je regarde ma main, mes doigts étaient à l’équerre, je n’avais pas de sang, mais visiblement elle ne ressemblait plus du tout a une main. Je n’avais pas trop mal, en regardant la paume de ma main l’empreinte du rivet était dans ma paume, et ça commençait à gonfler. Plus je regardais plus ça gonflait, je sentais le sang a l’intérieur de ma main qui battait au rythme de mon cœur. De la grosseur d’un œuf de poule, la couleur bleu, puis noir, je me demandais quand ça allait arrêter de gonfler. Le téléphone sonna, le porion s’inquiétait de ne pas voir le rabot bouger, je lui annonce ce que je viens d’avoir, il me dit attend moi, j’arrive, on repart ensemble. C'était à la fin du poste, j’ai attendu, je lui montre ma main, il n'a aucune parole, visiblement ne comprend pas ce que j’ai, me dit juste, on remonte, tu passeras à mon bureau que je te fasse une déclaration d’accident. Dans ce genre de situation, les porions bien souvent ne veulent pas dramatiser, et préfère ne rien dire, j’avais eu déjà l’expérience.
A suivre, l’hôpital

l'accident

L’hôpital et l’opération Je me suis laver d’une main, pas facile tant bien que mal, tout le monde autour de moi, venait voir le phénomène et chacun y allaient de son commentaire. Mais aussi avec beaucoup de quolibets, qui font que ça dédramatise la situation. Le porion m’attendait et à rédiger la déclaration d’accident, toujours sans un mot. Suis passer à l’infirmerie, l’infirmier impuissant devant cette situation, me dit, il faut que tu va à l’hôpital, il à fait un pansement pour cacher un peu cette énormité. Je rentre chez moi, j’explique à ma mère, en la rassurant que ce n’était pas grave, je faisais comme le porion je n’en dirais pas trop. J’ai mangé, et suis partit à l’hôpital par l’autobus de la ligne normale, eh ! Oui c’était comme ça de notre temps, l’ambulance était pour les cas grave ou du moins ceux qui ne pouvaient se déplacer. Le docteur de service, enleva mon pansement, regarda d’un air étonné ma main et compris de suite que j’avais un énorme hématome et qu’il fallait opérer pour enlever le sang a l’intérieur, restaient les tendons qui avaient l’air de l’inquiétait plus que mon hématome.
Je n’avais pris aucun vêtement ni de nécessaire de toilette, mais le docteur me rassura et me dit, t’inquiète pas on a tout ce qu’il faut, on va aussi prévenir chez toi. Le lendemain matin l’opération a eu lieu, on m'a ouvert la main, le chirurgien a suivi ma ligne de la main de sorte que je n’ai aucune cicatrice de cette opération. Mai ma paume était ouverte en deux, et mes tendons apparents. Je suis rester 15 jours a l’hôpital, comble de malchance, j’ai fait des complications, j’ai fait de la température, ce qui inquiétaient grandement les docteurs rassemblés autour de mon lit en essayant de comprendre pourquoi je faisais de la température ? Comme j’étais jeune, je ne pensais pas leur dire que j’avais mal a la gorges ? Et leur inquiétude a disparue quand l’un d’eux a regardé le fond de ma gorge, je faisais une angine. Je ne me rappelle pas d’avoir été recousu, ni d’avoir mis des agrafes ? . J’ai du être arrêter un mois pour que tout ça se recolle, et penser à la rééducation, les tendons avaient l’air de ne pas avoir trop souffert et avait repris leur place. Ce n’était maintenant plus qu’un mauvais souvenir.
La dernière visite chez le docteur avant la reprise, il m’a fait un certificat de travail léger, ce qui a bien fait rire quand j’ai présenté ce billet au porion, qui m'a dit, ici du travail léger ça n’existe pas. J’ai repris à la même place le travail de conducteur de rabot, on avait sans doute apprécié mon travail, et que cet accident n’allait pas avoir d’incidence sur la suite de ma carrière. Seulement l’opération de changement de rivets allait, de ma part, avoir une prudence extrême.
A suivre.il ne m'a pas oublié

La hiérarchie

Pour mieux s’y retrouver dans mes notes, voici un lexique pour mieux comprendre certains mots employés

La hiérarchie dans les mines
Directeur de siège
L’ingénieur
Le chef porions : ( chef d’atelier )
Le porion : ( contremaître )
Le géomètre, charger de tenir et de relever l’avancement des travaux du fond, de l’exploitation du charbon et de le reporter sur les plans
Le chef de carreau, (contremaître au jour )
Le surveillant
Le chef de poste
Le chef de taille
L’ouvrier
Le délégué mineur

Contrairement aux usines, il y a qu’un délégué pour tout le siège, il est considéré plutôt comme le délégué a la sécurité, il est à temps plein, il a un suppléant mais celui ci n'a pas d’heure sauf en cas de remplacement. Le boutefeu : responsable des explosifs, c’est lui qui est charger de faire exploser les tirs dans les galeries .Parmi les ouvriers il y avait bien sur, l’abatteur, celui qui extrayait le charbon, il devait assurer sa sécurité, et celle des autres. Boiser, opération qui consistait à mettre des bois de soutènement, pour maintenir le toit après avoir enlever le charbon. Le chef de taille, lui donnait les marques de son chantier, et a la fin du poste, venait relever ce qu’il avait enlevé, noter les bois de soutènement, les différents travaux qu’il avait effectué, toute opération était rémunérer, pose de bois supplémentaire, propreté, dureté du charbon, mauvais terrain etc., étaient relever par le chef de taille. Par contre, le non-respect a sa sécurité et a celle des autres, entraînais une amende. Le galibot, c’était soit le porteur de bois, le gardien du moteur du tapis roulant, le porteur de feu. Il y avait plusieurs type de galibot, c’était en quelque sorte le valet, le serviteur. Il y avait le galibot de porion, le galibot de géomètre, c’était un fameux apprentissage a la vie du mineur. Le raccommodeur, en principe ce poste était réservé à du personnel âgé, et en fin de carrière, c’est lui qui allait remplacer les bois de soutènement cassé, bien souvent aux galeries qu’il fallait tenir en état pour la circulation de l’air, un personnage très compétant par son ancienneté. Le hercheur : le charbon après avoir été enlevé était transporter par tapis roulant en toile.vers une trémie, au pied de cette trémie le hercheur remplissait les berlines.
Le conducteur de cheval : « meneux d’bidet »
Je ne parlerais pas des métiers du jour.

Les coulonneux .


Il y avait une activité très intense dans les corons, surtout au moment des concours. Je parle bien sur des pigeons, que nous appelions des coulons, terme bien de chez nous. Il y avait le pigeonnier, construction ,soit au bout du jardin ou alors dans le grenier, avec ouverture sur le toit, la trappe avec des barres qui empêchaient le pigeon de sortir mais pas d’entrer, surtout en période de concours, le pigeonnier devait rester ouvert, mais surtout pas laisser les autres de sortir. La fierté c’était la propreté, et chaque pigeon avait sa femelle qu’il allait garder jusqu’a sa mort, des petits casiers avec une assiette pour faire le nid ,qui allait recevoir les œufs. Fallait être déclarer à la mairie, car les pigeons pouvaient être mobiliser, (pour ce qui savent le héros d’un pigeon de la guerre 14 –18.)
Ils avaient également leur nom, le maco, le bizet, tête blanche et bien d’autre nom. Le pigeon avec son radar, il savait retrouver son pigeonnier même a de très grandes distances. Le jour de la mise en loge, veille du concours, il y avait la sélection de celui que l’on allait mettre et qui auraient des chances d’être le premier à renter. Il y avait plusieurs méthode pour mettre les pigeons en loges, c’est comme cela que l’on appelait la mise des pigeons au concours.
Au moment de la reproduction, on surveillait le pigeon qui roucoulait autour de sa femelle, et au moment ou il la montait, on l’enlevait et il allait au panier, en espérant qu’il allait rentrer de suite pour finir l’accouplement, c’était assez barbare ? .Il y avait bien sur d’autre méthode, la femelle qui couvait les œufs par exemple il y avait toujours un tour de rôle pour couver les œufs, soit que c’étais le male ou la femelle. Les coulonneux avais des œufs factices, percer d’un minuscule trou, on y introduisait une mouche, on rebouchait le coté et on le plaçait parmi les autres œufs, la femelle entendais du bruit et se disais mes œufs vont bientôt éclore, va falloir que je rentre vite ? Etc. Les méthodes sont multiples, et bien sur secrète. Je vous en site quelques-uns une, je savais que mon père le faisait. Il y avait le constateur, instrument de précision, avec une horloge, une imprimante, et des petites cases pour recevoir la bague. Ce constateur était plomber après la mise a l’heure, c’étais très sérieux, on allait mettre une bague en caoutchouc avec un numéro aux pigeons. Et les pigeons partaient à des distances différentes, environ 100 km, et pour certains concours beaucoup plus loin. Il était rare que le pigeon se perde. Souvent le lâcher de pigeon était le dimanche, mon père écoutait à la radio les heures de lâcher et il savait qu’a telle heure les pigeons allaient se présenter. Nous étions consigner dans la maison interdiction de jouer dehors, la ménagère était consignée aussi, et interdiction de pendre du linge dehors ou, toute autre chose qui aurait pu déranger le pigeon. Dans le coron c’était d’un calme. Jusqu’au moment ou les volatiles se montraient, alors la c’était l’animation du quartier, comme il y avait beaucoup de pigeonnier dans les corons, ont entendais les boites à grain que les coulonneux secouais, croyant que c’était le sien qui arrivait.Les pigeons arrivaient presque en même temps, mais c’était le plus rapide à rentrer, on lui enlevait la bague en caoutchouc, et on la plaçait dans un petit casier que l’on introduisait dans le constateur, ensuite on tournait la manivelle pour enregistrer cette bague. Il y avait le dépouillement pour connaître le vainqueur et le classement, il y avait des mises qui rapportaient de l’argent, et aussi de beaux prix, c’est comme cela que mon père avait gagné un jour un carillon, je pense aussi qu’il a du gagner un cochon mais la je ne peux l’affirmer. Il y avait de véritable champion, et les jeunes de champion devenaient aussi des champions, a aucun moment le coulonneux aurais échangé ses jeunes ou ses œufs. Des fois il y avait du mauvais temps et le lâcher de pigeons étaient reporter au lundi, ça m’est arriver de faire la constatation quand mes frères étaient au travail. A la mort de mon père mes frères ont continué à avoir le pigeonnier, mais pas très longtemps car le jeune avais aussi d’autres occupations. Je ne vais pas tout dévoiler les combines qu’avaient les coulonneux, mais par exemple quand il s’échangeait des œufs, pour renouveler la race de pigeon,dans leur pigeonnier, il était rare que les œufs écloses, souvent ils avaient subit un petit traitement qui allait empêcher que la race aille chez un autre conquérant. Par contre, par le mauvais résultat d’un pigeon, il finissait à la poêle. Ont arrivait facilement à dresser un pigeon, il se posait sur notre épaule et venait manger le grain de maïs qu'ont tenait dans la bouche.

Les coulonneux.

Je sais que pour certain les souvenirs vont bon train, et surtout ceux qui ont vécu avec un coulonneux , n’est ce pas maria ? Que de dimanche passer seule à attendre avec les enfants, des fois les pigeons n’étaient pas lâcher de bonne heure souvent le temps le permettais pas, alors le dimanche se passait la, à attendre. J’ai vu ma mère aller porter à manger à mon père dans le pigeonnier, il attendait patiemment que ses pigeons rentrent et il ne voulait pas les louper.
Il y avait aussi le dépouillement des constateurs, au bistro, et la aussi, des fois l’attente se prolongeais, pour l’épouse le dimanche se passait comme cela à attendre. Que de souvenir oui, mais aussi quelle passion. Les pigeons surtout ceux la, que l’on appelle pigeon voyageur, ont un instinct incroyable, d’après les scientifiques ils auraient un minuscule radar au cerveau qui leurs permettaient de se diriger et de retrouver leur pigeonnier. Merveilleuse créature, il faut les voir sortir du panier, faire un ou deux tours et se diriger vers l’endroit qu’ils ont repéré et retrouver leurs habitations. La Belgique est renommer pour cette pratique, nous ici dans le pas de calais ont voit passer au-dessus de notre ciel des hordes de pigeons qui ont été lâcher en France et se dirige vers la Belgique.
Pendant la guerre 14/18 ont se servaient des pigeons, remarquable passeur, pour envoyer des messages au-dessus des lignes ennemies. Il faut lire l’histoire d’un pigeon qui a été décoré, pour avoir transmis un message qui annonçait une attaque imminente des troupes allemande.

le cheval


Peut être la partit la plus délicate que j’aurais a raconter, Quand je suis descendu en 1950 , il n’y avais plus qu’un cheval la ou je suis descendu, ils ont été remplacés pas des locos diesel , et c’était un bien car leur vie au fond bien que c’était un animal n’avait rien d’humain. On le remontait jamais , si il remontait c’est qu’il avais fini la carrière et c’était pour le conduire a l’abattoir. Celui que j’ai connu , avait ses habitudes, connaissait ses hommes , On en racontait beaucoup sur les chevaux , mais ils étaient très intelligents . Les mineurs le connaissait très bien et chacun avait a cœur de lui apporter des petites friandises .
Quand on arrivait et qu’il était en plein milieu de la galerie , nous avons de la lumière et lui pas, ses yeux étaient habitués a la pénombre,il se faisait reconnaître parce qu’il secouait tout son corps en disant attention je suis la , par contre si vous aviez l’habitude de lui donner une friandise ,carotte, tartine,il ne vous laissez pas passer ,il bloquais le passage avec son derrière ,en se faisant comprendre , quand tu m’aura donner ce que tu me donne d’habitude je te laisserais passer. Ont dit aussi qu’il savait compter , on lui mettait des berlines a tirer , il entendais le cliquetis quand les berlines se tendais , et si on en avait mis trop il s’arrêtait, on était obliger d’en décrocher . Quand je passait avec le géomètre , le géomètre lui parlait comme a un homme , et je me souvient qu’il lui disait ,….. On va te remonter , tu va aller dans une grande prairie ,avec de l’herbe bien verte,ou il y aura une jument et tu va gambader avec elle etc.
Et le cheval comme s’il comprenait secouait tout son corps, d’un air de dire merci. Le maréchal Ferrand , le connaissait et le soignais de toutes les éraflures qu’il avait sur son corps, car les galeries a certains endroits n’était pas large. Quand il était l’heure , le meneurs de chevaux ‘’meneux d’bidets’’ le détachait et lui disait aller va et il partait a l’écurie a toute vitesse ,on avait pas intérêt a se trouver sur son passage , on l’entendait venir de loin , il allais a l’écurie , manger son avoine bien mérité. L’écurie était a coter de l’accrochage la ou tout le monde passait pour soit ,remonter ou ,aller au chantier , et on ne pouvait que passer à proximité. Je ne m’étendrais pas trop sur ce chapitre , mais ça méritais d’être dit et raconté , tellement ses bêtes étais attachantes , et ses avec beaucoup de respect pour leur condition de vie ,que l’on a préférer les remplacer pas du matériel plus moderne.

le triage


Souvent le premier travail d’un jeune embaucher à la mine, c'était de passer par le triage. Alors le triage qu’est ce que c’est .Les berlines (petit wagonnet )qui remontent du fond, pleine de charbon mélangé a des cailloux, fallaient les trier, séparer le charbon des cailloux. A un étage supérieur, les berlines étaient guidées vers des culbuteurs, elles tournaient sur elle-même, et le contenue se vidait, dans une grande trémie, on appelait cela une ‘’tabascousse.’’ Il y avait des grilles et le charbon passait à travers ses grilles de différente dimension, le contenue de la berline était triée, une première fois, les plus gros morceaux restaient sur les grilles et ils étaient diriger sur un tapis métallique, Le tapis roulant était séparer en deux, pour d’un coté mettre le charbon et de l’autre les cailloux. Sur les gros morceaux (la gaillette )il fallait les pousser, sur le plus petit, la commençait le triage a la main, il fallait savoir reconnaître le charbon des cailloux, et retirer les morceaux de charbon pour les diriger sur un autre tapis roulant, et ensuite le plus fin allait directement dans les wagons pour aller au lavoir. Oui on lavait le charbon, par un procédé ingénieux, le charbon plus léger que les cailloux était trié. C’était le triage. Tout au long du tapis roulant, les jeunes ouvriers (galibots ) étaient alignés pour faire l’opération de triage, les premiers avait plus de travail que le dernier, c’est pour cela que le surveillant faisait un tour, le premier devenait le dernier etc. , on se relayait. Des fois arrivait sur le tapis des « excréments » de mineur, oui…. Au fond il n'y avait pas de W.C., le W.C. c’était la berline, et bien sur, des fois on mettait la main dedans ? Les gants pour cela n’existaient pas. Si on le voyait, on le laissait pour le suivant …et ainsi de suite, il y en avait toujours un qui ne le voyait pas, et mettait sa main dedans, c’était la rigolade.. Le surveillant avait fait une montre avec deux morceaux de fer plat, et tous les quarts d’heure avançaient les semblant d’aiguilles, c’était le signal pour changer de place. Les cailloux étaient diriger directement sur le terril par des petits wagonnets. Le charbon lui était déversé dans des wagons. A ce poste ont était, du matin, ou de l’après midi, jamais de nuit. Le travail était très bruyant car tout était en fer, les tapis roulant, le sol, et surtout très poussiéreux. Le poste était couper d’un repos casse croûte, que l’on appelait briquet, qui durait ¼ d’heure. A la fin du poste, on avait droit a une douche, dans le lavabo commun, la, pas de honte, tout le monde était nu, vieux comme jeunes.

les terrils


Si vous venez par chez nous, dans le plat pays comme le chante Jacques Brel, vous serez étonné de voir ses cônes, par-ci par la.En fait ses quoi ses monticules, on a bien épilogué la dessus, comme étant de monts de charbons ? Ou encore des crassiers, des scories, que sais-je encore. En fait ce n’est que des cailloux provenant de l’extraction, pour arriver aux couches de charbons qui se situe, ça dépend des régions à partir de 200 mètres, plus on descend plus les couches, que l’on appelle aussi veine de charbon vont être de plus en plus minces, j’ai connu à 280 mètres des couches de charbons de plus de deux mètres de hauteur, mais j’en ai connu aussi a 480 mètres des couches de 1,20 mètres, a 0,50 mètres et même plus petite ou l’exploitation devenait problématique. Quand je dis couche ou veine, sachez que le bassin houiller fait environ 100 km de long, et la couche de charbon fait, elle aussi cette longueur, plus ou moins grande, car par endroit il y a des rétrécissements. Pour arriver à ses couches de charbons il faut creuser des galeries hautes, des puits pour pouvoir véhiculer et remonter le charbon, amener le matériel, ventiler, découper les panneaux de charbons pour en favoriser l’exploitation.
C’est tout cela, des gravats en quelques sortent. On les stokes sur ses fameux terrils. Pour faire un terril, faut savoir que des tonnes de gravats vont être entreposées la, il va y avoir une étude de terrain, si le terrain est trop meuble alors on va faire un terril en long, le terril va s’enfoncer de plusieurs mètres et risque de glisser en s’enfonçant dans la terre. En remontant ses cailloux on va également remonter des pierres mélangées a du charbon, et des gaz, qui vont faire à ce que le terril va brûler, va se consumer. Et ses cailloux vont devenir rouges, et prendrons le nom de « terre rouge », elles serviront aux remblais ou aux bétons pour les constructions, Ce sera également une exploitation pour des entreprises que d’exploiter les terrils. Il y a une association qui s’appelle la chaîne des terrils qui se bat pour que ses terrils soit sauvegarder, ils veulent garder ce patrimoine, la mémoire, et empêcher que les terrils soit piller, elle se bat également pour que le bassin minier soit inscrit à l’Unesco. Beaucoup de terrils ont disparu maintenant. Si ça semble beaucoup ce stockage, sachez que c’est une infime partit de ce que l’on a pu extraire des entrailles de la terre, le charbon lui est partit en fumée


Suite

Quel terrain de jeux que les terrils. Imaginé ce que pouvait être une mini montagne, pour nous gamins , bien sur c’était interdit, mais quand c’est interdit c’est qu’il faut y aller. En haut du terril il y avait des petites crevasses et a l’intérieur le terril brûlait, c’était chaud, la première chose à faire était de mettre des pommes de terre à cuire, ensuite ont redescendait, il y avait une marre on se baignait, les filles n’étaient pas loin, et pas question de se déshabiller devant elle, et de nager, ont avait pas de slip de bain, alors une seule solution nager avec notre culotte, ensuite ont remontais la haut, ont faisait sécher notre culotte et ont mangeais les pommes de terre qu’elle avait eu le temps de cuire, quel régal. Un autre jeu, c’était de se laisser glisser, assis sur un couvercle dont on avait enlevé le manche, j’ai encore des marques de blessures et égratignures de cette époque. Certains terrils sont protéger, des visites sont organisées, sur le terril du 11/19 de Loos en Gohelle, le plus haut d’Europe, l’association « la chaîne des terrils » organise des visites, pour découvrir la faune et la flore qui s’est installé, des espèces rares de fleurs et d’insectes se sont développés, des nichées d’oiseaux sont observés. En bas du terril, un verger a poussé, des pommiers issus des pommes qu’emportais les mineurs dans leur casse-croûtes, et des figuiers issus aussi des casses croûtes mais la c’était plutôt les Marocains qui emportaient avec leurs tartines, des figues. Les graines ont poussé et ont donné naissances aux arbres. Le climat chaud du sol facilite la germination des graines qui sont transporter par le vent et les oiseaux, il y a une véritable faune rare qui si développe. Le terril petit a petit, malgré le sol très caillouteux, devient vert, la nature montre ce qui s’est passé à la naissance de la terre. Certains terrils ont été aménagés en piste de skis ,comme celle de Loisinord a Noeux les mines, une piste de skis longue de 320 mètres en synthétique, et large de 35 mètres, avec deux tires fesses, unique en France. Les terrils font partit du paysage de tout ce secteur minier, qui rappelle l’activité d’un siècle d’extraction. Apres la libération de la France en 1945, c’est aux mineurs et à la région que l’on a demandé,de participer à relever la France qui était à plat de suite de la guerre, la sidérurgie,la reconstruction de la France passait par la production du charbon. Aujourd’hui cette région a du mal a se relevé, les puits de mines ont fermé, laissant la région une des plus marquer par le chômage.

Le Lavabo


Au début de l’exploitation du charbon, le mineur, noir de poussière de charbon et de sueur, rentrait chez lui ou l’attendait son épouse, avec un baquet d’eau chaude. Dans les maisons il n’y avait pas de salle de bain, et bien souvent le mineur se lavait dans la cuisine, il y avait parfois un paravent, pour cacher aux autres membres de la famille celui qui se lavait. Par la suite on a installé, a proximité du puits, un « lavabo »,sorte de grande salle avec des douches communes. Il y avait un problème, c’était la place, en effet, pour loger tout le personnel. Un puits de mine, c’était environ 1000 a 2000 ouvriers, tout dépendait de l’importance du puits, mais y installer des coffres pour 2000 ouvriers la place manquait. Un procédé avait été trouvé pour que cela prenne moins de place au sol, ce procédé était de mettre des chaînes suspendues au plafond, que l’on remontait une fois mis ses habits. Il y avait, avant la descente, sur le porte manteau, les habits de travail, que l’on enlevait pour y accrocher ses habits propres, et mettre ses bleus, il y avait quatre portemanteaux en rond, au milieu le porte savon, il fallait bien accrocher ses habits pour que une fois remonter rien ne puisse tomber. Cet endroit ressemblait à des pendus, et d’où le surnom de « salle des pendus » En face de cette salle il y avait les douches c’était des douches communes, tous les mineurs prenaient leurs douches.
Il y avait un garde lavabo, c’est lui qui assurait la fonction de mitigeur, il réglait pour que l’eau soit à bonne température, quand tous les mineurs était repartit, c’est lui qui nettoyait l’ensemble. Il y avait un endroit que l’on ne pouvait pas se laver, c’était le dos et il fallait avoir recours à son voisin, on commençait à laver le dos de son voisin, et d’autre venaient se joindre a la file ,des fois de longue file se formait et le dernier se faisait laver le dos par le premier.
Le mineur ne bénéficiait pas de bleu de travail il fallait qu’il l’achète, et il fallait que la ménagère le répare, mette des pièces aux endroits usées,
La tenue du mineur était, un pantalon, une veste, on ne pouvait pas avoir de combinaison, car au fond tout devait s’enlever, sauf le pantalon, il y avait le béguin, sorte de coiffe que l’on mettait entre la tête et la barrette (casque du mineur). Ce béguin, pouvait avoir plusieurs utilisation, on s’en servait soit pour s’essuyer le visage quand celui ci était plein de sueur ou, alors de gant de toilette. A la fin de la semaine le mineur rapportait ses effets sales, et la ménagère pouvait les laver, une deuxième paire de bleue était prête pour recommencer la semaine, c’était repasser amidonner, raccommoder.

le lavabo

Quand le mineur rentrait chez lui pour se laver,sa femme lui lavait le dos.

Les corons

Dans les corons , (citées de mineurs ou toutes les maisons sont alignées .) Les ménagères étaient tenus de nettoyer les abords , tout autour de l’habitations , le trottoirs etc. Il fallait également nettoyer le caniveau , bordure du trottoir qui séparais la route du trottoir. ils y avais par moments des crêpages de chinions entre voisins, quand celle en aval faisait son caniveau et qu’après celle en amont faisait le sien et venais salir celui plus bas. Eh oui les rapports étaient parfois tendu entre voisins . Le garde des mines avait résolu le problème, il venait en vélo , posais sa bécane sur le mur, ouvrais la fontaine et laisser couler l’eau ,il prenait son sifflet et sifflais dedans en prévenant les ménagères que c’était le moment de nettoyer le caniveau, toutes les ménagères sortaient avec leurs balais poussaient en amont vers l’aval l’eau et les salissures pour arriver vers le bas . Il n’y eu plus de problème .

c’est un coron de luxe, peut être mais il faut avoir des photos d’époque. Mais je me souviens que certains corons et certaines maisons étaient coquettes, et chacun s’affairait à la rendre très accueillantes. Il y avait aussi les camps, italiens, belges, marocains, la c’était des baraquements, et leurs concentrations dans ses camps relevaient de l’inhumain. Quand je me suis marié, je suis resté à ce que l’on appelait « en double ménage », soit ont restait à deux foyers dans la même maison ou, alors avec les parents en attendant d’avoir un logement. Ce fut ma chance, je n’étais pas loger par les houillères, je suis rester en cohabitation chez mes beaux-parents, avec les problèmes de cohabitations que cela occasionnait. Je pouvais entreprendre de faire les démarches pour quitter ce métier, qui me plaisait mais qui offrais tant d’insécurité, et menaçait ma santé. Mais voilà pour quitter cette organisation ou, tout est fait pour pas que le mineur ne s’en aille pas, le paternalisme dont tout cela était entourer, il fallait s’armer de courage et surtout être aider. J’ai fait mon service militaire comme tous les jeunes j’ai fait mes 4 mois de classes on l’on apprenait le métier de soldat. A la fin de mes 4 mois j’avais le choix, on manquait de mineurs, et le retour a la mine étais souhaité d’autant plus que rester à l’armer, c’étais aussi aller en Algérie, ont était en pleine guerre d’Algérie, ceux qui s’en souviennent se rappellerons, l’O.A.S. le F.L.N. Les attentats, Nous étions en 1957. J’ai fait le choix de retourner à la mine et tout le temps que mon unité soit en Algérie, je suis rester mobilisé comme militaire mais mineur, avec les mêmes obligations, celle de ne pas être absent, et de se plier à certaine obligation, pas le droit de grève ni de revendiquer. Mon unité a été maintenue en Algérie 24 mois, je suis rester 24 mois comme militaire mineur, j’ai été libéré en même temps que mon unité. Je pouvais, et j’allais être libre.

La lampe du mineur

Oui c’est un peu ce que je vais raconter, la lampe du mineur ou lampe a benzine .Suite a la catastrophe, tout ce qui pouvait nuire à la sécurité devra être supprimés, et en particulier tout ce qui pourra enflammer le grisou. Avant la catastrophe, le mineur travaillais encore a la flamme nue, seul moyen de s’éclairer. On allait tout mettre en œuvre pour que le mineur puisse s’éclairer, mais avec une lampe complètement sécurisée. On ne pourra l’ouvrir sans l’aide d’un électro-aimant, disponible qu’a la lampisterie, seul endroit ou a chaque descente la lampe sera vérifiée. Le plein de benzine sera fait, les joints seront vérifiés, le verre ne montrera aucune fissure.et les deux tamis en parfait état. A chaque descente, un ouvrier mineur contrôlera si la lampe est bien verrouillée si le verre est en bon état et si les deux tamis sont présents. Le réservoir, avec son allume mèche, qui sera supprimé par la suite, en effet si la lampe venait à s’éteindre, il fallais que le mineur parte, si la flamme s’est éteinte s’est qu’il y avait danger, et en aucun cas donner l’envie a l’ouvrier de rallumer sa lampe.
Il y avait des raisons a laquelle la lampe pouvait s’éteindre, par le manque d’air ou la présence de grisou ou par choc. Un mineur expérimenté pouvait dire la teneur en grisou, par seulement le comportement de la flamme. Il y avait à des endroits des porteurs de feu, ils avaient en permanence une caisse de trois lampes de rechange. La lampe allait rester l’ami du mineur et pendant toute la période de l’exploitation du charbon elle demeurera présente. Maintenant c’est un objet d’art, la seule lampe tout en cuivre était celle du géomètre, en effet la présence de tout objet métallique autour de lui pouvait nuire à la mesure de ses instruments.

La lampe (suite )

Ajout a la lampe de mineur. Je montre aux élèves, l’importance de l’aération. Je pose une bougie sur le bureau, je l’allume et je recouvre cette flamme d’un verre à boire, la flamme s’éteint, pourquoi ? La flamme a besoin, comme nous d’oxygène pour vivre. A la catastrophe de Courrières, un incendie s’était déclarer dans les galeries, on n'avait aucun moyen de l’éteindre, les extincteurs n’existaient pas, les points d’eau étaient trop éloignés. Pour éteindre l’incendie on a muré la galerie de chaque coté pour arrêter l’aération, et faire comme il se passe sous le verre, supprimer l’oxygène et éteindre l’incendie. Si la lampe a benzine, s’éteint c’est que l’endroit manque d’oxygène, et le mineur devait rejoindre un point d’aération plus important et prévenir ses supérieurs. De la benzine ? Dans la lampe il ne fallait pas mettre n’importe quoi, sous peine de voir le verre se noircir ; pas de pétrole, pas d’essence. Il fallait de la benzine (essence plus raffinée ) Si lampe venait à filer (flamme qui grandit )c’est qu’il y avait présence de gaz, la aussi le mineur devait partir, et prévenir. La lampe fait un peu moins de 40 cm de hauteur, on dit que, si la lampe passe le mineur passe, il y avait des endroits ou la lampe passait difficilement, mais c’était en quelques sorte un gabarit, si ça passait sans la coucher ont pouvait y aller. C’est pour cela que je disais, la lampe véritable amie du mineur, jusqu'à la dernière remonter, cette lampe a toujours existée. Il y en avait toujours une a proximité, et chaque chef en avait une, j’ai été porteur de lampes de rechange, j’avais avec moi une caisse de trois lampes, si pour une raison mes lampes venaient à être utilisé j’avais l’autorisation de remonter de suite, en chercher d’autres.

Le réservoir, le plein était fait de benzine. On aperçoit l’allumeur qui servait à rallumer la lampe si elle s’était éteinte. Par la suite on a supprimé cet allumeur, en effet si la lampe s’est éteinte c’est qu’il y avait eu danger et on ne devait pas pouvoir la rallumer, si par contre la lampe était éteinte par un incident, on devait aller en chercher une autre auprès du porteur de feu, galibot qui avait en charge une caisse de 3 lampes de rechanges.
La protection du verre, par des barreaux.
Le verre baccarat très résistant.et les joints d’amiante
les deux tamis
Le couvercle et son crochet

la sainte Barbe

Barbe est traditionnellement fêtée le 4 décembre
Histoire de la Sainte Barbe
Sainte - Barbe aurait vécu au milieu du III ème siècle à Nicomédie en Asie Mineure, aujourd'hui Izmit, un port de Turquie. Son père, un riche païen du nom de Dioscore, veut la protéger des assauts de prétendants trop entreprenants. Il l'enferme dans une tour. Au retour d'un voyage, sa fille lui apprend qu'elle est chrétienne. Furieux, le père met le feu à la tour. Barbe réussit à s'enfuir et se réfugie dans les rochers des environs. Un berger découvre la cachette et avertit son père. Ce dernier la traîne devant le gouverneur romain de la province qui la condamne à d'affreux supplices. Comme la fille continue à invoquer le Christ, le gouverneur ordonne au père de trancher lui-même la tête de sa fille. Son père la décapite et fut aussitôt châtié par le Ciel, Dioscore meurt frappé par la foudre.

Légende de Sainte Barbe

Sainte - Barbe protège contre la foudre, la mort subite et donc contre le fameux coup de grisou. Elle est ainsi la sainte patronne des mineurs mais aussi de plusieurs corporations devant affronter le feu : les pompiers, les artificiers, les artilleurs.

la sainte barbe

C’est le 4 décembre, que quelques irréductibles anciens mineurs font revivre la sainte barbe, la mémoire des anciens,Par une messe en patois, et en souvenir de ceux qui par le passé ont chanté et fêter la sainte barbe, il y aura cette journée des témoignages d’anciens qui viendront réciter en patois des poèmes, et réciter le notre père et le je vous salut marie en patois comme le disais nos anciens. L’année dernière quelle fut notre surprise de voir les caméras de TF 1 et France 3 venir filmer, la messe, et le briquet (casse croûte du mineur ) tartine de saint doux, et café (goûte ed’ jus. Cette année rendez-vous au 4 de Lens, comme tous les ans a 10 h 00 pour cette commémoration, l’après midi on continuera, par des chants, des récits d’anciens mineurs qui viendront raconter, il y aura des jeunes qui ont préparé une exposition sur la mine et les mineurs, ils tenteront d’échanger, les souvenirs. , De savoir comment était la Jeunesse de ce temps la. De la tarte, des gâteaux serons aussi la pour être partager. L’exposition de la commission histoire de Lens du comité des sages, sur la catastrophe de Courrières vu par « le petit journal » de l’époque, journal parisien qui relataient en 1906, la catastrophe de Courrières. Ce sera un émouvant moment, je prendrais des Photos, que je mettrais sur mon blog pour vous en faire partager. Seulement une petite pensée a nos anciens, a ceux qui tant donné.

le charbon

D'ABORD ON GRATTA LE SOL POUR EN TIRER LE CHARBON QUI AFFLEURAIT...C'est surtout au XIVe siècle que l'emploi du charbon s'imposera partout où il affleure, car l'existence d'un gisement ne pouvait être décelée qu'aux rares endroits où la couche, dénudée par l'érosion, apparaissait à la surface du sol. On exploite alors ces « affleurements » à Saint Etienne, au Creusot, à Alès, à Graissessac, à Commentry, à Carmaux. Henri IV sera le premier à se pencher sur la condition sociale du mineur et il prescrit d'entretenir dans chaque mine un poste de secours « afin que l'usage du charbon se développât ». Mais déjà un médecin allemand, Agricola, a étudié passionnément les « études de l'ingénieur des mines » pour apprendre aux hommes à exploiter, en profondeur, les richesses minérales.En attendant, on exploite donc les « affleurements » en s'avançant à peu de distance dans la couche lorsqu'ils sont situés à flanc de coteau. Ou bien on creuse des puits, trous de quelques mètres de profondeur équipés d'un treuil en bois. Les mineurs sont des paysans grattant leurs champs pour arracher du combustible. Au XVII ème siècle, la prospection du sous-sol dans le royaume de France se heurte partout à l'hostilité superstitieuse des populations. Mais, dès le XVIII ème siècle, des radeaux construits au bord de l'Allier et chargés du charbon d'Auvergne et de tonneaux de vin s'en vont, par le canal de Briare, jusqu'à Paris où tout est vendu, charbon, vin et bois des radeaux.L'exploitation du charbon prend alors son véritable essor grâce à quelques « grands mineurs » : le vicomte Désandrouin qui découvre le riche bassin d'Anzin après avoir exploré le sous-sol du Hainaut, le marquis de Solages, fondateur des mines de Carmaux, Louis-Antoine Beaaunier qui, pour transporter le charbon de la Loire, construit de Saint-Etienne à Andrézieux le premier chemin de fer de France: il est tiré par des chevaux. D'abord simple concurrent du bois, le charbon voit peu à peu son exploitation s'intensifier avec le déboisement progressif du pays.Au XIX ème siècle naît la grande industrie houillère. En effet, l'invention de la machine à vapeur va permettre d'améliorer les techniques d'extraction (pompes et treuils plus puissants) ; la découverte du coke accélérera sa transformation en véritable industrie. Une industrie qui va connaître un prodigieux essor, avec d'énormes besoins d'argent et de main-d'œuvre et, par conséquent, la naissance d'une corporation minière qui deviendra une des familles professionnelles les plus nombreuses et les plus cohérentes.

le charbon (suite 2 )

C'EST DANS LE HAINAUT QU'A ÉTÉ EXTRAIT LE PREMIER CHARBON DU BASSIN HOUILLER DU NORDLes bassins houillers du Nord de la France ne connaissent pas d'affleurements. Cependant, dans le Hainaut, une légende locale affirme que l'emploi du charbon y fut connu à une époque reculée.La voici, traduite du latin : « Cette année 1196 ou 1200 ? une terre noire très bonne pour servir aux forgerons et pour faire du feu a été découverte près de Liège, en différents endroits, de la manière suivante : un vieillard, vénérable par son front chauve et par sa barbe, revêtu d'un habit blanc, a passé, dit-on, par le village de Cocke ; il a dit à cet artisan qui se plaignait de trop dépenser pour le charbon de bois et de faire ainsi peu de bénéfice" Mon ami, va au mont voisin des moines, tu trouveras ouvertes des veines noires de terre ; cette terre est très utile pour ton usage ". La découverte du charbon dans le Nord a nécessité de nombreux sondages et la mise en jeu d'énormes capitaux.La première société d'exploitation, celle d'Anzin, a été fondée en 1734. Son succès suscita de nombreuses recherches dans le Hainaut, dans les Flandres et en Artois. Les États d'Artois suivaient ces recherches avec beaucoup d'intérêt. Le bois était rare et de plus en plus cher. Des récompenses étaient promises à ceux " qui auraient mis durant les cinq ans une mine de charbon en exploitation dans la province ". Malheureusement, des nombreux sondages entrepris, aucun ne révéla le charbon. A travers plusieurs essais infructueux, rien de sérieux ne sera tenté jusqu'en 1834.En cette année, il se manifeste un engouement général pour les entreprises industrielles et plus particulièrement pour les mines de houille. De nouveau, le sol du département est fouillé en tous sens, mais toujours sans succès. En 1840, les chercheurs, découragés, abandonnent la partie. On est pourtant bien près d'aboutir. En 1841, on creuse un puits artésien à Oignies ; pas d'eau jaillissante, mais on apprend, vers 1846, que la sonde a rencontré le charbon à la profondeur de 170 mètres. L'année suivante, un administrateur des Mines de Vicoigne constate, lui aussi, la présence du charbon à l'Escarpelle et peut déterminer que la formation carbonifère dévie de 30 à 40 degrés vers le Nord, cause initiale de tant d'insuccès.Sitôt connues, ces découvertes provoquent de nouvelles recherches. En 1850, le terrain houiller est reconnu de Douai à Lens sur un espace de quinze kilomètres en longueur et huit en largeur. Le Bassin du Pas-de-Calais sera bientôt partagé jusque Fléchinelle entre les diverses sociétés concessionnaires.

charbon (suite3 )

LES DÉBUTS D'UNE INDUSTRIE QUI DEVAIT FAIRE DE LENS LA CAPITALE DU CHARBON A LENS : En juillet 1849, un premier sondage était ouvert à Annay-sousLens. Par suite d'accident, il dut être abandonné. Dans le même temps, la Société de Vicoigne, qui sollicitait la concession de Noeux, établissait un sondage à Loos-en-Gohelle. Lens s'empressa d'en effectuer un à Vendin ; les deux atteignirent le charbon. Mais un peu partout, et malgré l'expérience acquise, les débuts furent difficiles. II fallut lutter avec les difficultés de terrain, avec l'eau, et les moyens mécaniques étaient peu puissants.II n'y a pas si longtemps, les vieux mineurs parlaient encore du manège à chevaux ou à bras pour actionner le " tonneau "; des descentes et remontes en file indienne par les échelles ; des feux allumés dans les puits abandonnés pour servir d'appel d'air et d'autres difficultés depuis longtemps disparues. A cela, les ouvriers des villages devaient ajouter une longue route à faire à pied pour se rendre à la fosse.... Mais, dès 1856, la fosse Sainte-Elisabeth, ouverte en 1852, occupe 513 ouvriers et donne 62.210 tonnes de produits. La fosse du Grand-Condé, ouverte en 1857, entre en exploitation en 1859. En 1858, une troisième fosse avait été ouverte et, en 1860, la production des trois puits dépassent 100.000 tonnes. Un quatrième puits, ouvert en 1862, entre en extraction en 1864, et, deux ans après, les quatre fosses donnent 348.631 tonnes avec 1.583 ouvriers...

charbon (suite 4 )

Jusqu'à la dernière guerre, la mine avait certes évolué, mais les changements dans la technique s'étaient effectués lentement, apportant régulièrement, sans à-coups, leur lot d'avantages et d'améliorations dans la vie du mineur. Mais, à partir de 1945, l'évolution s'est accentuée de façon extrêmement rapide. L'augmentation du nombre d'engins modernes a été rendue possible par l'introduction de l'électricité , et le métier s'est transformé. 'Le mineur est de moins en moins un manœuvre qui abat le charbon il devient un technicien spécialiste des machines d'abattage, de creusement, ou même un électromécanicien.Par la même occasion, le nombre des puits d'extraction a considérablement diminué, sans diminution notable de production. Tel est le résultat d'un programme de concentration commencé en 1948 et qui est pratiquement achevé en 1971. Autrefois, le Siège de type courant était capable d'extraire de 500 à 1.500 tonnes nettes par jour. Les Sièges modernes ont une capacité de plus de 7.000 tonnes nettes de charbon par jour.Parallèlement est effectuée une concentration des installations de préparation mécanique des charbons (lavoirs) et une concentration des cokeries, centrales et usines chimiques. Au fond, le nombre de tailles diminue tandis qu'augmentent leur longueur et la rapidité de leur avancement ; ceci grâce à une mécanisation aussi développée que le permet l'irrégularité du gisement. La concentration des chantiers a permis une réduction des effectifs ouvriers, compensée par une hausse importante du rendement.(Extraits de documents HBNPC, carte Conseil Régional, photos P.C.)Fin 1990, le dernier charbon remontait du 10 d’Oignies mettant fin à 270 ans d’histoire minière. Les grandes dates de l’histoire ne sont pas toujours, hélas, marquées d’événements heureux. Dans la mémoire des mineurs du Nord-Pas-de-Calais, ce 21 décembre 1990 inspirera à jamais un sentiment de tristesse et de nostalgie. Ce jour-là, en effet, les dernières gaillettes étaient extraites du bassin. La grande aventure commencée 270 ans plus tôt prenait fin. Les mines du nord de la France, qui, à la Libération, allaient être regroupées dans une entité unique, les Houillères du Nord-Pas-de-Calais, avaient été en tête des évolutions techniques et de la production. Les mineurs de la région avaient été aussi à l’avant-garde des luttes sociales. Ce bassin immense, étendu sur une centaine de kilomètres de Valenciennes à Béthune, était le plus riche de France, fournissant, un siècle durant, et jusqu’aux années 1950, les deux tiers de la production française. Pour le profane, penser au charbon c’était aussitôt évoquer le Nord, le plat pays où les terrils remplaçaient les montagnes, où l’alignement monotone des corons était le symbole de la révolution industrielle.

le charbon ( suite 5 )

Quelques grandes dates : - en 1882 et e 1885 à Liévin : coup de grisou, respectivement 22 et 28 victimes... - en 1895 à Montceau les mines , coup de grisou ( 50 victimes ) - 10 mars 1906 ,la catastrophe de Courrières : Plus de soixante km. de veines souterraines de Sallaumines à Billy sont traversées par un incendie meurtrier : 1181 morts et 14 rescapés seulement après 20 jours sous la terre ... - au printemps 1906 , s'en suivra une grande grève : dans un climat de guerre civile, Clémenceau envoie la troupe , 21.000 soldats en face de 60.000 mineurs. le mouvement est brisé par la force et c'est un échec. - en 1912 : coup de grisou à La Clarence Divion : ( 79 morts ) - en 1917 : Fosse 9 de Barlin : coup de grisou ( 42 morts ) - en 1954, le 20 juin à La Clarence- Divion : coup de grisou, ( 10 morts ) - en 1955 : un exploit de la télévision révèle à des milliers de Français " : LA VIE HÉROÏQUE DES MINEURS DE FOND - Septembre 1959, le général de Gaulle descend dans la mine. Il prononce un discours qui ira droit au cœur des quelque 6 000 mineurs qui l’écoutent sur le carreau du 6 d’Haillicourt dans le Nord-Pas-de-Calais. Peu avant, le chef de l’état était descendu au fond. Cela ne s’était pas vu depuis 1914 et Raymond Poincaré qu’un président de la République prenne la cage étroite du mineur. L’année suivante, le plan signé de son ministre de l’Industrie est une véritable révolution culturelle de la politique charbonnière française. La récession a commencé. Elle aboutira, après quelques soubresauts, au pacte charbonnier de 1994. - en 1974, le 27 décembre, au 3 bis de Liévin , coup de grisou ( 42 morts )... Ces dates ne sont malheureusement que quelques exemples des nombreuses tragédies qui ont endeuillées l'histoire de la mine dans notre région : éboulements, accidents, coup de grisou et sans oublier la terrible maladie professionnelle , la silicose qui guette les mineurs.

La catastrophe de Courrières

Revenons un peu a la catastrophe de Courrières La catastrophe a laissée beaucoup de point d’interrogation ? Pourquoi en deux minutes 110 km de galeries ont été anéantit, il y avait le grisou mais ce gaz très explosif ne peu pas a lui seul parcourir toutes les galeries. Quand on est embauché à la mine, on fait un stage a « la mine image » ou l’on apprend le métier de mineur et surtout la sécurité. On a de ce fait un C.A.P. mineur, est oui ça existe, comme celui de menuisier ou d’ajusteur. La première chose que l’on montre, c'est un coup de poussière. On met devant une flamme, une cuillère de poussière récolter au fond, de la fine poussière de charbon, comme de la farine, on souffle cette poussière sur la flamme, il en résulte une flamme, comme une flamme de chalumeau, c’est le coup de poussière. Le 10 mars 1906, il y a eu une explosion du grisou, qui a mis le feu a la poussière comme nous le montre cette expérience, et la flamme tant qu’elle a eu de la poussière à s’alimenter à parcouru toutes les galeries, tant en expansions que sur les parois des galeries. Les 3 puits de mine de ce secteur avaient un charbon gras, très facile à s’enflammer. Les interrogations ont été : qu’est ce qui a permis l’explosion du grisou, plusieurs hypothèses ont été avancées, mais aucune n’a pu être retenue. Une étincelle suffisait à l’explosion ? Par contre a la suite de cette tragédie aucun responsable n’a été condamnée ou jugée. Et pourtant, les responsables avaient fais d’énormes fautes. Par la suite si vous descendez à la mine vous serez surpris, de voir les parois des galeries complètement blanchi par de la chaux, cette opération avait pour but de neutraliser les poussières coller sur les parois, il y avais dans les galeries des « taffanelles », du nom de son inventeur, un ingénieur, qui avais pensé, poser des planches emplis de sable, en bascule et en hauteur, sur des rails, au moindre coup de souffle de vent, les planches devaient basculer et se répandre sur le sol pour neutraliser les poussières. Il y eu d’autres mesures de sécurités, pas de flamme, contrôler en permanence les dépôts de grisou, augmenter l’aération, neutralisation des poussières. Neutraliser les poussières avait un double but celui aussi de diminuer la silicose, terrible maladie que celle la, la poussière venais à se déposer sur la paroi des poumons des mineurs elle formait une pellicule de béton qui finissaient par empêcher le mineur de respirer, s’étais la mort lente. Il y eu encore des explosions de grisou comme a Liévin, entre le Noël et le nouvel an, 42 mineurs ont trouvé la mort, bien que dans ce secteur reconnu très grisouteux, on avait posé des capteurs qui depuis le jour pouvaient annoncer la présence anormale de gaz. Ils y eus d’autres explosions, et beaucoup trop de victimes, mais pas de l’ampleur de celle de 1906.

La catastrophe de courrieres

10 mars 1906
Aux puits de la fosse de 4 de Méricourt sous Lens, un incendie s’est déclarer, qui inquiète beaucoup les responsables.  On ne connaît pas les risques du grisou, les mineurs ont des lampes a flammes nues, il n’est pas interdit de fumer. Pour éteindre les feux une solution est envisager, faire des barrages, colmater par des murs, les feux existant. Par le manque d’oxygène, le feu devrait s’éteindre tout seul, plusieurs barrages sont installer aux entrées des galeries menant à ses feux. Les ingénieurs n’interdisent pas la descente, malgré le danger existant. A 6 h 00 les mineurs descendent prendre leurs postes de travail aux différents endroits de la mine. 6 h 34, l’explosion a lieu on l’entend à 10 km a la ronde, 110 km de galerie vont être anéantis, en seulement 2 minutes. L’explosion a atteint d’autre puits, les plus proches ou sont destiné le retour d’air. L’explosion s’est fait entendre dans les quartiers des habitations, les habitants se regroupent, essaye de savoir. Un premier télégramme arrive sur le bureau du préfet, une explosion vient d’avoir lieu au puits 4 de Méricourt, il y aurait plusieurs victimes.  Au ministère de l’intérieur, on avance le chiffre de 100 victimes. Les chiffres vont sans cesse évoluer. La colère gronde aux grilles des puits, on veut savoir, on met en cause la direction, pourquoi avait ont donné l’ordre de descendre. Par sécurité et par peur la direction demande l’aide des troupes pour maintenir la foule qui est de plus en plus pressente.  Des sauveteurs descendent et ne remonteront pas, asphyxier par les gaz et la fumée. Les puits sont obstruer par les débris, les cages ont été projeter.

suite catastrophe

La réparation des puits endommagés est nécessaire, il faut augmenter la circulation d’air pour ventiler les galeries. Ceux qui arrivent à descendre, remonte complètement bouleverser, leur visage montre le désarroi et l’ampleur de la catastrophe. Des corps sont enchevêtrer, calciner, mélanger au cadavre des chevaux, des poutrelles, de ferraille, et autre matériel. On n’ose annoncer le nombre de victimes. On parle de 500 morts. Le feu vient de reprendre dans une des galeries, on appelle en renfort les pompiers de Paris. Les Allemands bien que les rapports soient très distant propose de venir aider, avec leur matériel très sophistiquer de respiration. Ils arrivent, et leurs habits militaires font peur a l’ensemble de la population. Leurs aides, très efficaces, permettent d’avancer plus loin dans les endroits qui jusque maintenant étaient inaccessibles. Ont remonte les cadavres. On ne peut faire vraiment l’inventaire des absents, des mineurs sont rentrer directement chez eux. La foule devant les puits de mines est de plus en plus pesantes, dés qu’un mineur remonte, on le questionne, on veut savoir. Bien qu’il fasse très froid, femmes et enfants vont attendre, avec l’espoir de voir remonter le père, le frère, le fils. On avance le nombre de plus de mille morts. La foule est menaçante, le préfet demande des renforts. Le 13 mars se sera le début des funérailles, on va enterrer les premiers cercueils des quelques victimes, a Méricourt sur 17 cercueils seul 3 ont des noms, les autres portent les inscriptions inconnues. Ont arrive à reconnaître les corps par de petits détails tel qu’un lacet de chaussures. On creuse une fosse commune que l’on rebouchera partiellement, en attente d’autres corps. Le Médecin des mines demande a ce que l’on ne reconnaisse plus les corps de peur d’une épidémie. Au cours des cérémonies, des discours sont prononcer par les délégués mineurs qui mettent en causes les houillères, des cris hostiles à l’encontre des responsables sont lancés.
A suivre.

suite, la catastrophe

Le miracle

Le 30 mars, un crie vient de surgir du fond du puits, il y a des « récapers » Ce nom inconnu du dictionnaire, « réchapper « « récaper » et enfin « rescaper » deviendra un nouveau mot à partir de cet événement. 13 mineurs arrivent à l’accrochage, ils titubent, ne voit plus clair, ils ont survécus à la famine. Tout le monde court, ont veut les voir c’est peut être un des miens, 2000 personnes se rassembles aux abords du puits. Ce sont Boursier-Castel-Coupet-Danglot-Dubois-Lefevre-Martin-Neny-Noiret-Pruvost Charles- Pruvost Anselme –Van Oudenhove -Wontier Les journalistes accourent pour recevoir leurs commentaires, comment ont-ils pu survivre dans ses conditions, 20 jours et 20 nuits. Un des rescapés, se montre plus hardi que les autres c’est Nény, il parle bien s’exprime bien, il est entouré des journalistes qui l’écoutent. C’est un vantard, il ne fait que raconter que ses grâces a lui que les autres ont été sauvés, alors que ses copains disent le contraire, il a été toujours a la traîne, c’est Pruvost qui grâce à lui, ont pu trouver de quoi survivre. Nény sera décorer de la légion d’honneur, le ministre qui est venu le décorer avait eu vent de ce vantard, il avait pris deux médailles, et quand il a voulu décorer Nény, celui ci dit, cette médaille revient plutôt a Pruvost, c’est grâce à lui que nous avons été sauvés. Pruvots sera décoré aussi. Comment ont-ils survécus ? Un groupe de mineurs puis un autre groupe se sont rencontrés, ils décidèrent de rester ensemble, et a tâtons, par mis les débris, les cadavres, on bus leurs urines, essayer de se repérer, dans les galeries, les éboulements. Ils ont rencontré un cheval qui lui aussi était rescapé, le cheval a été tué, et manger sa chair pour survivre.
Leur récit est émouvant, le petit Pruvots est blesser à la figure il souffre, ils se sont aider moralement, par moment ils étaient atteints de délire de par ce qu’ils buvaient, l’eau qu’il trouvait dans les flaques d’eau était putréfier. Leurs festins étaient à son comble quand ils ont trouvé à l’écurie de l’avoine à manger.
Ses rescapés ont redonné de l’espoir, et le 4 avril un autre rescapé est retrouvé, il a survécu en mangeant les casses croûtes sur les cadavres. Les recherches vont s’accentuer, ont ne retrouveras plus personnes. Quarante jours après la catastrophe on remontera encore des cadavres.
Le chiffre de 1099 morts est arrêter.
A suivre…………..

suite catastrophe

L’accablant chiffre.

A la fosse 2 de Billy-Montigny : sur un effectif de 517 mineurs
353 seront sauvés
164 disparus
A la fosse 3 de Méricourt sur un effectif de : 482 mineurs
40 seront sauvés
442 disparus
A la fosse 4 de Sallaumines sur un effectif de : 665
160 sauvés
505 disparus.

9000 mineurs stop le travail, ils ne veulent plus descendre dans ses conditions Ils réclament un meilleur salaire, une meilleure sécurité. Leurs revendications sont légitimes, ils demandent le 4x 8 . 8 heures de travail, 8 heures de repos, 8 heures de sommeil, 8 francs de salaires. Leur salaire est de, 4,80 francs, il réclame une augmentation de 15 %, une prime de 30 %, leur salaire serais de 7 francs 18. La direction, considère que c’est impossible. Le mouvement s’étend à d’autres puits du département, 42.000 mineurs sont en grève. Le 19 mars on compte 46.000 grévistes. Le ministre de l’intérieur, Clemenceau se déplace prend la parole et annonce que le droit de grève sera respecter, mais il demande également de respecter le droit au travail. Les mineurs crient vive la grève. La grève se durcit, elle s’étend à tout le département, 90.000 mineurs sont maintenant en grève. La chasse au non-gréviste, va être dure, la troupe accompagne les non-gréviste, leurs logements seront dégrader, il y aura des actions punitives envers les non-gréviste. Un mineur non-gréviste tire sur les mineurs venus dégrader sa maison. Des renforts de troupes sont demander. Ont fait des barricades. Les discutions continus, la direction propose des compensations, mais pas celle réclamer par les mineurs. Un référendum est lancer pour demander l’avis des mineurs de continuer la grève. Sur le département du pas de calais 60 % et sur le Nord 67 % se prononce pour continuer la grève. Clemenceau propose 6.71 francs, les mineurs n’acceptent pas.
A suivre.

suite et fin

Dans tout le bassin l’action des mineurs est très actives, la grève se poursuit les temps sont de plus en plus dur. La direction ne veut rien lâcher, et les mineurs non plus. Les mines sont partagées en plusieurs concessions, et les accords individuels sont plus faciles à obtenir, les actions des dirigeants des concessions permettent des accords qui vont permettre de briser la grève. Du coté de Marle les Mines, les mineurs apprennent qu’ils ont obtenu 7,24 francs, et que le travail reprend. Le 2 mai, la reprise est générale, et dans certain siège les revendications n’ont pas aboutit Il y a eu 60 jours de grève. Que sont devenus les rescapés, on les a invités un peu partout, a Paris, a Biarritz, dans les bureaux des journaux pour raconter leur péripétie. Certain ne descendrons plus a la mine. Que deviendrons les veuves, les orphelins ? La mine a laissé des traces, des blessures, la sécurité a été renforcée. Par la suite, il y a eu encore bien des coups de grisou, bien moins meurtrier, mais qui ont fait bien des victimes. et beaucoup trop de victime. Si j’ai raconté cette histoire en ce jour des 100 ans de mémoire, c’est que cette histoire me touche beaucoup, mes parents l’ont vécu, bien que nous somme une famille de mineurs, personne n’a été touché par cette catastrophe, mais mes parents me l’ont raconté souvent, et avec bien d’autres détails. Nous avons sans doute eu dans notre entourage des parentés, qui ont été touchés par cette tragédie. Cela n'a pas empêché, a notre famille de continuer à descendre au fond, mon père et mes frères, étaient mineurs, et moi-même dernier d’une famille de 7 garçons. Je suis descendu, en 1951 a l’age de 15 ans a la fosse 13 de Sallaumines, pas loin des fosses ou a eu cette terrible tragédie. Mais c’est en voyant mon père, mourir dans d’atroce souffrance de la silicose, de voir la santé de mes frères en constante dégradation, que j’ai jugé bon après y avoir passé 9 ans et avec l’accord de mon épouse, de quitter la mine en 1960.

Le chevalement

En fait il y a une différence entre le chevalet et le chevalement. Le chevalet et la tour, en béton ou en acier, et le chevalement et tout l’ensemble avec les bâtiments à coter, machine d’extraction et autres bâtiments. Quand il y avait extraction d’une concession, avant les concessions des mines étaient privées,
Et chaque concession avait son puit et d’ailleurs deux puits .un puit d’arriver d’air et un puit de retour d’air, comme si on ouvrirait la porte et la fenêtre en même temps, on allait créer une dépression car le puit de retour d’air était plus étroit, Comment reconnaître le puits d’arrivée et de celui de retour, en principe celui d’arrivée est couvert tandis que celui de sortie et découvert. Pour accélérer l’aérage on va installer un gros aspirateur au puit de retour d’air. Mais les concessions pouvaient communiquer entre eux, c’est pour ça qu’à la catastrophe de Courrières, l’explosion s’est propagée à d’autre puits. La hauteur du puits aussi disait si les puits était profond ou pas, plus c’était profond plus le puits était haut. Les câbles était rond les fils avaient une forme en ‘Z’ qui s’emboîtaient les uns dans les autres et formait un câble que l’on appelait câble clos. Certain puit était équipé de câble plat en dessous de la cage, qui empêchait la cage de tourner sur elle-même.

Le boisage

Le boisage Tout une technique, le mineur n’avait pas de mètre, ses mesures se prenait soit avec le manche de pic ou celui de la pelle, et pour terminé c’était ses membres, le coude, du coude a la main : une coudée, la main fermé avec le pouce en l’air :une poignée de pouce ; en patois un’ pognée ed’ pouche ,et après c’était les doigts. On disait :une pognée ed’pouche 4 dos,( une poignée de pouce + 4 doigts) Sur les photos on aperçois  une galerie, la dernière photo, avec des bois en travers, ce boisage s’appelais un boisage anglé, pas parce qu’il venait d’Angleterre, mais il y avait beaucoup d’angle, ce boisage était destiné a des endroits ou il y avait une forte pression, et on renforçait la galerie. L’apprentissage que nous faisons a la mine image, c’était de savoir boiser, le mineur devait se préoccuper de sa sécurité et celle des autres, si pas malheur il n’avait pas mis le soutènement nécessaire, il avait une amende. Quand il avait enlever le charbon, le chef de taille mesurais ce qu’il avait enlevé, le boisage était aussi relevé et payé

Le carreau de fosse

On dit carreau de fosse, soit disant ? (je n’ai pas contrôlé) Quand les mineurs remontaient et qu’ils voyaient la clarté du ciel ça faisait un carré, ça ressemblais a un carré de lueur et qu’ils appelaient cela, le carreau. Moi je pense plutôt que dans la cour, tout était rassemblé, et ça faisait un carré, dans le fond les puits, et sur chaque coté les lavabos,la machine d’extraction,le triage, la lampisterie,les ateliers, l’infirmerie , et les bureaux.

Le chef de taille
il donnait a chaque mineur la longueur du charbon a extraire,mais il ne faisait  pas que ça car lui aussi devait avoir sa part a extraire. a la fin du poste il relevait ce que chaque mineur avait fait, la longueur du charbon abatue, le nombre de bois de soutennement l'état du terrain , si par exemple le mineur avait eu des difficultés à travailler soit que le terrain n'était pas bon et il devait mettre plus de bois ou que le chabon était dur a cette endroit. il fallait que la travée que les mineurs avait commencée a dégager soit terminé pour la fin du poste. le lendemain chaque mineur recevait son billet de compte, et tous les détails de sa journée.

 

Dis, Papy ! raconte-moi la mine…partie 4

Dis, Papy ! raconte-moi la mine…partie 4

L’école primaire de G.Lalanne
Présente
Dis, Papy ! raconte-moi la mine…
Filmé,monté et réalisé
Par J.F. Loock
Avec M. V.Altazin
Interrogé par ses deux petits fils
Thierry et Emmanuel
Aout 1992

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Mis à jour (Lundi, 10 Janvier 2011 17:11)

 

Dis, Papy ! raconte-moi la mine…partie 3

Dis, Papy ! raconte-moi la mine… partie 3

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Dis, Papy ! raconte-moi la mine…
Filmé,monté et réalisé
Par J.F. Loock
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Interrogé par ses deux petits fils
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Dis, Papy ! raconte-moi la mine…partie 2

Dis, Papy ! raconte-moi la mine…partie 2

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Dis, Papy ! raconte-moi la mine…
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Par J.F. Loock
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Interrogé par ses deux petits fils
Thierry et Emmanuel
Aout 1992

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L'arrêt du dernier puits de mine du Nord Pas-de-Calais, le 21 décembre 1990, à Oignies, au moment même où d'anciens mineurs creusaient le tunnel sous la Manche, a résonné, 270 ans après la découverte du gisement houiller dans le Valenciennois, comme un symbole de la mutation de toute une région. L'image des derniers mineurs du Nord Pas-de-Calais entourant la dernière gaillette de charbon remontée au jour a masqué, d'une certaine façon, la diversité exceptionnelle des activités conduites par les Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais, l'ampleur des défis qu'elles ont relevés, tant à la Libération et dans les années cinquante, lorsqu'elles durent fournir les ressources énergétiques nécessaires à la reconstruction du pays puis à sa modernisation, qu'à partir de 1960, confrontées, comme elles le furent dès lors, à la nécessité de conduire en bon ordre la récession charbonnière en contribuant à ouvrir de nouvelles voies d'avenir pour leur personnel et la population de la région minière. Les qualités manifestées par les mineurs, courage, esprit de solidarité, savoir faire sont connues. Ces qualités, tous les hommes et les femmes du Bassin minier, dans des métiers, des situations très diverses, en ont fait preuve lorsqu'il leur a fallu s'adapter à des situations nouvelles, faire l'expérience de nécessaires conversions. Ce numéro spécial de Relais, c'est un hommage que nous leur rendons. Il rappellera à des centaines de milliers d'anciens mineurs, épouses ou fils de mineurs, l'exceptionnelle communauté d'esprit et d'énergie, dans le travail comme dans les activités de loisirs, qui les a unis et les unit encore. Il sera reçu comme un témoignage de ce que tant d'hommes ont apporté à la collectivité, leur peine, leur ténacité, parfois malheureusement leur vie. Il dévoilera à tous les autres lecteurs la richesse et l'étendue des métiers et des activités développées au sein des Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. Nombre de ces activités, au jour, n'ont d'ailleurs pas disparu. Les Houillères, avec Charbonnages de France et d'autres partenaires, ont fait en sorte qu'elles soient poursuivies avec profit et contribuent au renouveau régional.Les journaux de l'entreprise, de Mineurs en 1947 à Mineurs de France en 1991, en passant par Relais, délivraient, chaque mois, à des lecteurs aussi nombreux que ceux d'un grand magazine national, de multiples informations sur la vie du Bassin, accompagnaient leurs loisirs. Ces pages ne prétendent ni traduire, ni résumer ce qui composa l'existence de tant d'hommes et de femmes au cours de ces 45 années ; simplement en raviver la mémoire, en montrer la richesse, manifester peut-être leur légitime fierté.Ces pages permettront à de nombreux mineurs de se reconnaître, de reconnaître leurs lieux de travail, de vie, de vacances. Qu'elles permettent aussi de leur exprimer une pleine reconnaissance pour le travail accompli.
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  • PROFESSION : MINEUR DE FOND

    PROFESSION : MINEUR DE FOND


    Italiens, polonais, français ou  marocains
    Dans les galeries, au fond, on prenait le même train.

    Noires les loques suspendues dans la salle des pendus
    Noire la nuit, vingt mineurs descendent dans la cage
    Noire la poussière qui colle à nos poumons fichus
    Noirs les dos des copains qui passaient au lavage.

    Noire la peau des mineurs, on était tous égaux
    Noire était notre gueule, noir était notre visage
    Piqueurs, porions, Gueules Noires revenant du boisage
    Aux bains-douches.....
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