Marcel…Ma vie c’était la mine

Mon embauche

Tout d’abord, il faut faire connaissance.

Je suis d’une famille nombreuse, j’étais le dernier d’une famille de 7 garçons, tous mineurs mais pas tous mineur de fond, la mine offrait beaucoup de poste autre que celui d’être au fond à extraire le charbon.
Mon père, était mineur aussi, est très malade, silicosé, et des séquelles de la guerre 14- 18, passé dans les tranché, blesser 3 fois au front, je n’ai connu qu’un père malade et gardé en moi le souvenir d’un homme fortement marqué ? Qui se traînait pour aller travailler ?
En 1950, je venais d’avoir mon certificat d’étude primaire, c’était important le CEP, je l’avais eu et ma mère m’a fait savoir que, maintenant fallait penser à la vie active.
Je ne voulais pas aller à la mine, j’avais des exemples ,mon père et mes frères, que cette profession n’était pas faite pour moi et que je pouvais trouver autre chose.
Mon père je l’avais vu mourir dans d’atroce souffrance à vouloir trouver un peu d’air pour sa respiration, la silicose avait rongé sa santé, ses poumons étaient devenus du béton.
Un jour je me suis lever à 5 h du matin pour prendre le bus avec les filles qui allait travailler à la lainière de Roubaix, j’ai passé une journée à attendre, a passé des entrevues et je sentais bien que je ne puisse avoir un travail dans cette profession.
Ma carrure de garçon, chétif, je n’étais pas gros, je n’avais que 14 ans.
Il fallait me résigner, ma mère m’a conduit à la fosse 13 de Sallaumines, j’ai rencontré le directeur de siége, qui connaissait mon père, et ses antécédents, il y avait un peu de reconnaissance envers les anciens mineurs qui avaient laissé une partit de leur santé.
Et c’est avec satisfaction que ma mère en sortant du bureau du directeur, pouvais dire, tu seras mineur comme toute la famille.
Il y avait la comme une satisfaction, la mine offrait du travail, et tout ce qui va avec, le logement, le chauffage, le docteur, enfin tout ce que la mine avait mis en place pour que la main d’œuvre ne s’en aille pas.
J’ai passé la visite médicale, le docteur a fait remarquer à ma mère que je n’étais pas gros, il a appelé ma mère pour me montrer nu, et dans quel état j’étais, j’étais un peu honteux de me présenter nu devant ma mère,
Je me souviens que ma mère a dit, mais pourquoi tu mets tes mains devant ton zizi, ?
Les privations de la guerre en étaient pour quelque chose, je suis né en 1936, et la période de la guerre 1939-1945 avait laissé des traces de manques, a ma croissance.
Enfin, j’étais embauché, j’allais pouvoir travailler, j’allais être un homme, et j’allais contribuer à la vie de la maison……………
A suivre

Ma première journée de travail

Ma mère m’avait acheté mes habits de fosses, des toiles bleues, j’allais mettre pour la première fois des pantalons longs.
La veille j’avais été au bureau de la fosse me présenter.
On ma donner un numéro N° 257, j’allais avoir ce numéro longtemps, et on ma dit de me présenter au triage, du poste de l’après midi.
Mes frères me donnaient des recommandations , et me racontait, tu feras ceci, tu feras attention a cela etc. .
Et on m’a dit, tu verras les « marie gaillettes » (c’était des filles ) vont te passer la visite, c’est comme cela, des qu’un nouveau arrive c’est le baptême, surtout les garçons, ils vont te déshabiller, t’enlever ton pantalon te mettre le zizi plein de graisse et te mettrons de la poussière de charbons, que t’auras du mal à enlever faudra que tu frotte, c’est comme cela on y a tous passés, y a pas de raison.c’est le baptême du trieur.
Bon ! S’il fallait, et que les autres y avaient passés ? .
A midi, après le repas, mon baluchon était prêt, le baluchon était une serviette dans lequel on y mettait ses habits de fosse, ses chaussures, son gant de toilette son savon, et son linge de corps, car tous les habits devait être changer, ont reliait les quatre coins, par un nœud c’était le baluchon.
Ma musette, il y avait dedans mon casse croûte, 4 tartines beurrées dont deux de confitures, enveloppées dans une petite mallette, et mon « boutleau »bidon de un litre, en alu, avec comme boisson de l’eau et du café.
Me voilà parti, ma mère m’embrassa, c’était son dernier qui partait, je n’osais pas la regarder, je savais que dans son regard il y avait à la fois de la joie et de la tristesse, et il y avait dans ses yeux des larmes qu’elle aurait pu me communiquer.
En passant prés du concierge, la ou mon père a fini sa carrière, je venais le voir de temps en temps et j’entendais sa toux bien reconnaissable, j’ai eu comme un frisson.
J’ai retrouvé d’anciens copains d’école, ils mon pris en charge, m’ont expliqué tout ce que je devais faire, avoir une chaîne au lavabo, les habits de fosses étaient pendu par des chaînes.
Ils m’ont présenté au chef surveillant, il mon inscrit sur le registre, numéro 257…. fallait que je vienne me présenter tous les débuts de poste.
Ensuite on m’a conduit au tapis roulant, on ma expliquer, comment reconnaître une gaillette( morceau de charbon ) d’un caillou, des fois tu verras un caillou qui ressemblera à une gaillette, si tu n’es pas sur, tu le mets en cailloux, ça va au terril.
Les tapis roulant étaient en fer.
La machine infernale se mettait en route, de plus en plus de chose se mettait en route, et le bruit ne faisait qu’augmenter, je n’entendais plus mon copain parler, on ne pouvait plus parler.
Ça défilait devant moi, les cailloux, gaillettes, j’avais le vertige.
Le surveillant vient me chercher, et m’ont fait visiter tout le triage en m’expliquant d’où ça venait et ou ça partait,
je scrutais les alentours a la recherche de ses fameuses « marie gaillette »je me demandais quand ça allait être mon tour …
A la pause ( le briquet) tout s’arrêtât, je crois que j’étais sourd, j’avais les oreilles gonfler de tout ce bruit, on me parlait et je n’entendais rien.
Personne ne se lavait les mains, elles étaient tout noir, les tartines étaient enveloppées dans cette petite mallette, en ayant bien soin de ne pas toucher le pain avec nos mains noires, J ‘ai mangé mes 4 tartines j’avais la gorge sèches de toutes ses poussières.
Je n’avais pas encore vu les filles, mais ou étaient-elles, je m’attendais à les voir surgir et me sauter dessus ?
Je demandais, bien timidement a mon voisin, mais il n’y a pas de fille ici?
Ha non pas ici, ici dans ce triage il y a que des garçons, je l’aurais embrassé, je n’aurais pas cette visite et cette humiliation, ouf ! Content.
Mais j’allais apprendre par la suite que le même sort m’était réservé, et que c’est les garçons qui m’ont fait cette visite.
J’ai du frotter, pour enlever cette marque, et je n’ai pas réussi à tout avoir du premier coup j’ai du revenir à la maison comme cela, le tout est partit après plusieurs lavages.
Petit a petit mes oreilles commençaient à s’habituer au bruit, je voyais mes copains trier à une vitesse, je n’arrivais pas à les suivre, on ma dispenser d’être la premier du tapis roulant pour cette journée, mais demain on m’a dit faudra pas rigoler.
Je n’avais pas de montre et le temps me paraissaient long.
Le tapis roulant commençait à être moins charger, c’était la fin de poste qui arrivait, mon bidon d’eau et de café était vide depuis longtemps, et j’avais hâte de trouver un point d’eau.
Le bruit s’arrêtât, tout le monde pris la musette, et on se dirigea vers le lavabo.
Il y avait une glace à l’entrée, tout le monde se regardait en passant, moi je ne mettais jamais vu aussi noir, je suis rester un moment à m’admirer, j’étais fier, j’aurais bien voulu que ma mère me voie, j’avais pas envie de me laver, j’avais comme une satisfaction en moi, j’étais presque un homme, j’ai fumé ma première cigarette.
En rentrant chez moi ma mère m’attendait, ma mère je ne l’ai jamais vu coucher ou dormir, quand ont était du matin, elle était lever, le feu était allumer le café fait, et le soir quand on était de l’après midi elle nous attendait pour nous servir le repas du soir, nous étions 7 à avoir des horaires différents et toujours maman était lever.
Ce soir la, je me suis endormie très vite, avec encore ce bruit infernal dans les oreilles.
A suivre

Suite de ma première journée au fond

En cours de route, il a fallu prendre deux bois, je me demandais pourquoi deux bois, alors qu’il fallait en réparer qu’un, j’avais entendu le porion expliqué a Joseph, le remplacement d’un bois de soutènement cassé.
Il y avait une technique pour transporter les bois, on ne pouvait les porter, la hauteur de la galerie , ne le permettait pas.
Il sortait une corde de sa musette, fit un nœud coulant autour du bois et me la tendit « toi tirer » et lui avec sa hache la planta fortement dans le bois, ça lui faisait une poignée.
Et tous les deux en tirant sur notre charge, nous continuons notre route, pour atteindre l’endroit de notre travail.
En effet, le bois cassé présentait un danger d’éboulement, un peu de repos nous fit du bien, il avait des difficultés à respirer, comme tous les vieux, il avait de la silicose, et je revoyais mon père, et ses difficultés à respirer.
Il organisa le lieu, pris ma lampe l’accrocha a l’opposé de la sienne, pour que le chantier fut éclairer du mieux, la musette aussi devait être accrocher à un endroit non accessible aux souris, sous peine de la retrouver les tartines percer d’un joli trou,travail de la souris.
Il m’explique, « toi dégager bois cassé, derrière » et lui commence à mesurer, le mineur n’avait jamais de mètre, et les mesures qu’il employait était, le pic, la longueur de son coude a la main, « une coudée » sa main, son poing fermer avec le pouce ouvert « une poignée de pouces », ou ses doigts.
Pendant qu’il scia le bois a longueur et d’y faire une gorge a la hache, je dégageais le bois cassé, j’enlevais « les queues(1 )», les cailloux, et tout ce qui pouvaient gêner.
Lui pendant ce temps avait coupé à longueur le bois qui allait servir de soutènement provisoire, il le cala en dessous de la bille du toit, frappa de grand coup a l’aide de son pic.
On pouvait maintenant enlever, le bois cassé , j’avais fini d’enlever tout ce qui avait autour.
Comme par habitude, il sortit de sa poche un gousset dans lequel il y avait sa montre, et me dit « nous manger »il était l’heure du briquet.
On s’installa tous les deux cotes à cotes assis sur le bois, et chacun nous sortions notre précieux repas, il n’y avait pas de point d’eau pour se laver les mains, et il fallait protéger les tartines avec la mallette pour éviter que nos mains sale touche le pain, c’est comme ça au fond, et ça allait être toujours comme ça, car des points d’eau au fond ça n’existait pas.
Mes copines les souris étaient la et attendaient, mon compagnon leur jetait des petits morceaux de pain, j’en fit tout autant et m’amusait à les regarder venir et repartir vivement avec le petit bout de pain qu’on leur jetait.
Il fallait maintenant enlever le bois cassé, « la bille(2) » du toit était maintenu, je comprenais pourquoi il fallait deux bois ? , Avec sa scie il se mit à scier avec précaution le bois cassé, en surveillant, l’opération était délicate, car même le bois cassé pouvait encore soutenir assez bien.
Au fond la plupart des bois étaient en sapin, c’était un bois qui ‘parlait’ disait le mineur, il avait la particularité de craquer petit a petit et de prévenir.
Par moment et pour reprendre sa respiration il arrêtait, mais il ne m’aurait pas donné cette tache à faire, je comprenais qu’il préférait s’en assurer lui-même.
L’opération touchait à sa fin, il y avait quelques cailloux qui tombèrent du toit, mais le bois provisoire faisait son effet de remplacement.
On enleva le bois qui maintenant était en deux morceaux, il repris la mesure avec ses outils, coupa à longueur et avec sa hache pouvait tailler en biseaux, pour que celui ci entre bien a la place de l’autre.
Je remis derrière, les queues, et les cailloux, ça s’appelait le troussage, dernière opération pour terminer le travail, enlever le bois provisoire.
Je voyais à son regard, que Joseph était satisfait, comme un maçon au pied de son mur, quelques coups de pics, coté masse, par-ci par la pour s’assurer que tout cela sonnait bien, il savait au son qu’il entendait que c’était bien serrer.
Il regarda sa montre, on pouvait se reposer, pas trop longtemps car l’heure du retour était proche.
Le bois cassé pouvait être débiter en « racourche(3) »on avait le droit de le rapporter à la maison, pas plus de deux par musette, le bois était couper en petite longueur de 25 cm qui allait servir de petit bois pour allumer le feu.
Joseph avait de très bons outils, sa scie coupait à merveille, et sa hache qu’il aiguisait avec une pierre spéciale qu’il lubrifiait avec son crachat.
Je n’avais pas eu beaucoup de parole, mais je comprenais à ses gestes ce qu’il allait faire,
Apres un rajustement de nos habits, nous pouvons reprendre la route du retour, un peu moins charger.
On repris le même chemin jusqu’à l’endroit ou il m’avait laissé, pourvu qu’il ne fasse pas la même opération à me laisser-la.
Mais non, on continuait, a un moment il s’arrêta, et cacha ses outils dans la paroi derrière les cailloux, par un repère, il allait les retrouver le lendemain.
Il y avait dans chaque quartier, des coffres ou il pouvait y entreposer les outils, mais sans doutes trop loin de notre route du retour, et Joseph préférait les retrouver lui-même, ne sachant pas a quel endroit il allait être le lendemain.
On approchait de l’accrochage, et comme pour la descente, il fallait faire la queue pour remonter, et la même opération de comptages du porion de service.
Aussi serrer dans la cage, mais la, la main était libre, la lumière du jour aveuglante.

Mon séjour au triage

Je suis rester comme cela, 6 mois au triage, j’avais mes 14 ans et demi, gringalet pas très costaud et petit a petit je devenais l’ancien, puisqu’il y avait un roulement, et les plus anciens descendait au fond et laissait la place a de nouveau arrivant.
C’était à mon tour de leur faire passer la visite, avec l’aide, bien sur, des autres.
Le roulement au tapis, changeait, le surveillant savait faire changer de place, il y avait la grosse (tapis roulant métallique sur lequel arrivait le charbon)cette grosse toile véhiculait les plus grosses gaillettes, on ne pouvait les soulever, il fallait les pousser, le tapis se partageait en deux et les gaillettes étaient ainsi trier.
La grosse toile c’était du repos, il n’y avait pas beaucoup de grosse gaillette qui y sortait, et bien souvent on était seul a ce poste.
De voir ce charbon, ça tentait d’en ramener à la maison, la qualité de celui que l’on recevait était tellement médiocre que pour l’allumé ont aurait bien besoin de ses grosses gaillette.
Mais c’était strictement interdit, il y avait des fouilles des gardes des mines qui surveillait la sortie des mineurs, et si on se faisait prendre avec des gaillettes dans sa musette c’était des amendes que l’on trouvait en retenu sur sa fiche de paye.
J’avais ramené ma première paye a la maison est tout donner à ma mère, j’avais pu obtenir mon premier dimanche (mon argent de poche), j’allais pouvoir m’acheter mes cigarettes, aller au cinéma.
Cependant, un tournant dans ma vie allait changer, j’ai fait connaissance par mon cousin Michel, d’un mouvement de jeunes, La J.O.C.(jeunesse, ouvrière chrétienne.)
Je n’avais plus été à la messe depuis ma communion, mais j’ai connu d’autres jeunes de mon age et la réflexion que l’on avait à ce mouvement me plaisait.
Il y avait un abbé qu’ont appelait, père Francis, très exigeant, qui savait nous faire découvrir, la valeur humaine et le respect de la personne.
On allait faire de moi, quelqu’un ; et j’en ai pris conscience.
On ma nommer trésorier, c’était pour moi une responsabilité énorme, je n’avais jamais été à la poste, poster un mandat, j’étais responsable des journaux, et j’ai du me surpasser.
Et petit a petit, les responsabilités je n’avais plus peur de les prendre, je suis devenu responsable départemental, et je puis dire à l’heure actuelle que tout ce que j’ai appris par ce mouvement de jeunes ma servi pour ma carrière professionnelle.
La mine savait préparer ses mineurs, il y avait un centre d’apprentissage a Fouquières les Lens près de la fosse 23, véritable mine image, ont avait reconstitué des galeries en béton, et tout y était rassemblé pour apprendre ce métier.
Ont y allait régulièrement, ont restaient 15 jours apprendre le B a BA du métier, apprendre à boiser, la sécurité était importante, il y avait tellement de blesser au fond que le geste à ne pas faire nous était appris.
C’est la qu’ont allait nous montrer ce qu’était un coup de grisous et un coup de poussière.
J’allais plus tard obtenir le C.A.P mineur, est oui ça existe.
J’aimais y aller, c’était pour nous des vacances loin du bruit du triage et de la poussière, en plus j’apprenais, pas seulement le métier, mais tout ce qu’il y avait autour du métier de mineur, il y avait de bon prof, des anciens mineurs devenus enseignant soit par blessure soit par maladie qu’ont appelait improductif, il y avait aussi de vrai prof de Français et de calcul.
Mes 15 ans approchait et l’échéance de mon passage au triage allait approcher, j’allais et sentait venir que bientôt on allait me dire……. Demain tu descends….

le rabot

Il y avait un procédé a la mine, pour nous reconnaître, on avait un numéro, le mien était 257, quand toute la mine a eu ses lampes a barrette.
Qu’elle modernisation pour le mineur, on y voyait mieux. (seulement mieux )
Le numéro était inscrit à l’intérieur du réflecteur, comme cela l’ingénieur en passant savait à quelle catégorie on était, et les numéros inférieurs à 300 étaient des improductifs.
J’allais changer de numéro et avoir, celui qui allait me rester jusqu’à mon départ, un numéro productif. N°649.
Le nouveau jeune ingénieur du siège n’allait pas me laisser avec le géomètre et il me la fait savoir, de plus il avait des vues sur moi, pour faire de moi un futur porion, il me la dit et ma proposer de suivre les cours du soir.
Je n’ai pas répondu de suite, je venais d’avoir 18 ans.
Et il arriva ce qui devait arriver, on ma mis a la production, abandonner avec regret tout ce que je faisais avec le géomètre.
A la mine il y avait des tailles modernes, très mécanisées et très rentable, on avait besoin d’homme de confiance, celle dont j’allais être.
J’allais être conducteur de rabot.
Le rabot était un bloc de fer sur lequel il y avait des couteaux, ce bloc de fer était entraîné par de grosse chaîne, genre chaîne d’ancre de bateau.
Et tout le long du convoyeur, le rabot circulait et attaquais la base du charbon, pour faire une saignée, ensuite le charbon tombait dans ce convoyeur.
Je faisais monter et descendre le rabot tout le long de la taille
Le très gros moteur électrique entraînait tout cela a ma demande.
Il y avait des poussoirs qui collait l’ensemble convoyeur et bloc contre la veine de charbon.
Les ouvriers suivaient l’avancement et boisaient derrière.
J’obéissais à des signaux, j’avais un téléphone, pas le portable non, mais un gros appareil comme on en voit à l’armée.
Par moment je devais insister à des endroits plus délicats, a la demande des signaux que je recevais, je ne voyais pas ce que le rabot faisait.
Je faisais partit de l’équipe, mon salaire allait évoluer, de temps en temps on me demandait d’arrêter le rabot et je montais dans la taille rejoindre les ouvriers pour les aider.
Le porion était plus sociable, et il me parlait bien, souvent je faisais la route du retour avec car il me demandait de rester pour compléter son rapport et lui indiquait combien on avait avancé.
J’étais en confiance, je n’avais pas droit a l’erreur, des hommes étaient sur le passage du rabot, je ne devais pas faire de fausse manœuvre.
A suivre ma première blessure.

Ma blessure

J’étais maintenant un habitué, je savais ce que je devais faire, entretenir l’espace autour du formidable moteur électrique, par moment il grognait quand ça devenais dur à tirer, je ne devais pas forcer.
Je surveillais les allées retour du rabot, ainsi que les signaux que l’on me transmettait, je le dirigeais à l’aide d’une manette.
Je devais, quand ça devenait trop dur, et à l’oreille, quand le moteur grognait d’arrêter et de faire des petites passes pour alléger le tirage.
Pour entraîner ses grosses chaînes du rabot il y avait deux roues, genre d’embrayage, et a cet endroit deux gros rivets de la grosseur d’une canette de bière, qui maintenaient l’ensemble pour entraîner la chaîne et le rabot.
Pour ménager le moteur, les rivets faisaient effet de sécurité, pour éviter que le moteur ne grille, les rivets se cisaillaient. le rabot n’étais plus entraîné, je devais remplacer ses rivets par deux autres,
Une des deux roues tournait et l’autre non, je plaçais dans les trous les nouveaux, et je cherchais à l’aide de la main l’autre trou tout en tournant avec la roue, quand celui ci arrivais en face il s’arrêtait et je l’enfonçais avec une masse, c’était une manœuvre que l’on fait normalement, et de toute façon il n’y avait pas d’autre méthode.
Quand les deux rivets étaient en place je pouvais continuer à faire aller le rabot ?
Les rivets avaient la partie bombé de la grosseur de la paume de ma main.
Les deux rivets venaient de céder avec leur bruit habituel, le rabot venait de rencontrer une partie plus dure.
Je devais faire l’opération de changement.
J’enfonce le rivet dans le trou et je tourne avec la main et la roue, a la recherche de l’autre trou.
Arrivé en face de l’autre trou, il y a eu une secousse, ma main fut prise entre ce rivet et le bois de soutènement.
J’ai eu de la chance car, ma main n’est pas restée coincé, mais au contraire et c’est un bien, elle a suivi la roue qui continuait à tourner, j’aurais pu avoir ma main arracher.
Je regarde ma main, mes doigts étaient à l’équerre, je n’avais pas de sang, mais visiblement elle ne ressemblait plus du tout a une main.
Je n’avais pas trop mal, en regardant la paume de ma main l’empreinte du rivet était dans ma paume, et ça commençait à gonfler.
Plus je regardais plus ça gonflait, je sentais le sang a l’intérieur de ma main qui battait au rythme de mon cœur.
De la grosseur d’un œuf de poule, la couleur bleu, puis noir, je me demandais quand ça allait arrêter de gonfler.
Le téléphone sonna, le porion s’inquiétait de ne pas voir le rabot bouger, je lui annonce ce que je viens d’avoir, il me dit attend moi, j’arrive, on repart ensemble.
C’était à la fin du poste, j’ai attendu, je lui montre ma main, il n’a aucune parole, visiblement ne comprend pas ce que j’ai, me dit juste, on remonte, tu passeras à mon bureau que je te fasse une déclaration d’accident.
Dans ce genre de situation, les porions bien souvent ne veulent pas dramatiser, et préfère ne rien dire, j’avais eu déjà l’expérience.
A suivre, l’hôpital

l’accident

L’hôpital et l’opération
Je me suis laver d’une main, pas facile tant bien que mal, tout le monde autour de moi, venait voir le phénomène et chacun y allaient de son commentaire.
Mais aussi avec beaucoup de quolibets, qui font que ça dédramatise la situation.
Le porion m’attendait et à rédiger la déclaration d’accident, toujours sans un mot.
Suis passer à l’infirmerie, l’infirmier impuissant devant cette situation, me dit, il faut que tu va à l’hôpital, il à fait un pansement pour cacher un peu cette énormité.
Je rentre chez moi, j’explique à ma mère, en la rassurant que ce n’était pas grave, je faisais comme le porion je n’en dirais pas trop.
J’ai mangé, et suis partit à l’hôpital par l’autobus de la ligne normale, eh ! Oui c’était comme ça de notre temps, l’ambulance était pour les cas grave ou du moins ceux qui ne pouvaient se déplacer.
Le docteur de service, enleva mon pansement, regarda d’un air étonné ma main et compris de suite que j’avais un énorme hématome et qu’il fallait opérer pour enlever le sang a l’intérieur, restaient les tendons qui avaient l’air de l’inquiétait plus que mon hématome.
Je n’avais pris aucun vêtement ni de nécessaire de toilette, mais le docteur me rassura et me dit, t’inquiète pas on a tout ce qu’il faut, on va aussi prévenir chez toi.
Le lendemain matin l’opération a eu lieu, on m’a ouvert la main, le chirurgien a suivi ma ligne de la main de sorte que je n’ai aucune cicatrice de cette opération.
Mai ma paume était ouverte en deux, et mes tendons apparents.
Je suis rester 15 jours a l’hôpital, comble de malchance, j’ai fait des complications, j’ai fait de la température, ce qui inquiétaient grandement les docteurs rassemblés autour de mon lit en essayant de comprendre pourquoi je faisais de la température ?
Comme j’étais jeune, je ne pensais pas leur dire que j’avais mal a la gorges ? Et leur inquiétude a disparue quand l’un d’eux a regardé le fond de ma gorge, je faisais une angine.
Je ne me rappelle pas d’avoir été recousu, ni d’avoir mis des agrafes ? .
J’ai du être arrêter un mois pour que tout ça se recolle, et penser à la rééducation, les tendons avaient l’air de ne pas avoir trop souffert et avait repris leur place.
Ce n’était maintenant plus qu’un mauvais souvenir.
La dernière visite chez le docteur avant la reprise, il m’a fait un certificat de travail léger, ce qui a bien fait rire quand j’ai présenté ce billet au porion, qui m’a dit, ici du travail léger ça n’existe pas.
J’ai repris à la même place le travail de conducteur de rabot, on avait sans doute apprécié mon travail, et que cet accident n’allait pas avoir d’incidence sur la suite de ma carrière.
Seulement l’opération de changement de rivets allait, de ma part, avoir une prudence extrême.
A suivre.il ne m’a pas oublié

un petit arrêt

Tous ses récits je les avais déjà écrits sur des feuilles que j’avais rangées dans l’ordinateur et dans un classeur, dans l’espoir qu’un jour mes enfants et petits enfants connaisse un peu la vie de leurs parents.
Je les ais ressortis et publiées à votre intention, car j’ai vu et compris votre intérêt a cela, ce qui ma redonné le goût de les transmettre.
Il y a beaucoup de conseil de votre part.
Je n’ai aucune prétention d’être un écrivain, mais je raconte comme je parle avec toute ma passion de ce que j’ai vécu.
Vous m’avez donné beaucoup de plaisir à ressortir ses feuilles et ses photos.
J’en ai bientôt terminé à ce que j’ai déjà écrit, peut être ? Je me sentirais obligé de ne pas en rester la, je verrais ?

Ma deuxième peur

Le porteur de bois, était un travail assez fatigant, il fallait pousser bien souvent les trucs a la force de nos bras et jambes, suivre les chemins de roulements bien souvent dégrader par les mouvements de terrain, les rails étaient en mauvaise état, il n’était pas rare de voir son truc dérailler, et pour le remettre sur les rails fallait employer toutes les astuces.
En plus, il ne fallait pas traîner, les ouvriers attendaient le matériel, pour pouvoir boiser et continuer leur travail, l’ouvrier mineur était payer à l’avancement, c’est à dire qu’il était payer pour ce qu’il faisait.
Quand ont mettait les bois sur le tapis roulant, ont criait, ‘BOIS’ et le cri faisait écho dans la taille, tous les mineurs se passait le message, et chacun prenait ce dont il avait besoin, bien souvent dans ses tailles, et dans notre secteur, la hauteur dépassait rarement un mètre.
Il y a avait trois travées de deux mètres de largeur, mais avec un mètre de passage, une pour le passage, une pour le tapis roulant et une autre celle dont le mineur y était en train d’abattre le charbon.
Les tailles en boisage bois allait disparaître, pour laisser la place a, celle en métallique, tous les appareils de soutènement allaient être en fer, et récupérable.
Les bois allait être des « étançons », et les billettes (de toit ) des « plumes » toutes ses parties métalliques étaient numérotées, et contrôler, leur inventaire chaque nuit, par des contrôleurs donnaient parfois a des recherches, il ne fallait pas en perdre.
Et la peur de ma vie.
J’étais en train de poser les bois que me passait mon copain sur le tapis et j’étais dans la partit plus petite, avec un grand fracas tout s’écroula autour de moi, j’allais être recouvert.
Le soutènement avait cédé, et tout s’écroulait, je me suis soudain sentit prisonnier de tout cet amas de cailloux et autres, dans un effort dont je ne puis m’expliquer, je me suis tirer de tout cet amas, je me suis retrouver dans la partit haute, sans pantalon sans lampes sans chaussures.
J’avais tiré de toutes mes forces sur ce qui me retenaient, abandonnant lampe, pantalon, chaussures et autre.
L’alerte avait été donnée et déjà d’autres mineurs avaient accouru, pour aider celui qui aurait été prisonnier, je m’en étais sortis seul par miracle, mais très traumatiser, je ne pouvais placer un mot, et je pleurais, j’avais un gros hématome a la hanche et quelques déchirure un peu partout, on a récupéré mes affaires, j’ai remis mon pantalon déchirer à plusieurs endroit, ma lampe, mes chaussures, et je continuais à pleurer.
Le porion m’a fait aller mes membres, je n’avais rien de casser, mais je ne pouvais prononcer un mot, je continuais à pleurer.
Le porion voyait que je n’allais pas me remettre, a fait un billet et j’allais remonter, je ne pouvais continuer le poste.
Pas un mot d’encouragement, petit a petit et seul je pouvais mettre un pied devant l’autre, et je suis repartit, doucement je ne pouvais me calmer, j’avais eu très peur.
Je suis remonter, ont ma demander en cours de route ce que j’avais, je ne pouvais sortir aucun mot.
Je me suis laver, et rentrer chez moi, ont savait que, quand quelqu’un remontait avant l’heure c’était qu’il était arriver quelque chose.
Ma mère me voyant arriver, et toujours en pleurs, mais rassurer de me voir sur mes jambes me dit, assied toi.
Ma mère était une petite femme, et pour faciliter son travail on lui avait fabriqué une chaise dont on avait coupé les pieds, pour qu’elle puisse avoir les pieds par terre quand elle était assise.
Est cette chaise était derrière moi, je me suis assis dessus et croyant qu’il n’y avait rien je suis parti à la renverse, ça n’allait pas arranger mes douleurs, mais les éclats de rire malgré mon malheur, a d’un seul coup détendu l’atmosphère.
Je n’avais pas besoin de ça, mais j’ai pu parler et raconter mon histoire, et montrer ma hanche, et toutes mes égratignures tout au long de mon corps, ça me brûlait de partout.
Ma mère a pu arranger tout ça par-ci par la, j’aurais du passer à l’infirmerie mais trop presser de rentrer chez moi.
Le lendemain je suis retourner au travail, comme si de rien n’était, on ma regarder comme une bette curieuse, je me demandais pourquoi ?
Le bruit avait couru que j’avais été recouvert, et que l’on m’avait conduit à l’hôpital sur une civière ?
J’ai compris pourquoi on me regardait avec étonnement.
Je suis rester à ce poste de porteur de bois, longtemps, je n’avais gardé aucune peur, c’est comme cela au fond de la mine, il faut reprendre assez vite pour surmonter sa peur.
Un événement allait changer mon séjour au fond.

A suivre : la chance

Ma chance

J’allais avoir 17 ans, en arrivant comme tous les jours au porion, pour le pointage et avoir les directives, il me dit, toi aujourd’hui tu ne va pas venir dans mon service, tu va attendre-la ?
J’ai attendu, et le chef porion vint me voir pour me dire, tu va aller avec le géomètre.
Galibot de géomètre, j’en rêvais ! Quand je les voyais passer, toujours presser et toujours un mot gentil envers ceux qu’il rencontrait.
Le géomètre était un homme très respecté, il était toujours accompagné de deux galibots, il y avait du matériel à transporter, appareil de mesure, théodolite avec trépied, boussole, etc.
Je suis partit à son bureau et j’ai attendu 8 h00, le géomètre avait un très grand bureau, c’est la qu’était entreposer tous les plans de la mine.
Son bureau était juste a coté de celui du directeur de siège, et bien souvent le directeur avait besoin de consulter les plans, et il y avait de grandes tables ou on étalait les plans.
Des réunions sur l’évolution et l’avancement des tailles et autres galeries avaient lieu régulièrement.
C’est la que l’on décidait comment allait être exploiter les veines (1) de charbon.
Et pendant tout ce temps de discussion, ont attendait, a coté dans un petit bureau annexe, il y avait l’entretient du matériel qu’il fallait avoir grand soin, il coûtait très cher.
Quand c’était l’heure de la descente, le géomètre venait nous voir dans la pièce a coté, nous racontait quelque blague.
Quel changement avec le porion !
Le porion était mis sous pression par l’ingénieur, a la fin de chaque poste il devait faire son rapport, et si ça n’avait pas bien avancer il y avait des éclats de voix qui s’entendait très loin.
Bien sur la répercutions se faisait sentir, et bien souvent l’humeur du porion retombait sur nous et les ouvriers.
La c’était le calme, le géomètre savait nous intéresser à son travail et nous faisait participer, par les explications qu’il nous donnait.
Tantôt il nous demandait d’aller dans son bureau et nous expliquait comment ont allait l’aider à remplir les énormes plans qu’il étalait sur la table.
Quand une veine de charbon avait été exploitée, fallait la mettre en couleur, et c’est avec un pinceau et de la peinture a l’eau, et avec grand soin que l’on mettait de la couleur.
Il arrivait parfois, que l’on partait avec lui aux grands bureaux de Billy-Montigny, pour reporter sur les plans généraux de tout le secteur, l’avancement de la fosse.
J’étais le plus heureux des galibots, quel changement avec tout ce que j’avais connu jusque maintenant, mais il fallais y passer, il y avait-la de l’apprentissage a tous les niveaux.
Ont descendait, et il allait visiter tous les chantiers de la fosse, soit pour relever les cotes de l’avancement, soit pour donner les directions des galeries.
Il y avait un aide géomètre, lui était plutôt l’homme du bureau est restait bien souvent au jour à reporter toutes les mesures que le géomètre faisait.
Par moment il descendait et prenait un de nous deux pour l’accompagner, son rôle était plutôt des prélèvements, et c’est ainsi qu’ont descendait avec une sorte de bouteille en cuivre( tout était en cuivre)(2) avec a l’intérieur de l’eau est c’est en vidant l’eau des bouteilles que l’ont pouvait prélever de l’air au fond est l’envoyer à analyser.
Avec un anémomètre, on mesurait le débit d’air que passait dans certaine galerie, prélever des échantillons de poussière, ce prélèvement était minutieux, il fallait prélever un peu partout dans la galerie, la poussière accumulée sur les parois qui était mélanger à la chaux, on avait un bac dans lequel avec tous les prélèvements que l’on faisait à un endroit, ont mélangeaient-le tout pour en retirer qu’une toute petite partie, et ont la récupérait pour l’analyse.
Ce prélèvement, permettait de savoir si la poussière accumulée à cet endroit était neutralisée par la chaux, et ne présentait aucun danger en cas de coup de grisou.
J’étais passionné par le sérieux de ses hommes, ils n’avaient pas le droit a l’erreur.
Il y avait des endroits ou on ne pouvait faire les relever de certaine taille que chantier arrêter et ont descendait la nuit quand tout était calme.
Pour relever les cotes, le géomètre installait son théodolite sur le trépied, bien de niveau, et nous demandait d’avancer assez loin, jusque quand il ne nous voyait plus, la, il nous demandait par des signaux de lampes de rester la, ont accrochait une ficelle, et ont éclairait avec notre lampe cette ficelle, lui dans son visé relever les cotes, puis il avançait jusqu’à notre rencontre et ont refaisait la même opération plus loin.

Bien énorme.
J’avais fait ma première journée au fond, je me laissais tomber sur le banc du lavabo, tout le monde s’affairait autour de moi pour aller se laver, je fumais ma cigarette, elle avait un bon goût comme celui d’être la, j’avais besoins de décompresser, après tout ce que j’avais vécu.

A suivre la routine.

(1) queue : une branche d’arbre d’un diamètre de 5 cm environ, et d’une longueur de 1,20 mètres, et droite.
(2) bille : le bois de toit, il arrivait parfois que cette bille ait cassé aussi et il fallait la remplacer, l’opération était plus délicate.
(3) racourche : on appelait cela aussi « cale à marmite » a pouvait débiter le bois cassé en morceaux de 25 cm environ, qui allait par la suite être cassée en petits morceaux et servir de bois pour allumer le feu, si on avait le droit de débiter les bois cassés, il était interdit de débiter des bois neufs, sous peine de fortes amendes, le feu devait être rallumé tous les jours, la mauvaise qualité du charbon en était la cause.

Pour mieux s’y retrouver dans mes notes, voici un lexique pour mieux comprendre certains mots employés.
La hiérarchie dans les mines
Directeur de siège
L’ingénieur
Le chef porions : ( chef d’atelier )
Le porion : ( contremaître )
Le géomètre, charger de tenir et de relever l’avancement des travaux du fond, de l’exploitation du charbon et de le reporter sur les plans
Le chef de carreau, (contremaître au jour )
Le surveillant
Le chef de poste
Le chef de taille
L’ouvrier

Le délégué mineur
Contrairement aux usines, il y a qu’un délégué pour tout le siège, il est considéré plutôt comme le délégué a la sécurité, il est à temps plein, il a un suppléant mais celui ci n’a pas d’heure sauf en cas de remplacement.
Le boutefeu : responsable des explosifs, c’est lui qui est charger de faire exploser les tirs dans les galeries

Parmi les ouvriers il y avait bien sur, l’abatteur, celui qui extrayait le charbon, il devait assurer sa sécurité, et celle des autres.
Boiser, opération qui consistait à mettre des bois de soutènement, pour maintenir le toit après avoir enlever le charbon.
Le chef de taille, lui donnait les marques de son chantier, et a la fin du poste, venait relever ce qu’il avait enlevé, noter les bois de soutènement, les différents travaux qu’il avait effectué, toute opération était rémunérer, pose de bois supplémentaire, propreté, dureté du charbon, mauvais terrain etc., étaient relever par le chef de taille.
Par contre, le non-respect a sa sécurité et a celle des autres, entraînais une amende.
Le galibot, c’était soit le porteur de bois, le gardien du moteur du tapis roulant, le porteur de feu.
Il y avait plusieurs type de galibot, c’était en quelque sorte le valet, le serviteur.
Il y avait le galibot de porion, le galibot de géomètre, c’était un fameux apprentissage a la vie du mineur.
Le raccommodeur, en principe ce poste était réservé à du personnel âgé, et en fin de carrière, c’est lui qui allait remplacer les bois de soutènement cassé, bien souvent aux galeries qu’il fallait tenir en état pour la circulation de l’air, un personnage très compétant par son ancienneté.
Le hercheur : le charbon après avoir été enlevé était transporter par tapis roulant en toile.vers une trémie, au pied de cette trémie le hercheur remplissait les berlines.
Le conducteur de cheval : « meneux d’bidet »
Je ne parlerais pas des métiers du jour.

Ma troisième grande peur

On était partit de nuit dans une taille très petite, il n’y avait personne.et le géomètre me dit d’y aller, lui étant rester dans la partie haute de la galerie, son théodolite(1) installé, j’avançais difficilement dans cette veine en me retournant pour voir le géomètre, et lui, a chaque fois me faisait signe avec sa lampe de continuer, j’avançais avec peine, la veine était très petite, entre 50 a 80 cm, il n’y avait pas de bois rien que des soutènements en fer, on ne pouvait entendre le bois craquer, mais les étançons coulissaient et faisait un énorme bruit de ferraille.
Le foudroyage a cet endroit n’était pas venu.
C’était impressionnant, j’avançais avec difficulté, m’accrochant partout, et ce bruit qui n’arrêtait pas.
Le foudroyage (qui ressemble à la foudre ) au fur et a mesure que l’on enlevait le charbon, il fallait soutenir le toit pour éviter qu’il s’écroule et protéger les ouvriers en train d’extraire le charbon, puis de faciliter l’évacuation du charbon par des convoyeurs, mais une fois le charbon enlevé, on avançait de deux mètres, c’était, par travée de deux mètres qu’était enlever le charbon.
Il y avait la travée en train d’extraire, la travée pour le convoyeur, et la travée de passage ensuite c’était le foudroyage.
Quand on avançait de deux mètres dans le charbon, ça laissait libre, les deux mètres derrières.
Il fallait pour que ça puisse s’écrouler que l’on enlève le soutènement, c’était le foudroyage.
Il fallait que ce fameux foudroyage vienne, si non, la taille devenait dangereuse.
Et régulièrement des ouvriers de métier enlevaient le soutènement, et tout s’écroulait.
Dans cette taille, on avait enlevé le soutènement et rien ne s’étaient écrouler sur une dizaine de mètre, c’était la limite, il y avait une pression énorme.
Il arrivait parfois que l’on arrête la taille, si le foudroyage, n’était pas venu, et l’on perçait des trous de mines, pour le faire écrouler.
J’avançais très péniblement a plat ventre, me retournant de temps en temps, le géomètre me fit signe d’accrocher ma ficelle au toit et de l’éclairer, j’avais parcouru une centaine de mètres il allait regarder dans sa lunette et relever les données.
C’est à ce moment que tout devient bruyant, les étançons autour de moi glissaient un a un, clig, clig, clig, clig, et ont entendait des coups de tonnerre comme pris dans un formidable orage, je me sentais soulever, la poussière envahissait tout l’entourage.
C’était impressionnant, je me suis souvenu d’un seul coup a ce qui mettait arriver quand j’étais porteur de bois, mais la, en dix fois plus grand.
Le bruit était infernal, mais il prévenait qu’il ne fallait pas rester-la.
Abandonnant le secteur, je me suis mis à ramper à toute vitesse, si j’avais mis une demi-heure à atteindre cet endroit, j’ai mis 5 minutes pour atteindre la partie haute de la taille.
Je n’en pouvais plus, je ne savais pas comment j’avais fait pour aller si vite et surtout de ne pas rester accrocher, de toute façon a la moindre résistance j’aurais tout arraché.
Le géomètre avait entendu le bruit, il était bien content de me voir, il me dit, le foudroyage est entrain de venir, nous allons remettre à un autre jour cette opération, on va laisser la taille se mettre en place, et on reviendra.
C’était la bonne parole, j’en avais encore les jambes qui tremblaient.
A suivre mes 18 ans.
(1) Le théodolite était un instrument de mesure qui remplaçait la boussole.
(2) Petite précision, au sujet des instruments en cuivre qui entouraient le géomètre, si au début il était obligé de faire attention au a tout ce qui l’entourait, car il travaillait à la boussole, par la suite avec le théodolite en plus moderne, cette précaution, n’était plus utile, mais il gardait sont attachement a ce qui le différenciait, avec cette fameuse lampe tout en cuivre, dont il gardait jalousement ce privilège.

A suivre. ma troisième peur
Veine : la couche de charbon, que l’on retrouvait bien souvent sur une très grande étendu, elles avaient des noms de saint, comme : Léonard, isabelle, Eugénie, dans notre secteur, les couches de charbon dépassait rarement le mètre de hauteur, et plus ont descendait en profondeur, plus les veines étaient petites.
Tout en cuivre : la lampe à flamme, très convoitées, étaient en cuivre, il fallais que le géomètre dans son entourage, n’ai rien de compromettant à la boussole, rien qui ne soit métal et puisse contrarier les mesures de son appareil. Tout le matériel était en cuivre.
Pendant au moins une quinzaine de jour, j’ai été avec mon « racommodeux »
En passant au porion avant de descendre et prendre les consignes, il n’était plus nécessaire de faire la queue, bien qu’au début, le porion me regardait avec des yeux interrogatifs du genre « ta pas intérêts a arcomminché » tu n’as pas intérêts à recommencer.
J’ai reçu cette formation de base très intéressante, car tous les métiers y ont passés, boiseur, réparer les tuyaux d’air comprimer, installer des buses d’aération, réparer le tapis roulant.
On était en quelques sortes les hommes de confiance du porion, Joseph surtout, moi je restais le galibot qui avait beaucoup à apprendre.
Ce qui me plaisait en Joseph, c’est qu’un jour, le porion a voulu m’envoyer seul chercher un matériel dont il avait besoin, dans un autre quartier.
Joseph s’y est opposer fermement, en disant, « nan ! ech’tio y reste avec mi » « non le petit reste avec moi », le porion avait beau insister, Joseph ne voulait pas et malgré l’insistance du porion.
J’étais un peu rassurer de trouver en lui une protection réconfortante, ce qui n’était pas du goût du porion, je n’entrerais pas dan son estime c’est sur ?
Un jour je n’ai plus vu mon compagnon, on ne me donna pas non plus de nouvelle de lui, était-il malade ?
J’ai attendu en vain et presque le dernier à être caser, ce n’était pas facile d’être à nouveau seul, j’avais perdu mon protecteur.
Un autre porion vint me chercher, il me dit, tu va être garde moteur, tu va aller avec Paul il te montrera l’endroit, avant, tu iras à la lampisterie, chercher une caisse de lampes, tu seras porteur de lampes, il me pointa et je suis partit avec mon guide, un peu plus âgées que moi.
J’ai pris cette caisse de 3 lampes a flamme, lourde, Paul m’en pris une pour me décharger.
Le garde moteur, était en fait une surveillance du tapis roulant, il y avait une intersection de deux galeries, un changement de direction et le tapis roulant qui transportait le charbon vers les trémies se déversait sur un autre tapis.
Paul m’expliqua ce travail de surveillance, si le tapis s’arrêtait, il fallait arrêter l’autre pour ne pas surcharger le tapis a l’arrêt, et redémarrer quand le tapis se remettait en marche, ensuite nettoyer, les abords qui de temps en temps débordaient.
La caisse de lampes, fallait la mettre bien en place pour éviter les coups car au moindre choc elle pouvait s’éteindre.
De temps en temps, un chef de poste venait m’en chercher une de remplacement, mais jamais je n’ai eu l’occasion de remonter et d’aller chercher une autre caisse.
Il y avait beaucoup de poussière a cet endroit, et on avait mis en place de la toile de jute tout autour de l’endroit ou se déversait le charbon, il fallait arroser ses sacs pour que la poussière se colle dessus, pas trop pour ne pas faire patiner le tapis.
Il fallait savoir doser, il y avait le porion qui lui rouspétait si on en mettait trop.
Ce travail n’était pas très intéressant, je n’avais toujours pas de montre, le temps me paraissait long.
Les lampes électriques qu’on avait n’étaient pas des lampes qu’on accrochait à la barrette, il y avait que les porions, chef porion, et ingénieur qui en avait, c’était très pratique on pouvait les voir arriver, nous on avait que des lampes électriques a main avec un crochet, par la suite, toute la fosse a été munie de lampes a barrette avec accus.
A la lampisterie, on prenait sa lampe au râtelier, il n’y avait plus personne pour la donner, il fallait y mettre son jeton et prendre sa lampe.
La lampe a flamme a toujours existé.
De temps en temps je cherchais mon vieux joseph, j’allais voir à l’endroit ou il se lavait et rien personne ne ma jamais donner de ses nouvelles, je ne l’ai plus jamais revue.
Quand je posais la question, on me répondait, sait pas.
Je suis rester assez longtemps a ce poste qui ne me plaisait pas, mais on avait pas le choix, heureusement, le passage au centre d’apprentissage faisait une coupure, des fois quand ont revenait ont changeait de place.
C’est ce qui est arriver,
A mon retour, je n’avais plus cette place de garde moteur, et je m’en plaignais pas, d’autre se réjouissait d’avoir ça, c’était pas fatigant, moi j’aimais plutôt le contact, et la diversité.
J’allais être le porteur de bois.
Cela consistait à aller chercher les bois de soutènement, qui était entreposé à l’entré du quartier, sur chaque truc(1), il y avait le nom du porion, il fallait les dégager de la voie principale, car la circulation des berlines de charbon allaient démarrer.
On poussait, les trucs charger de bois et de billettes(2) a l’écart de la voie principale, ensuite fallait les acheminer vers les tailles (3)
Ont était à deux pour faire ce travail, le porion avait une entière confiance en nous et bien souvent ont descendait les premiers pour pouvoir trier les trucs et rangers le matériel.
Porion : contremaître
Truc : petit wagonnet, qui servait à transporter le matériel.
Billette : c’était des bois de deux mètres couper en deux dans le sens de la longueur, la partie plate se collait au toit, la partie arrondies en dessous pour pouvoir y mettre les bois de soutènement
Tailles : c’est la que l’on abattait le charbon, les mineurs étaient disposé tout au long de cette taille, chacun avait sa longueur de charbon à extraire. C’était la que l’on devait y porter les bois sur le tapis roulant, le mineur avait besoin pour sa sécurité, après avoir enlever le charbon, de boiser.

les coulonneux (suite )

Les coulonneux.

Je sais que pour certain les souvenirs vont bon train, et surtout ceux qui ont vécu avec un coulonneux , n’est ce pas maria ?
Que de dimanche passer seule à attendre avec les enfants, des fois les pigeons n’étaient pas lâcher de bonne heure souvent le temps le permettais pas, alors le dimanche se passait la, à attendre.
J’ai vu ma mère aller porter à manger à mon père dans le pigeonnier, il attendait patiemment que ses pigeons rentrent et il ne voulait pas les louper.
Il y avait aussi le dépouillement des constateurs, au bistro, et la aussi, des fois l’attente se prolongeais, pour l’épouse le dimanche se passait comme cela à attendre.
Que de souvenir oui, mais aussi quelle passion.
Les pigeons surtout ceux la, que l’on appelle pigeon voyageur, ont un instinct incroyable, d’après les scientifiques ils auraient un minuscule radar au cerveau qui leurs permettaient de se diriger et de retrouver leur pigeonnier.
Merveilleuse créature, il faut les voir sortir du panier, faire un ou deux tours et se diriger vers l’endroit qu’ils ont repéré et retrouver leurs habitations.
La Belgique est renommer pour cette pratique, nous ici dans le pas de calais ont voit passer au-dessus de notre ciel des hordes de pigeons qui ont été lâcher en France et se dirige vers la Belgique.
Pendant la guerre 14/18 ont se servaient des pigeons, remarquable passeur, pour envoyer des messages au-dessus des lignes ennemies. Il faut lire l’histoire d’un pigeon qui a été décoré, pour avoir transmis un message qui annonçait une attaque imminente des troupes allemande.

Les coulonneux .

Il y avait une activité très intense dans les corons, surtout au moment des concours.
Je parle bien sur des pigeons, que nous appelions des coulons, terme bien de chez nous.
Il y avait le pigeonnier, construction ,soit au bout du jardin ou alors dans le grenier, avec ouverture sur le toit, la trappe avec des barres qui empêchaient le pigeon de sortir mais pas d’entrer, surtout en période de concours, le pigeonnier devait rester ouvert, mais surtout pas laisser les autres de sortir.
La fierté c’était la propreté, et chaque pigeon avait sa femelle qu’il allait garder jusqu’a sa mort, des petits casiers avec une assiette pour faire le nid ,qui allait recevoir les œufs.
Fallait être déclarer à la mairie, car les pigeons pouvaient être mobiliser, (pour ce qui savent le héros d’un pigeon de la guerre 14 –18.)
Ils avaient également leur nom, le maco, le bizet, tête blanche et bien d’autre nom.
Le pigeon avec son radar, il savait retrouver son pigeonnier même a de très grandes distances.
Le jour de la mise en loge, veille du concours, il y avait la sélection de celui que l’on allait mettre et qui auraient des chances d’être le premier à renter.
Il y avait plusieurs méthode pour mettre les pigeons en loges, c’est comme cela que l’on appelait la mise des pigeons au concours.
Au moment de la reproduction, on surveillait le pigeon qui roucoulait autour de sa femelle, et au moment ou il la montait, on l’enlevait et il allait au panier, en espérant qu’il allait rentrer de suite pour finir l’accouplement, c’était assez barbare ? .Il y avait bien sur d’autre méthode, la femelle qui couvait les œufs par exemple il y avait toujours un tour de rôle pour couver les œufs, soit que c’étais le male ou la femelle.
Les coulonneux avais des œufs factices, percer d’un minuscule trou, on y introduisait une mouche, on rebouchait le coté et on le plaçait parmi les autres œufs, la femelle entendais du bruit et se disais mes œufs vont bientôt éclore, va falloir que je rentre vite ? Etc.
Les méthodes sont multiples, et bien sur secrète. Je vous en site quelques-uns une, je savais que mon père le faisait.
Il y avait le constateur, instrument de précision, avec une horloge, une imprimante, et des petites cases pour recevoir la bague.
Ce constateur était plomber après la mise a l’heure, c’étais très sérieux, on allait mettre une bague en caoutchouc avec un numéro aux pigeons.
Et les pigeons partaient à des distances différentes, environ 100 km, et pour certains concours beaucoup plus loin.
Il était rare que le pigeon se perde.
Souvent le lâcher de pigeon était le dimanche, mon père écoutait à la radio les heures de lâcher et il savait qu’a telle heure les pigeons allaient se présenter.
Nous étions consigner dans la maison interdiction de jouer dehors, la ménagère était consignée aussi, et interdiction de pendre du linge dehors ou, toute autre chose qui aurait pu déranger le pigeon.
Dans le coron c’était d’un calme.
Jusqu’au moment ou les volatiles se montraient, alors la c’était l’animation du quartier, comme il y avait beaucoup de pigeonnier dans les corons, ont entendais les boites à grain que les coulonneux secouais, croyant que c’était le sien qui arrivait. Les pigeons arrivaient presque en même temps, mais c’était le plus rapide à rentrer, on lui enlevait la bague en caoutchouc, et on la plaçait dans un petit casier que l’on introduisait dans le constateur, ensuite on tournait la manivelle pour enregistrer cette bague.
Il y avait le dépouillement pour connaître le vainqueur et le classement, il y avait des mises qui rapportaient de l’argent, et aussi de beaux prix, c’est comme cela que mon père avait gagné un jour un carillon, je pense aussi qu’il a du gagner un cochon mais la je ne peux l’affirmer.
Il y avait de véritable champion, et les jeunes de champion devenaient aussi des champions, a aucun moment le coulonneux aurais échangé ses jeunes ou ses œufs.
Des fois il y avait du mauvais temps et le lâcher de pigeons étaient reporter au lundi, ça m’est arriver de faire la constatation quand mes frères étaient au travail.
A la mort de mon père mes frères ont continué à avoir le pigeonnier, mais pas très longtemps car le jeune avais aussi d’autres occupations.
Je ne vais pas tout dévoiler les combines qu’avaient les coulonneux, mais par exemple quand il s’échangeait des œufs, pour renouveler la race de pigeon,dans leur pigeonnier, il était rare que les œufs écloses, souvent ils avaient subit un petit traitement qui allait empêcher que la race aille chez un autre conquérant.
Par contre, par le mauvais résultat d’un pigeon, il finissait à la poêle.
Ont arrivait facilement à dresser un pigeon, il se posait sur notre épaule et venait manger le grain de maïs qu’ont tenait dans la bouche.

Le cheval

Peut être la partit la plus délicate que j’aurais a raconter,
Quand je suis descendu en 1950 , il n’y avais plus qu’un cheval la ou je suis descendu, ils ont été remplacés pas des locos diesel , et c’était un bien car leur vie au fond bien que c’était un animal n’avait rien d’humain.
On le remontait jamais , si il remontait c’est qu’il avais fini la carrière et c’était pour le conduire a l’abattoir.
Celui que j’ai connu , avait ses habitudes, connaissait ses hommes ,
On en racontait beaucoup sur les chevaux , mais ils étaient très intelligents .
Les mineurs le connaissait très bien et chacun avait a cœur de lui apporter des petites friandises .
Quand on arrivait et qu’il était en plein milieu de la galerie , nous avons de la lumière et lui pas, ses yeux étaient habitués a la pénombre,il se faisait reconnaître parce qu’il secouait tout son corps en disant attention je suis la , par contre si vous aviez l’habitude de lui donner une friandise ,carotte, tartine,il ne vous laissez pas passer ,il bloquais le passage avec son derrière ,en se faisant comprendre , quand tu m’aura donner ce que tu me donne d’habitude je te laisserais passer.
Ont dit aussi qu’il savait compter , on lui mettait des berlines a tirer , il entendais le cliquetis quand les berlines se tendais , et si on en avait mis trop il s’arrêtait, on était obliger d’en décrocher .
Quand je passait avec le géomètre , le géomètre lui parlait comme a un homme , et je me souvient qu’il lui disait ,…..
On va te remonter , tu va aller dans une grande prairie ,avec de l’herbe bien verte,ou il y aura une jument et tu va gambader avec elle etc.
Et le cheval comme s’il comprenait secouait tout son corps, d’un air de dire merci.
Le maréchal Ferrand , le connaissait et le soignais de toutes les éraflures qu’il avait sur son corps, car les galeries a certains endroits n’était pas large.
Quand il était l’heure , le meneurs de chevaux ‘’meneux d’bidets’’ le détachait et lui disait aller va et il partait a l’écurie a toute vitesse ,on avait pas intérêt a se trouver sur son passage , on l’entendait venir de loin , il allais a l’écurie , manger son avoine bien mérité.
L’écurie était a coter de l’accrochage la ou tout le monde passait pour soit ,remonter ou ,aller au chantier , et on ne pouvait que passer à proximité.
Je ne m’étendrais pas trop sur ce chapitre , mais ça méritais d’être dit et raconté , tellement ses bêtes étais attachantes , et ses avec beaucoup de respect pour leur condition de vie ,que l’on a préférer les remplacer pas du matériel plus moderne.

je suis super content, c’est encourageant de raconter surtout quand cela intéresse, quand j’aurais terminer de presenter ma région , je continurais par raconter mes premiers pas comme mineur, mes péripéties au fond,et mes aventures ,vous verrez que ça manque pas de piquant, j’en ai tellement a raconter.
pour tous ceux comme nous personnes agées avons vécu » un siecle sans précédent » avec tellement de chose qui se sont passé, il suffit seulement de se souvenir , et de raconter a nos plus jeunes.
c’est ce que l’on appelle la mémoire

les trieuses

c’est bien des trieuses , elle sont habillés alors on voit pas la différence , mais j’expliquerais par la suite , quand moi je suis arrivée au triage …..un peu de patience

Petite anecdote

Quand j’ai fait valoir mes droits a la retraite, on m’a fait un relevé de mes années de travail, il fallais 150 trimestres, (maintenant il en faut plus ) j’en avais largement assez, je totalisais environ 180.
Et en regardant de plus près je me suis aperçu que les trimestres de mes années avant mes 18 ans n’étaient pas marqués
Oui, que l’on ma répondu, comme c’était considéré apprentis ça ne comptait pas pour la retraite ?
Encore heureux que j’en aie assez, et que de toute façon ses trimestres la ne m’aurais rien apporté pour le calcul, on ne prenait que les 10 meilleures années.
Mais quand même ! ! ! Ça m’a fait tout drôle.