Un symbole de fierté et de solidaritét

Un héritage encore présent

Aujourd’hui, bien que l’exploitation minière ait cessé en France, le terme « Gueules Noires » reste dans la mémoire collective comme un hommage aux mineurs et à leur travail acharné.

C’est quoi un chevalement. ?

Un chevalement est une structure généralement en bois, métal ou béton, qui se situe au-dessus d’un puits de mine. Il joue un rôle essentiel dans l’exploitation minière en permettant :
La descente et la remontée des mineurs.
L’extraction du minerai grâce à une cage d’ascenseur.
L’aération du puits et parfois l’évacuation des eaux souterraines.
Les chevalements sont des éléments emblématiques des anciennes mines et peuvent encore être observés dans certains sites miniers reconvertis en musées ou en patrimoine industriel. Certains sont de véritables chefs-d’œuvre d’ingénierie !

Qu’est ce qui détermine la hauteur du chevalement ? 

La hauteur du chevalement est principalement déterminée par plusieurs facteurs :
La profondeur du puits
→ Plus le puits est profond, plus le chevalement doit être haut pour garantir un bon déroulement du câble et éviter des angles trop brusques.
Le diamètre des molettes
→ Plus les molettes (les grandes poulies situées au sommet du chevalement) sont grandes, plus elles nécessitent une hauteur importante pour fonctionner correctement.
La dimension de la cage et la vitesse de déplacement
→ Une cage plus grande et une vitesse élevée demandent un système de levage plus performant, ce qui peut influencer la hauteur du chevalement.
Le nombre de tonnes de charbon à remonter
→ Indirectement, cela peut jouer un rôle, car un rendement élevé exige souvent un système de levage plus puissant, donc un chevalement adapté.
Le facteur principal reste toutefois la profondeur du puits, car plus il est profond, plus le chevalement doit être haut pour permettre un bon enroulement et déroulement du câble.

Pourquoi deux chevalement sur un carreau de fosse ?

Ventilation permanente des galeries
L’un des puits servait d’entrée d’air frais (puits d’aérage).
L’autre servait de sortie d’air vicié (puits d’exhaure).
Cela permettait d’assurer un flux d’air constant et de renouveler l’atmosphère souterraine.
Création d’une dépression pour améliorer l’aérage
Un deuxième puits, souvent plus étroit, permettait de créer une circulation d’air forcée.
Un ventilateur ou un système d’aspiration pouvait être installé pour accélérer l’aérage.
Éviter l’accumulation du grisou
Le grisou (gaz inflammable présent dans certaines mines de charbon) pouvait s’accumuler dans les galeries et provoquer des explosions.
Une bonne ventilation permettait de dissiper ce gaz dangereux et d’éviter les risques d’explosion.
Autres avantages d’un double puits :
Faciliter l’évacuation en cas d’accident
Améliorer l’efficacité de l’extraction avec un puits dédié aux mineurs et un autre au minerai
Réduire l’usure du matériel en répartissant les charges sur plusieurs infrastructures
En résumé : la sécurité et l’efficacité de la mine étaient grandement améliorées grâce à l’utilisation de deux puits et de leurs chevalements.

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D’où viennent les noms des fosses ? 

La houille fut découverte près d’Aniche en 1778 et sont extraction se termina en 1786 puis mis en sommeil pendant la période révolutionnaire. Elle fut appelée la vieille fosse pendant cette période et ensuite fut nommée Sainte-Catherine en 1807. Pendant cette période toutes les fosses d’Aniche reçurent le nom d’un saint,
Mais, à la fin du siècle, la compagnie adopta la règle, déjà en vigueur à l’est du Bassin, de dédier les fosses aux plus méritants ou aux plus puissants d’entre eux. La fosse Vuillemin (1891-1955) inaugura la série.

Compagnie des mines d’Aniche
Fosse Fressain, Fosse Monchecourt,Fosse Sainte Catherine – Saint Mathias,Fosse Saint Laurent – Sainte Thérèse,Fosse Sainte Barbe – Saint Waast
Fosse Saint Hyacinthe,Avaleresse Aglaé
Avaleresse La Paix,Fosse Espérance,Fosse Mastaing,Fosse Aoust,Fosse La Renaissance,Fosse Saint Louis,Fosse Fénelon,Fosse Traisnel,Fosse Gayant, Fosse Barrois, Fosse Puits du Midi, Fosse Archevêque, Fosse Sainte Marie, Fosse Notre Dame, Fosse Dechy, Fosse Saint René, Fosse Bernicourt, Fosse Roucourt, Fosse Vuillemin, Fosse Déjardin, Fosse De Sessevalle, Fosse Sébastopol, Fosse Bernard, Fosse Delloye, Fosse Lemay, Fosse Bonnel.

Compagnie des mines de Lens Plan du chevalement

A Lens, le prénom de certains administrateurs permit de laïciser sans grand bouleversement le nom des fosses préalablement dédiées à des saints.

Fosse n° 1 Sainte Élisabeth ou Jules Casteleyn
Fosse n° 2 – 2 bis Grand Condé
Fosse n° 2 ter Alfred Auguste Descamp
Fosse n° 3 – 3 bis Saint-Ame (1859-1960) devint la fosse Amé-Tilloy Avaleresse d’Éleu
Fosse n° 4 Saint-Louis (1861-1961) devint Louis Bigo, en hommage au président du Conseil d’administration et ancien maire de Lille
Fosse n° 5 – 5 bis Saint Antoine ou Antoine Scrive
Fosse n° 6 Saint-Alfred, se mua en Alfred Descamps
Fosse n° 7 – 7 bis Saint Léonard ou Léonard Danel
Fosse n° 8 – 8 bis Saint Auguste ou Auguste Descamp
Fosse n° 9 Saint Théodore ou Théodore Barrois
Fosse n° 9 bis Anatole Deschamps
Fosse n° 10 – 10 bis Saint Valentin ou Valentin Cazeneuve
Fosse n° 11 Saint-Pierre ou Pierre Destombes – 19
Fosse n° 11 bis Saint Albert ou Albert Crespel
Fosse n° 12 Saint-Edouard (1894) devint Edouard Bollaert , l’agent général de la Compagnie durant toute la seconde moitié du XIXe siècle.
Fosse n° 12 bis Docteur Barrois
Fosse n° 13 Élie Reumaux
Fosse n° 13 bis Félix Bollaert
Fosse n° 14 Saint Émile ou Émile Bigo
Fosse n° 14 bis Saint Ernest ou Ernest Cuvelette
Fosse n° 15 – 15 bis Saint Maurice ou Maurice Tilloy
Fosse n° 16 Saint Albert ou Albert Motte
Fosse n° 16 bis Saint Alfred de Montigny
Fosse n° 18 – 18 bis

Historique des fermetures

La liste des fermetures des installations minières dans le Nord Pas-de-Calais depuis 1968.

·1968 – Siège 9 d’Henin Lietard, siège 5 de Bully, siège St Mark
·1969 – Siège 5 de Bruay
·1970 – Siège de Sessevalle, siège 2 Hénin Liétard
·1971 – Siège Delloye, siège du 6 de Liévin
·1972 – Lavoir et cokerie de Chocques, lavoir de Mazingarbe, siège La Grange, centrale de Vendin, lavoir Ledoux, siège Vieux Condé, siège 13 de Noeux
·1973 – Siège 10 de l’Escarpelle, lavoir 2 d’ Auchel, siège 21 d’Hénin Liétard, cokerie d’Harnes
·1974 – Siège d’Auchel, lavoir de Liévin
·1976 – Siège Agache, lavoir Arenberg, siège 18 de Lens
·1977 – Cokerie de Waziers, usine anthracine de Fort de Scarpe, usine d’agglomération de Somain
·1978 – Lavoir de Gayant, siège de Gayant, lavoir de Liévin, cokerie de Vendin le Vieil, centrale de Beuvry
·1979 – Siège 6 de Bruay
·1980 – Siège de Sabatier
·1981 – Centrale de Labuissière, centrale de Thiers
·1982 – Centrale d’Henin-Beaumont
·1983 – Cokerie de Lourches
·1984 – Siège Barrois, cokerie de Mazingarbe, centrale de Dechy
·1985 – Centrale d’Harnes, siège 19 de Lens, lavoir du 19 de Lens
·1986 – Lavoir de Bruay
·1987 – Siège 3 de Courrières, lavoir de Drocourt, centrale de Violaine
·1988 – Lavoirs de Rousseau et de Barrois, siège de Ledoux
·1989 – Siège d’Arenberg, Groupe 1 et 2 Centrale d’Hornaing
·1990 – Siège 9 de l’Escarpelle, siège 10 d’Oignies
·1991 – Lavoir d’Oignies
·1992 – Centrale de Courrières
·1993 – Dissolution de l’EPIC HBNPC au 1er Janvier