La mine en Vidéo
Qu’est-ce que le charbon ? D’où vient-il ? Comment s’organise le travail dans la mine ? Comment en assure-t-on l’aération et la sécurité ? Comment se fait le transport des hommes et du précieux charbon ? Qu’est-ce qu’un coup de grisou ? Et quelles sont les différentes méthodes d’extraction ?
La silicose
La silicose est une maladie pulmonaire qu’attrapent les mineurs en inhalant la silice cristalline libre (quartz, cristobalite, tridymite). Toutefois en milieu de travail, lorsque les mesures préventives sont insuffisantes, le travailleur peut être exposé à des concentrations dangereuses de poussières contenant de la silice. Si cette exposition se poursuit sur plusieurs années, la silice peut se déposer et s’accumuler dans les alvéoles pulmonaires. Si tel est le cas, une réaction inflammatoire s’ensuit qui peut alors causer une fibrose pulmonaire. Il n’est donc pas étonnant que les emplois impliquant des travaux dans les mines, les carrières, le forage de tunnels ou les travaux liés au taillage de la pierre et à l’utilisation de sable ou de silice présentent un risque pour les travailleurs. Cette maladie irréversible a été découverte en 1855 en Allemagne. Pourtant, il faut attendre 1945 pour qu’elle soit reconnue comme maladie professionnelle. La silicose continue à tuer des milliers de personnes chaque année dans le monde. Les poussières microscopiques s’accrochent aux alvéoles pulmonaires. Le poumon enrobe cette particule d’une couche de protection. Le mineur devait passer devant un groupe de médecins qui lui donnait un niveau de contamination. Notons que cette maladie se développe lentement, typiquement sur des périodes de 20 ans et plus. Lorsque la fibrose apparaît, le travailleur commence à ressentir de l’essoufflement à l’effort. Comme les symptômes apparaissent tardivement, ils sont peu utiles au clinicien pour faire un diagnostic précoce. Des changements précoces au niveau pulmonaire peuvent être détectés par la radiographie pulmonaire. En fait, ces changements peuvent être détectés avant que le travailleur ne présente de symptômes. Dans les stages précoces, les anomalies radiologiques se manifestent sous forme de petites opacités représentant des nodules
Des Ailes sous la terre
par lindale
Court métrage étudiant de 2ème année réalisé à l’ESRA par 5 personnes:
Morgane Esnault ,Loïc hautbois ,Jean-marie Marquet, Nicolas Pérou et Tim Tran
Sons et mixage réalisé par Vincent Martinez et Mathieu tressart
Synopsis:
Sur une falaise immense, surplombée d’un arbre aux mesures anormales,un père mineur pioche continuellement à longueur de journée. Mais les racines grandissantes et les mines fragilisées par les coups de pioches incessants vont provoquer un bouleversement dans la petite famile.
Pourquoi employait-on des enfants dans les mines ?
Taille et souplesse : Les galeries étant souvent étroites et exiguës, les enfants pouvaient facilement se faufiler là où les adultes ne pouvaient pas aller.
Coût réduit : Un enfant coûtait moins cher à embaucher qu’un adulte, ce qui arrangeait les compagnies minières.
Main-d’œuvre abondante : Dans les familles ouvrières pauvres, les enfants devaient contribuer aux revenus du foyer, ce qui les poussait à accepter ces emplois.
Les différents rôles des enfants dans les mines
🔸 Les « galibots » (en France) : Petits mineurs en apprentissage, ils réalisaient des tâches variées sous la supervision des adultes.
🔸 Les « herscheurs » : Leur travail consistait à tirer ou pousser les wagonnets remplis de charbon sur des rails. Une tâche exténuante.
🔸 Les « ramoneurs de galeries » : Ils devaient nettoyer et entretenir les tunnels, souvent dans des espaces où aucun adulte ne pouvait passer.
🔸 Les « ouvreurs de portes » : Leur mission semblait simple, mais elle était terriblement solitaire : ils restaient dans l’obscurité des galeries pendant de longues heures pour ouvrir et fermer des portes, permettant ainsi la circulation de l’air dans la mine.
Le travail des enfants dans les mines de charbon : une réalité méconnue de l’industrialisation
Pendant plusieurs siècles, l’industrie minière a reposé sur une main-d’œuvre durement exploitée, et parmi elle, de nombreux enfants. Dès le début de la révolution industrielle, dans des pays comme la France, la Belgique ou l’Angleterre, les enfants travaillaient dans les mines de charbon dès l’âge de 6 ou 7 ans. Leur petite taille et leur agilité les rendaient « idéaux » pour certaines tâches, mais leur travail était particulièrement pénible et dangereux.
Le véritable coût du charbon
Publié en 2009Auteur(s) : Greenpeace International
Climat
Le charbon est utilisé pour produire près de 40 % de l’électricité mondiale. Cependant, la combustion du charbon est une pratique des plus nocives pour la planète. Elle affecte de façon irréversible l’environnement tout comme la santé des populations.
Alors qu’il y a urgence à s’engager dans des politiques énergétiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’utilisation du charbon est aberrante. Ce rapport fait la lumière sur le coût « réel » du charbon en terme environnemental.
Le Centre Historique Minier de Lewarde : un voyage au cœur de la mine
Situé dans le département du Nord, près de Douai, le Centre Historique Minier de Lewarde est le plus grand musée de la mine en France. Installé sur l’ancien site de la fosse Delloye, il témoigne de trois siècles d’exploitation charbonnière dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.
Un patrimoine industriel préservé
Classé monument historique, le site de Lewarde offre une immersion unique dans l’univers des mineurs. Le musée s’étend sur 8 hectares et propose une visite à travers les bâtiments d’origine, où l’on découvre les différentes étapes du travail minier : lampisterie, salle des pendus, ateliers de maintenance et bien sûr, les galeries souterraines reconstituées qui permettent de comprendre les conditions de travail des « gueules noires ».
Une expérience immersive
L’un des moments forts de la visite est la descente dans une galerie minière reconstituée, où des guides, souvent d’anciens mineurs, partagent leurs souvenirs et anecdotes. Grâce à des reconstitutions réalistes et des effets sonores, on plonge dans l’univers des mines, avec les bruits des machines, les conversations entre mineurs et la sensation d’être à plusieurs centaines de mètres sous terre.
La Cokerie de Drocourt : Un Pilier de l’Industrie Charbonnière Française
La cokerie de Drocourt fut l’une des plus grandes usines de production de coke en Europe. Implantée dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, elle a fonctionné pendant près d’un siècle, s’étendant sur trois communes : Hénin-Beaumont, Rouvroy et Drocourt, dans le département du Pas-de-Calais. Son entrée principale était située rue Georges Capelle, à Hénin-Beaumont, anciennement Hénin-Liétard.
Une Usine au Cœur du Bassin Minier
La cokerie de Drocourt occupait une place centrale dans l’exploitation charbonnière de la région. Elle était alimentée en charbon par les nombreux puits d’extraction des alentours et transformait cette matière première en coke, un combustible essentiel pour la sidérurgie et l’industrie métallurgique.
Intégrée à un vaste réseau d’usines de traitement du charbon et de centrales thermiques, elle bénéficia d’importants investissements qui contribuèrent à moderniser ses infrastructures et à renforcer son rôle stratégique dans l’économie énergétique française.
Un Symbole de l’Industrie Française
Grâce aux innovations technologiques et aux moyens engagés, la cokerie de Drocourt est devenue un pilier de l’industrie charbonnière nationale et une véritable vitrine du savoir-faire industriel français. Elle a marqué l’histoire économique et sociale du Nord-Pas-de-Calais, employant des milliers de travailleurs et façonnant le paysage de cette région fortement industrialisée.
Bien que l’exploitation charbonnière ait progressivement décliné en France à la fin du XXe siècle, la cokerie de Drocourt reste un symbole du passé industriel du bassin minier, témoignant de l’importance du charbon dans le développement économique du pays.
Le Site Minier de Oignies : Un Héritage du Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais
Le site minier de Oignies, situé dans le département du Pas-de-Calais, est l’un des témoignages les plus marquants de l’histoire industrielle du Nord de la France. Il fait partie du vaste bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2012.
L’exploitation du charbon à Oignies remonte au début du XXe siècle, mais le site est surtout connu pour avoir été le dernier lieu d’extraction du charbon en France. En effet, la fosse 9-9bis de Oignies a vu sortir des entrailles de la terre la dernière gaillette de charbon français, le 21 décembre 1990, marquant ainsi la fin de plus de deux siècles d’exploitation houillère dans le pays.
Le site était un élément clé du groupe des Mines de Courrières, tristement célèbre pour la catastrophe de 1906, l’un des plus grands accidents miniers d’Europe, qui a coûté la vie à plus de 1 099 mineurs.
Un Patrimoine Industriel Préservé
Après la fermeture du site, des efforts considérables ont été entrepris pour préserver cet héritage industriel. Aujourd’hui, la fosse 9-9bis a été réhabilitée en un espace culturel et touristique, permettant aux visiteurs de découvrir le quotidien des mineurs et l’histoire de l’exploitation charbonnière. On y trouve notamment :
Le chevalement et les bâtiments industriels restaurés, témoignant du savoir-faire technique de l’époque.
Le Métaphone, une salle de spectacle unique qui transforme les vibrations sonores en musique.
Un parcours mémoriel, retraçant l’histoire du charbon et son impact sur la région.
Un Symbole de la Mémoire Minière
Le site minier de Oignies est aujourd’hui un lieu de mémoire et de transmission, où l’on peut encore ressentir l’empreinte des générations de mineurs qui ont façonné la région. Grâce à sa préservation et à sa mise en valeur, il continue de jouer un rôle essentiel dans le devoir de mémoire du patrimoine industriel français.
Que ce soit pour les passionnés d’histoire, les anciens mineurs et leurs descendants, ou les visiteurs curieux de découvrir ce pan essentiel de l’histoire économique et sociale du Nord, le site de Oignies demeure un symbole fort du patrimoine minier.