1918 Le désastre

31 août 1914 : une patrouille allemande arrive devant I’Hôtel de Ville de Lens. C’est le début de la première guerre mondiale.

31 août 1914 : une patrouille allemande arrive devant I’Hôtel de Ville de Lens. C’est le début de la première guerre mondiale. Dès le mois d’octobre, une ligne de tranchées traverse le bassin. Les mines occupées, à l’Est d’une ligne Arras-Béthune, très vite endommagées par les bombardements, connaissent une extraction très ralentie avant d’être complètement détruites par les Allemands à la fin de la guerre. Les mines non occupées assurent, quant à elles, malgré les bombardements continuels, une production record pour répondre aux besoins du pays. La production passe, à Nœux, de 4 000 tonnes par jour en 1913 a 5 000 tonnes en 1915, puis 9 000 tonnes en 1918.
Les conséquences de la guerre sont partout dramatiques. D’innombrables séquelles d’une lutte sans merci attestent l’âpreté des combats. Au, fond, 100 millions de mètres cubes d’eau, soit le débit de la Seine à Paris durant trois mois d’été ont inonde des milliers de kilomètres de galeries désormais inaccessibles. En surface, dans 103 fosses sinistrées, règnent la désolation et le chaos. Au milieu des ferrailles déchiquetées, des cratères remplis d’eau et de débris divers sont le plus souvent les témoignages dérisoires de la présence des puits et des chevalements qui étaient, quelques années auparavant, les symboles de la vitalité industrielle de la région.
La production de houille qui était supérieure à 27 millions de tonnes à la déclaration de la guerre n’atteindra pas 8 millions de tonnes en 1918.
En 1919, le charbon manque. On répare, on installe des équipements, des chevalements provisoires. On fait aussi largement appel à la main-d’œuvre immigrée, principalement polonaise.