La Nouvelle-Zélande en émoi

Drame minier: la Nouvelle-Zélande en émoi

Le drame s’est produit dans une région reculée de l’ouest de l’île du sud. – Stewart Nimmo [Keystone]

Jusqu’à trente-six mineurs étaient portés disparus vendredi, après l’explosion survenue dans une mine de charbon EN Nouvelle-Zélande. Les opérations de secours étaient retardées par la crainte d’une nouvelle explosion. Deux mineurs ont survécu et on est sans nouvelle des autres.

Selon la police, ils sont 36 sous terre, tandis que la société minière parle de 27 personnes. « Il y a 36 étiquettes accrochées sur le tableau de la mine. Ce sont celles des mineurs dont on est encore sans nouvelle », a déclaré une porte-parole de la police, Barbara Dunn.

« Nous avons eu deux mineurs qui sont sortis de la mine et on s’occupe actuellement d’eux en surface », a déclaré Peter Whittall. « Nous n’avons eu aucune communication avec qui que ce soit d’autre au fond de la mine jusqu’à présent », a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision TV3.

Les hommes doivent se trouver à environ 120 mètres sous la surface, selon lui. Selon les deux survivants, trois autres mineurs tentaient de remonter à la surface mais personne n’avait émergé alors que la nuit tombait.

L’explosion s’est produite en fin d’après-midi dans la mine de Pike River, sur la côte ouest de l’île du sud de Nouvelle-Zélande, au coeur de la région minière.

Risques de nouvelles déflagrations

Une équipe spécialisée dans les opérations de secours souterraines était sur place mais elle ne pouvait pas aller sous terre pour le moment car l’explosion a coupé l’électricité alimentant la ventilation de la mine, a indiqué la police. La descente de l’équipe de secours pourrait provoquer une autre explosion en enflammant des poches de gaz.

« Il y a eu une explosion. On ne sait pas ce qui l’a provoquée. Ils ne peuvent pas foncer làdedans et mettre des vies en danger », a expliqué Barbara Dunn sur Radio New Zealand. Le système de ventilation, qui pourrait avoir été coupé à cause de la panne de courant, fournit habituellement de l’air aux mineurs sous terre.

Jusqu’à trente-six mineurs étaient portés disparus vendredi, après l’explosion survenue dans une mine de charbon située dans une région isolée de Nouvelle-Zélande, et les opérations de secours étaient retardées par la crainte d’une nouvelle explosion.

Deux mineurs ont survécu et on est sans nouvelle des autres qui étaient sous terre au moment de l’accident, a indiqué le directeur général de la société minière Peter Whittall.

Selon la police, ils sont 36 sous terre, tandis que la société minière parle de 27 personnes.

« Il y a 36 étiquettes accrochées sur le tableau de la mine. Ce sont celles des mineurs dont on est encore sans nouvelle », a déclaré une porte-parole de la police, Barbara Dunn.

L’explosion s’est produite vers 16H00 locale (03H00 GMT) dans la mine de Pike River, sur la côte ouest de l’île du sud de Nouvelle-Zélande, au coeur de la région minière. Une équipe spécialisée dans les opérations de secours souterraines était sur place mais elle ne pouvait pas aller sous terre pour le moment car l’explosion a coupé l’électricité alimentant la ventilation de la mine, a indiqué la police.

La descente de l’équipe de secours pourrait provoquer une autre explosion en enflammant des poches de gaz. « Il y a eu une explosion. On ne sait pas ce qui l’a provoquée. Ils ne peuvent pas foncer là-dedans et mettre des vies en danger », a expliqué Mme Dunn sur Radio New Zealand. Le système de ventilation, qui pourrait avoir été coupé à cause de la panne de courant, fournit habituellement de l’air aux mineurs sous terre.

Les familles des disparus se rassemblaient sur le site.

« Nous avons eu deux mineurs qui sont sortis de la mine et on s’occupe actuellement d’eux en surface », a déclaré Peter Whittall. « Nous n’avons eu aucune communication avec qui que ce soit d’autre au fond de la mine jusqu’à présent », a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision TV3. Les hommes doivent se trouver à environ 120 mètres sous la surface, selon lui.

Selon les deux survivants, trois autres mineurs tentaient de remonter à la surface mais personne n’avait émergé alors que la nuit tombait.

Pike River est exploitée depuis 2009 pour le charbon à coke, destiné à la sidérurgie. Son tunnel d’accès, long de 2,4 km, a été creusé sous la montagne Paraoa. Elle est l’une des rares mines souterraines de Nouvelle-Zélande, qui compte surtout des mines à ciel ouvert.

L’explosion a provoqué la coupure de l’électricité sur ce site isolé, compliquant encore un peu plus les opérations de secours. Des ambulances et des hélicoptères étaient sur place.

« On croise les doigts mais ça ne sent pas bon », a déclaré Tony Kokshoorn, le maire de Grey District, la bourgade près de la mine, sur Radio New Zealand. Le ministre néo-zélandais des Mines Gerry Browlee a indiqué que le gouvernement allait tout mettre en oeuvre pour sauver les mineurs. « La priorité est de sortir ces gens de là », a-t-il déclaré.

Selon lui, la mine est solide et bénéficie d’une bonne ventilation, « ce qui devrait aider ». Elle appartient conjointement à New Zealand Oil and Gas et deux groupes indiens, Gujarat NRE Coke et Saurashtra Fuels Private.

L’accident s’est produit après la clôture de la Bourse de Wellington. Mais sur la Bourse australienne, l’action de Pike River Coal a perdu 14% après l’annonce de l’explosion et le titre a été suspendu.

C’est sur la côte ouest de l’île du sud de Nouvelle-Zélande que s’est produit la plus grande catastrophe minière de l’histoire du pays: une explosion avait tué 65 mineurs en 1896, dans la mine Brunner.

Le 13 octobre dernier, au Chili, 33 mineurs avaient été remontés à la surface lors d’un spectaculaire sauvetage, après avoir passé plus de deux mois sous terre, prisonniers de la mine après une explosion.

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Jusqu’à trente-six mineurs étaient portés disparus vendredi, après l’explosion survenue dans une mine de charbon située dans une région isolée de Nouvelle-Zélande, et les opérations de secours étaient retardées par la crainte d’une nouvelle explosion.

Deux mineurs ont survécu et on est sans nouvelle des autres qui étaient sous terre au moment de l’accident, a indiqué le directeur général de la société minière Peter Whittall. Selon la police, ils sont 36 sous terre, tandis que la société minière parle de 27 personnes.

« Il y a 36 étiquettes accrochées sur le tableau de la mine. Ce sont celles des mineurs dont on est encore sans nouvelle », a déclaré une porte-parole de la police, Barbara Dunn.

L’explosion s’est produite vers 16H00 locale dans la mine de Pike River, sur la côte ouest de l’île du sud de Nouvelle-Zélande, au coeur de la région minière. Une équipe spécialisée dans les opérations de secours souterraines était sur place mais elle ne pouvait pas aller sous terre pour le moment car l’explosion a coupé l’électricité alimentant la ventilation de la mine, a indiqué la police.

La descente de l’équipe de secours pourrait provoquer une autre explosion en enflammant des poches de gaz. « Il y a eu une explosion. On ne sait pas ce qui l’a provoquée. Ils ne peuvent pas foncer là-dedans et mettre des vies en danger », a expliqué Barbara Dunn sur Radio New Zealand. Le système de ventilation, qui pourrait avoir été coupé à cause de la panne de courant, fournit habituellement de l’air aux mineurs sous terre.

Les familles des disparus se rassemblaient sur le site.

« Nous avons eu deux mineurs qui sont sortis de la mine et on s’occupe actuellement d’eux en surface », a déclaré Peter Whittall. « Nous n’avons eu aucune communication avec qui que ce soit d’autre au fond de la mine jusqu’à présent », a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision TV3. Les hommes doivent se trouver à environ 120 mètres sous la surface, selon lui.

Trois mineurs tentent de remonter

Selon les deux survivants, trois autres mineurs tentaient de remonter à la surface mais personne n’avait émergé alors que la nuit tombait.

Pike River est exploitée depuis 2009 pour le charbon à coke, destiné à la sidérurgie. Son tunnel d’accès, long de 2,4 km, a été creusé sous la montagne Paraoa. Elle est l’une des rares mines souterraines de Nouvelle-Zélande, qui compte surtout des mines à ciel ouvert.

L’explosion a provoqué la coupure de l’électricité sur ce site isolé, compliquant encore un peu plus les opérations de secours. Des ambulances et des hélicoptères étaient sur place.

« On croise les doigts mais ça ne sent pas bon », a déclaré Tony Kokshoorn, le maire de Grey District, la bourgade près de la mine, sur Radio New Zealand. Le ministre néo-zélandais des Mines Gerry Browlee a indiqué que le gouvernement allait tout mettre en oeuvre pour sauver les mineurs. « La priorité est de sortir ces gens de là », a-t-il déclaré.

Selon lui, la mine est solide et bénéficie d’une bonne ventilation, « ce qui devrait aider ». Elle appartient conjointement à New Zealand Oil and Gas et deux groupes indiens, Gujarat NRE Coke et Saurashtra Fuels Private.

L’accident s’est produit après la clôture de la Bourse de Wellington. Mais sur la Bourse australienne, l’action de Pike River Coal a perdu 14% après l’annonce de l’explosion et le titre a été suspendu.

C’est sur la côte ouest de l’île du sud de Nouvelle-Zélande que s’est produit la plus grande catastrophe minière de l’histoire du pays: une explosion avait tué 65 mineurs en 1896, dans la mine Brunner.

Le 13 octobre dernier, au Chili, 33 mineurs avaient été remontés à la surface lors d’un spectaculaire sauvetage, après avoir passé plus de deux mois sous terre, prisonniers de la mine après une explosion.

L’explosion s’est produite vers 16H30 locale (03H30 GMT) dans la mine de Pike River, sur la côte ouest de l’île du sud de Nouvelle-Zélande, au cœur de la région minière du pays.

Une équipe spécialisée dans les opérations de secours souterraines était sur place et tentait d’établir une stratégie pour atteindre les hommes, qui avaient démarré leur travail une heure auparavant, a indiqué la police.

« Il y a 36 étiquettes accrochées sur le tableau de la mine. Ce sont celles des mineurs dont on est encore sans nouvelle », a déclaré une porte-parole de la police.

« Nous avons eu deux mineurs qui sont sortis de la mine et on s’occupe actuellement d’eux en surface », a déclaré Peter Whittall. « Nous n’avons eu aucune communication avec qui que ce soit d’autre au fond de la mine jusqu’à présent », a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision TV3.

Pike River est exploitée depuis 2009 pour le charbon à coke, destiné à la sidérurgie. Son tunnel d’accès, long de 2,4 km, a été creusé sous la montagne Paraoa. Elle est l’une des rares mines souterraines de Nouvelle-Zélande, qui compte surtout des mines à ciel ouvert.

L’explosion a provoqué la coupure de l’électricité sur ce site isolé, compliquant encore un peu plus les opérations de secours. Des ambulances et des hélicoptères étaient sur place.

« On croise les doigts mais ça ne sent pas bon », a déclaré Tony Kokshoorn, le maire de Grey District, la bourgade près de la mine, sur Radio New Zealand.

Le ministre néo-zélandais des Mines Gerry Browlee a indiqué que le gouvernement allait tout mettre en oeuvre pour sauver les mineurs. « La priorité est de sortir ces gens de là », a-t-il déclaré.

Selon lui, la mine est solide et bénéficie d’une bonne ventilation, « ce qui devrait aider ».

Elle appartient conjointement à New Zealand Oil and Gas et deux groupes indiens, Gujarat NRE Coke et Saurashtra Fuels Private.

L’accident s’est produit après la clôture de la Bourse de Wellington. Mais sur la Bourse australienne, l’action de Pike River Coal a perdu 14 % après l’annonce de l’explosion et le titre a été suspendu.

C’est sur la côte ouest de l’île du sud de Nouvelle-Zélande que s’est produit la plus grande catastrophe minière de l’histoire du pays : une explosion avait tué 65 mineurs en 1896, dans la mine Brunner.

Le 13 octobre dernier, au Chili, 33 mineurs avaient été remontés à la surface lors d’un spectaculaire sauvetage, après avoir passé plus de deux mois sous terre, prisonniers de la mine après une explosion.

Nouvelle-Zélande: 36 mineurs portés disparus après une explosion dans une mine

Par

WELLINGTON, 19 nov 2010 (AFP) Jusqu’à trente-six mineurs étaient portés disparus vendredi, après l’explosion survenue dans une mine de charbon située dans une région isolée de Nouvelle-Zélande, et les opérations de secours étaient retardées par la crainte d’une nouvelle explosion.

Deux mineurs ont survécu et on est sans nouvelle des autres qui étaient sous terre au moment de l’accident, a indiqué le directeur général de la société minière Peter Whittall. Selon la police, ils sont 36 sous terre, tandis que la société minière parle de 27 personnes.

« Il y a 36 étiquettes accrochées sur le tableau de la mine. Ce sont celles des mineurs dont on est encore sans nouvelle », a déclaré une porte-parole de la police, Barbara Dunn.

L’explosion s’est produite vers 16H00 locale (03H00 GMT) dans la mine de Pike River, sur la côte ouest de l’île du sud de Nouvelle-Zélande, au coeur de la région minière.

Une équipe spécialisée dans les opérations de secours souterraines était sur place mais elle ne pouvait pas aller sous terre pour le moment car l’explosion a coupé l’électricité alimentant la ventilation de la mine, a indiqué la police.

La descente de l’équipe de secours pourrait provoquer une autre explosion en enflammant des poches de gaz. « Il y a eu une explosion. On ne sait pas ce qui l’a provoquée. Ils ne peuvent pas foncer là-dedans et mettre des vies en danger », a expliqué Mme Dunn sur Radio New Zealand.

Le système de ventilation, qui pourrait avoir été coupé à cause de la panne de courant, fournit habituellement de l’air aux mineurs sous terre.

Les familles des disparus se rassemblaient sur le site.

« Nous avons eu deux mineurs qui sont sortis de la mine et on s’occupe actuellement d’eux en surface », a déclaré Peter Whittall. « Nous n’avons eu aucune communication avec qui que ce soit d’autre au fond de la mine jusqu’à présent », a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision TV3. Les hommes doivent se trouver à environ 120 mètres sous la surface, selon lui.

Selon les deux survivants, trois autres mineurs tentaient de remonter à la surface mais personne n’avait émergé alors que la nuit tombait.

Pike River est exploitée depuis 2009 pour le charbon à coke, destiné à la sidérurgie. Son tunnel d’accès, long de 2,4 km, a été creusé sous la montagne Paraoa. Elle est l’une des rares mines souterraines de Nouvelle-Zélande, qui compte surtout des mines à ciel ouvert.

L’explosion a provoqué la coupure de l’électricité sur ce site isolé, compliquant encore un peu plus les opérations de secours. Des ambulances et des hélicoptères étaient sur place.

« On croise les doigts mais ça ne sent pas bon », a déclaré Tony Kokshoorn, le maire de Grey District, la bourgade près de la mine, sur Radio New Zealand.

Le ministre néo-zélandais des Mines Gerry Browlee a indiqué que le gouvernement allait tout mettre en oeuvre pour sauver les mineurs. « La priorité est de sortir ces gens de là », a-t-il déclaré.

Selon lui, la mine est solide et bénéficie d’une bonne ventilation, « ce qui devrait aider ».

Elle appartient conjointement à New Zealand Oil and Gas et deux groupes indiens, Gujarat NRE Coke et Saurashtra Fuels Private.

L’accident s’est produit après la clôture de la Bourse de Wellington. Mais sur la Bourse australienne, l’action de Pike River Coal a perdu 14% après l’annonce de l’explosion et le titre a été suspendu.

C’est sur la côte ouest de l’île du sud de Nouvelle-Zélande que s’est produit la plus grande catastrophe minière de l’histoire du pays: une explosion avait tué 65 mineurs en 1896, dans la mine Brunner.

Le 13 octobre dernier, au Chili, 33 mineurs avaient été remontés à la surface lors d’un spectaculaire sauvetage, après avoir passé plus de deux mois sous terre, prisonniers de la mine après une explosion.