News 2021

La fin d’une époque…après 270 ans d’activité.

Le 21 décembre 1990, le siège 10 d’oignies s’est arrêté. Ainsi s’achèvent 270 ans d’activité minière dans le Nord-Pas-De-Calais. Il était apparu de façon très nette que l’exploitation ne pouvait être maintenue dans des conditions économiques,techniques et humaines acceptables. La fermeture échelonnée des établissements,le plan social,la politique de pérennisation des activités rentable ont pu être commencés à temps et menés à bien. Aussi l’arrêt de l’extraction intervient-il aujourd’hui dans un climat de paix social et de progrès.Les mineurs les plus jeunes ont entamé une nouvelle carrière ;les sociétés filiales ont tournées vers l’avenir ;la revitalisation  du bassin minier s’inscrit dans les faits … Comment, au moment ou s’achève cette aventure dans le Nord-Pas-De-Calais,ne pas se remémorer les multiples facettes de la mine,les histoires de la vie des mineurs qui ont fait de cette région, une région industrielle puissante et un pays chaleureux .Se souvenir, c’est rendre aux mineurs l’hommage qui leur est dû… Une page est tournée . Le courage et la générosité des hommes et des femmes du bassin minier du Nord-Pas-De-Calais ont marqué l’histoire de la mine ; ils permettront à leur région de réussir son nouveau départ.

Jack Verlaine

Directeur général des HBNPC

Exploitée depuis 1720, la première mine fut ouverte à Fresnes-sur-Escaut. Les Houillères ont employé jusqu’à plus de 220.000 mineurs après la guerre atteignant des productions de plus 30 millions de tonnes par an entre 1945 et 1960 sur 110 sièges d’extraction assurant ainsi les 2/3 de la production nationale. La dernière gaillette du Nord a été extraite le vendredi 26 octobre1990 à la fosse 9 de l’Es carpelle et la dernière gaillette du Pas de Calais le sera le vendredi 21 décembre1990 à la fosse 9 d’Oignies. La fin de l’extraction du charbon dans le Nord-Pas-de-Calais met un terme à 250 ans d’activités charbonnières.

* Les H.B.N.P.C c’est :    

La fin d’une époque…

852 Puits.

Voici Quelques chiffres.

326 Terrils.

7 usines de Boulets.

13 Cokeries.

14 Centrales électriques.

2.4 milliards de tonnes extraites au Pic.

220 155 salariés en 1947.

29.2 millions de tonnes de charbon en 1959.

C’est une épopée minière de 250 années qui se referme le 21 décembre 1990 à Oignies, plus de 2 milliards et demi de tonnes de charbon extrait. C’est une page de notre région qui se tourne mais il faut garder en mémoire les drames mais aussi la solidarité et la volonté des gens du Nord-Pas-de-Calais. Si les molettes ont cessées de tourner et que la vie s’est arrêtée dans les galeries, il faut rester tous fiers de cette histoire humaine et préserver les sites symboliques pour la mémoire des générations futur. Le 30 juin 2012 à Saint-Pétersbourg (Russie), le bassin minier a été inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, l’Unesco.

Voici ” les gueules noires “, cette expression traîne toute une mythologie. Au XIX° siècle les médecins ont défini cette race, dans une longue litanie énumérant des traits physiques particuliers. Bien sûr le charbon leur collait à la peau, et même pour ceux qui ne sont jamais descendus au fond d’un puits de mine, nous avons, disent les Parisiens, comme une poussière sur le visage. Certes notre langue rebute ceux de la capitale, elle leur parait souvent rude, directe, même un peu grasseyante dans ses sonorités, avec des consonnes martelées et fermées. Elle leur parait souvent crue, trop réaliste et sans détours. C’est qu’entre leur langue et la vie même des gens qui la parle se tisse toujours un réseau dense d’influences réciproques et de complicités. Pour retrouver un peu de la vérité des mineurs, il nous faut retrouver leurs mots, leur vocable, usés comme leurs mains, les yeux, leur dos, leurs pieds et leurs poumons au fond de la fosse.

Les archives du bassin du Nord et du Pas-de-Calais

Les Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais, comme toute entreprise, se doivent de conserver des archives concernant leur personnel actif et retraité. Certaines d’entre-elles constituent une obligation légale : livres de paie par exemple, d’autres permettent de délivrer les innombrables attestations, relevés de service, reconstitutions de carrière, rendus nécessaires par les besoins de la vie courante. Mais, le passé du bassin déjà très ancien remonte au temps des Compagnies minières auxquelles ont succédé en 1945 les groupes d exploitation des Houillères, bien souvent calqués sur les plus importantes d’entre elles et qui garderont longtemps leurs particularismes et habitudes spécialement dans le domaine administratif. Malgré tous les bouleversements subis par le bassin : disparition de compagnies, guerres, sinistres divers, chaque fois que cela a été possible les archives du personnel ont été conservées. C’est ainsi que nos plus anciens documents remontent à 1792 pour la région de Valenciennes et 1830 pour la zone ouest du bassin. Ce n’est qu’en 1 970 que fut commencée la centralisation des archives des anciens Groupes et Compagnies dans les anciens bains douches de la fosse 23 de Noyelles-sous-Lens. Cette opération fut poursuivie jusqu’à ces dernières années, en même temps que le local était modernisé et rendu plus fonctionnel et plus confortable. Tous les documents sont aujourd’hui classés et étiquetés méticuleusement selon des règles très strictes : c’est l’aboutissement d’un travail patient bien souvent méconnu. La conservation et la consultation de ces archives impliquent à la fois un soin particulier, de l’ordre, de la méthode pour la remise en état constant des dossiers, du discernement, une très bonne connaissance des anciennes méthodes de travail propres à chaque Groupe ou Compagnie pour détecter le renseignement demandé. Quelques chiffres peuvent nous permettre d’évaluer ce précieux outil de travail :

1 million de dossiers classés qui, empilés les uns  sur les  autres,   représenteraient une hauteur de 9 kilomètres soit 30 fois la tour Eiffel.

2 millions de cartes individuelles (cartes, salaires, etc.) et encore faute de place, ont dû être remis aux archives départementales   les   dossiers   individuels   des   anciens

ouvriers .lés avant 1900 et ceux des anciens ETAM nés avant 1860 !

Par contre, des livres de paie de 1800 soigneusement calligraphiés comme de véritables parchemins voisinent avec les cartes mécanographiques de 1950 et les microfilms et microfiches de 1980. Une seule de ces dernières formée d’un rectangle de plastique de 14,5 cm x 10,5 cm ne contient pas moins de 269 fiches de paie! Ainsi, vivent les archives en s’adaptant à leur temps.

Mais c’est l’image de l’homme qui persiste à travers tous ces documents, on y découvre un travailleur avec toute son histoire professionnelle et familiale.

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Que pensez-vous lorsque l’on vous parle du Nord de la france ?

Vous vous représentez peut-être un pays pluvieux avec des mines, des terrils et des mineurs de charbon vivant dans leurs corons. Rien n’est moins vrai ! Voulez-vous faire la connaissance de l’histoire minières du Nord Pas-De-Calais ?

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La série Germinal 2021

Tournage a Arenberg. Après Renaud, C’est Guillaume de Tonquédec que l’on retrouve sur le tournage de Germinal pour France Télévisions.  Cette fiction en 6×52 minutes sera financée par le groupe de Delphine Ernotte, la RAI italienne et Salto, la plateforme SVOD dont France Télévisions est l’un des actionnaires avec les groupes TF1 et M6. A l’écriture de cette adaptation de “Germinal”, on retrouvera Julien Lilti, tandis que David Hourrègue sera à la réalisation. 

GERMINAL … le film

Réalisé par Claude Berri avec Gérard Depardieu, Miou-Miou, Judith Henry, Yolande Moreau.

Film Germinal de Claude Berri avec Miou-Miou, Renaud, Jean Carmet, Judith Henry. Sous le Second Empire, Étienne Lantier, un jeune chômeur devenu mineur, entame une véritable descente aux enfers. A Montsou, dans le Nord, il découvre la misère, l’alcoolisme, les accouplements sordides, des hommes crapuleux comme Chaval ou généreux tel Toussaint Maheu, toute une humanité en souffrance damnée par le capital. Il s’engage dans le combat socialiste. Les Maheu ont souffert des morts et le grand-père a tué la fille d’un des directeurs. Le rêve d’Étienne ne s’est pas réalisé. La vie n’a pas beaucoup changé, mais l’idée et l’espoir sont toujours là. Étienne part, mais il laisse les idées socialistes et les idées d’une meilleure vie, mais seulement si les ouvriers marchent ensemble. Sortie : 29 septembre 1993. Durée : 2 h 40 mn. Nombre d’entrées : 6 139 961. Scénario de Arlette Langmann. D’après l’oeuvre d’Emile Zola.

Opium Du Peuple – LES CORONS

Le groupe a été créé en 2006 sur l’impulsion de Slobodan (chant), qui chantait alors pour Condkoï, et Tronçonneur (guitare), qui jouait avec Dirty Fonzy. Ils recrutent Machine (batterie) et Le K (guitare basse) qui étaient musiciens chez Skunk.

Slobodan et Tronçonneur venant d’Albi, Machine et mr K du pays basque, les répétitions ont lieu par sessions de 3 jours. Après plusieurs sessions de répétitions et quelques enregistrements, Niko, de Enragés Prod leur propose d’enregistrer un album. L’album Sex, Drugs & Variété sort en 2007 et est suivi d’une tournée dans divers festivals de France

Hommage à l’auteur, compositeur et interprète du titre “Les corons”, Pierre Bachelet, mort le 15 février 2005 à Suresnes (Hauts-de-Seine). Le titre du troisième album de l’artiste, sorti en 1982, dévoile un texte décrivant la vie des mineurs du Nord, la chanson devient rapidement un morceau incontournable de la culture musicale française. L’École nationale supérieure des Mines de Douai et Sciences Po Lille en font leur chant de référence. Le club de football de Lens se l’approprie comme second hymne depuis le décès de Pierre Bachelet.

Clin d’oeil au groupe Opium du Peuple” pour sa reprise en mode punk-rock du morceau “Les corons” revisité en Avril 2010.
La troupe se compose de sept musiciens avec un chanteur en total lâcher prise sur les plus grands classiques populaires de la chanson française, d’Alain Bashung avec son “Osez Joséphine” au “Voyage-Voyage” de Desireless en passant par Johnny Hallyday

Le charbon chinois enfume la planète

L’énergie qui alimente la croissance chinoise est majoritairement tirée du charbon. Le souffle noir du dragon chinois affole le globe avec ses lourdes émissions de gaz carbonique. Mais le pays aggrave aussi sa dépendance énergétique à l’égard de fournisseurs étrangers, ce qui pourrait bientôt l’inciter à prendre un virage écologique.

Le nuage brunâtre ne se voyait pas du sol. Mais, à 10 000 mètres du sol, des scientifiques européens pouvaient voir cette masse gigantesque d’ozone, de poussières et de suie à l’œil nu. Ce curieux mélange s’étendait de l’Allemagne à la Méditerranée. Le phénomène est loin de constituer une exception. Les experts européens montés à bord d’un avion pour étudier cette masse ont pu en retracer l’origine : la Chine”, avertit l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Des phénomènes identiques font l’objet d’étude aux Etats-Unis et au Japon. Der Spiegel n’en doute plus, la Chine est aussi un pays champion dans l’exportation de pollutions.

“La Chine est devenue un problème environnemental pour toute la planète. Au départ, ce n’étaient que les économistes qui s’inquiétaient de voir ce pays changer le monde avec ses vêtements, télévisions et machines à laver bon marché. Mais maintenant les climatologues s’alertent de voir la pollution chinoise gagner la planète. La Chine est déjà le deuxième plus grand pays producteur de gaz à effet de serre après les Etats-Unis” pour une population quatre fois plus importante et en pleine conversion aux habitudes de consommation des économies industrialisées.

Le Globe and Mail de Toronto se penche lui aussi sur le cas chinois à l’occasion d’un reportage au cœur de la production chinoise de charbon dans la ville de Linfen, au nord-est du pays. “Il s’agit sans doute de l’endroit le plus pollué de la planète. Les lanternes à l’extérieur des restaurants sont souvent noires de suie. Les voitures doivent rouler avec leurs phares allumés le jour. Plus personne ne porte de vêtements blancs, ils tournent rapidement au gris. L’eau est polluée. Les personnes âgées restent à l’intérieur pour ne pas respirer l’air extérieur. Les enfants ne voient pas les étoiles briller la nuit à cause du smog.”

Car le Globe et le Spiegel partagent le même avis, le charbon est le principal responsable des émissions chinoises : 69 % de l’électricité produite en Chine sont tirés du charbon, la consommation chinoise de ce combustible dépasse celles des Etats-Unis, de l’Union européenne et du Japon réunies. De quoi massivement polluer l’air de la planète et bientôt dépasser les émissions de gaz carbonique du champion en titre, les Etats-Unis.

Et pourtant, la Chine a ratifié le protocole de Kyoto. Mais, en tant que pays émergent, elle ne se voit imposer aucune contrainte pour réduire ses émissions de gaz carbonique. Elle vient aussi de rejeter la création d’un nouvel organe des Nations unies chargé du climat et doté de pouvoirs contraignants comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Jacques Chirac avait lancé un appel en ce sens, le 2 février 2007, après la réunion à Paris des experts du Groupe intergouvernemental et la publication de son rapport confirmant le rôle de l’activité humaine dans le réchauffement climatique. “La Chine estime, avec d’autres pays émergents, qu’elle devrait avoir les mêmes privilèges historiques que ceux dont les pays industrialisés ont profité pour développer leurs économies, même si cela doit se traduire par une augmentation rapide des émissions des gaz causant le réchauffement climatique”, rappelle le Globe and Mail.

Un changement pourrait bientôt intervenir dans les habitudes chinoises, annonce l’écologiste Isabelle Chevalley dans une opinion parue dans les pages du quotidien suisse Le Temps. Le charbon chinois ne suffit déjà plus à combler ses besoins énergétiques et, “il y a dix ans encore, la Chine subvenait à ses propres besoins en pétrole, alors qu’elle doit aujourd’hui importer 40 % de sa consommation ; elle est devenue le deuxième consommateur de pétrole du monde après les Etats-Unis. La Chine n’aime pas être dépendante de l’étranger. Dès lors, elle fera tout pour assurer son approvisionnement en investissant non seulement dans les énergies renouvelables, mais également dans les économies d’énergie.”

Marc-Olivier Bherer

La dernière bataille des gueules noires.

727 anciens mineurs de charbon lorrains ont obtenu vendredi la reconnaissance de leur préjudice d’anxiété. La Cour d’appel de Douai a alloué à chacun d’entre eux la somme de 10 000 euros en réparation, soit un total de 7,27 millions euros, que devra verser l’Agent judiciaire de l’Etat (AJE), intervenant côté employeur à la suite de la liquidation de Charbonnages de France. La Cour a mis en avant l’exposition des mineurs de fond comme des mineurs « de jour » à une série de substances nocives, poussières de bois et de charbon, particules d’amiante, fumées de locomotive diesel ou encore émanations de liquides toxiques, générant « un risque élevé de développer une pathologie grave ». L’avocat s’est félicité de « l’aboutissement de tentatives qui durent depuis 10 ans » pour renforcer le droit de la prévention des risques professionnels, pour tous les travailleurs.

Dix ans après la liquidation de Charbonnages de France (CDF), le local de la CFDT-mineurs de Freyming-Merlebach n’a pas baissé le rideau. La vaste bâtisse regroupe sur deux niveaux une équipe d’une quinzaine de retraités militants. Cinq d’entre eux travaillent presque à temps plein pour défendre les dossiers de quelque 2.500 anciens mineurs souffrant de plaques pleurales, de silicose, de leucémies, de cancers du nasopharynx, du rein, de la peau, de la vessie…

La fermeture des centrales à charbon aura lieu d’ici 2022

Pour lutter contre le changement climatique, les 4 dernières centrales à charbon de France seront mises à l’arrêt d’ici 2022. Jusqu’à fin janvier, Emmanuelle Wargon se déplace au Havre, à Saint-Avold, à Cordemais et à Gardanne pour accompagner les territoires concernés dans leur transition écologique.

Pourquoi fermer les centrales à charbon ?

Aujourd’hui, les 4 dernières centrales à charbon de France fournissent 1,18 % de la consommation nationale d’électricité, mais elles génèrent environ 10 millions de tonnes de CO2, soit près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur électrique ! Le charbon est d’ailleurs la principale source d’émissions de CO2 sur la planète.

Alors que la COP21 se tient à Paris, tous les regards sont tournés vers les pays émergents, notamment vers l’Inde. Le pays est le quatrième pollueur mondial et ses émissions de CO2 par habitant devraient doubler d’ici 2030. New Delhi refuse pourtant de s’engager sur des contraintes chiffrées pour limiter ses émissions de CO2 et n’entend pas se priver du charbon, dont son sous-sol regorge. Avec 1,3 milliard d’habitants et une économie en pleine croissance, l’Inde doit faire face à l’un des plus grands défis énergétiques de la planète. D’un côté, le géant asiatique doit répondre à la demande de sa population en électricité – 300 millions d’Indiens n’y ont toujours pas accès -, mais de l’autre, il doit contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, dont le pays est aussi l’une des premières victimes…. Le tout sans compromettre sa croissance. L’Inde illustre “le défi du développement dans un monde avec des contraintes climatiques”, a ainsi déclaré Ajay Mathur, directeur du bureau de l’efficacité énergétique et membre de la délégation indienne à l’ouverture de la COP21, au Bourget, près de Paris.

Si New Delhi s’est engagé à développer un ambitieux programme d’énergie solaire, toute son industrie repose sur le charbon, seule énergie fossile présente en grande quantité sur son territoire. Pour ce géant démographique en pleine croissance, le charbon est aussi l’énergie la moins chère, bien que polluante. Des campagnes indiennes au ministère de l’Environnement, nos reporters sont allés à la rencontre de ceux qui vivent au plus près du diamant noir.

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Demain, le charbon n’est pas près de disparaître

L’agence internationale pour l’énergie estime que la consommation actuelle de charbon de près de huit milliard de tonnes  devrait se maintenir dans les cinq ans à venir au moins. Abondant et bon marché pour  l’industrie, le charbon a encore la cote. Par exemple, la Chine consomme encore la moitié de la production mondiale et ouvre deux centrales par semaine.

Très nocif pour la planète, le charbon est régulièrement mis à l’index lors des sommets sur le climat. Pourtant, il a encore de l’avenir.

L’agence internationale pour l’énergie estime que la consommation actuelle de charbon de près de huit milliard de tonnes  devrait se maintenir dans les cinq ans à venir au moins. Abondant et bon marché pour  l’industrie, le charbon a encore la cote. La Pologne, premier producteur en Europe, n’imagine pas s’en priver avant 2070. Chez nous, la fermeture des centrales programmée d’ici 2024 a été décidée pour  des raisons écologiques. Quatre centrales c’est l’équivalent de quatre millions de voitures. Fin de partie aussi pour le charbon en Allemagne, abandonné d’ici 2038 alors qu’il produit encore près de 40% de l’électricité du pays. Les États-Unis le remplacent massivement par du gaz de schiste encore moins cher.

Déclin donc du charbon dans les pays riches mais compensé par une croissance en Asie ?

Les mines australiennes tournent à plein régime pour fournir l’Asie. La Chine consomme encore la moitié de la production mondiale et ouvre deux centrales par semaine. L’Indonésie, d’ici quatre ans, va augmenter sa capacité avec  l’équivalent de 12 réacteurs nucléaires. Au Vietnam en 2024, le charbon fournira la moitié de son électricité. L’Inde, vorace consommateur, mise aussi sur le charbon pour alimenter les 300 millions d’indiens encore privés de courant. En Afrique, troisième source d’énergie, il continue aussi de progresser. Une centaine de centrales est en chantier. Dans tous ces pays, l’environnement passe après l’économie et tant pis pour la qualité de l’air.

Mais c’est une catastrophe pour l’environnement ?

Bête noire de la planète, l’un des principaux responsables du réchauffement le charbon représente 40% des émissions de co2 liées à l’énergie. Le brouillard toxique qu’il dégage, chargé de mercure, d’arsenic, d’oxydes d’azote, de soufre et de particules fines provoque chaque année la mort prématurée (surtout en Chine et en Inde) de plusieurs centaines de milliers de personnes. Comment éradiquer demain ce poison pour l’humanité ?  Si la Chine change, tout changera, prédisent les experts. Ça veut dire réduire drastiquement ses émissions de gaz comme vient de le provoquer la crise du coronavirus en paralysant l’industrie. Sur les clichés satellites prises entre janvier et février, les grosses tâches oranges et rouges ont complètement disparu. Spectaculaire baisse des émissions de dioxyde d’azote. La vie sans charbon, les Chinois  peuvent constater la différence sur photos en espérant peut être demain de ne plus respirer  un air mortel.

Par Jean-Pierre Montanay

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Ils ont à peine dix ans et travaillent dans les mines de charbon en Colombie à quatre cents mètres de fond. Seuls de petits gabarits peuvent passer dans les trous de la mine. –

Les nouvelles batailles du charbon

En dépit d’un impact de plus en plus néfaste sur l’environnement, le charbon reste un combustible majeur de l’industrie. En donnant la parole à de nombreux protagonistes de la nouvelle “bataille du charbon”, ce documentaire illustre toute la complexité de la question.

Véritable carburant de l’industrialisation aux XIXe et XXe siècles, la houille contribue de façon majeure au changement climatique. Pourtant, si la fin de l’ère du charbon semble inéluctable, elle n’est toujours pas programmée. Car il y a encore beaucoup d’argent et d’emplois en jeu. En Pologne, la bataille repose parfois littéralement sur une foi de charbonnier : “Puisque Dieu nous a donné le charbon, nous l’exploiterons jusqu’au bout”, proclame ainsi le syndicaliste Miroslaw Truchan. L’industrie charbonnière, qui laisse au contribuable la charge des dommages sanitaires et environnementaux qu’elle suscite, a tout intérêt à poursuivre l’exploitation. En donnant la parole à de nombreux protagonistes de la nouvelle “bataille du charbon”, ce documentaire illustre toute la complexité de la question.

Les nouvelles batailles du charbon Arte 5 12 2018

La radioactivité, très surveillée

Radioactivité sur les terrils du Lensois ?

Chaque année, plus de 20 000 analyses sont réalisées dans la région pour établir l’état radiologique de l’environnement. Le domaine médical peut également être à l’origine d’exposition des populations.

Le « bruit de fond » radioactif naturel est en moyenne sur le territoire national de 2,1 mSv/an, avec des régions plus exposées comme la Bretagne ou le Massif Central (présence de sols granitiques) et des régions où il est plus faible comme le Nord Pas- de-Calais. Il est dû notamment aux rayonnements cosmiques, à la radioactivité tellurique?, à celle des eaux et de l’air.

La limite annuelle d’exposition pour la population du fait des activités nucléaires (hors radioactivité naturelle et médicale) est de 1 mSv pour le corps entier. La surveillance de la radioactivité dans l’air, l’eau, le sol ainsi que dans la faune, la flore et les aliments, n’identifie aucun dépassement des valeurs réglementaires en 2012.

Les principales activités industrielles de la région pouvant être à l’origine d’expositions sont :
-  L’industrie électronucléaire, avec la centrale nucléaire de Gravelines et la société de maintenance nucléaire (SOMANU) à Maubeuge ;
-  Les terrils de cendres, provenant des centrales thermiques ;
- Les dépôts de phosphogypse provenant de la production d’engrais phosphatés.

Les rayonnements ionisants sont également utilisés par l’homme dans de nombreux autres domaines, par exemple :
-  En médecine : diagnostic et thérapie ;
-  Pour la stérilisation ;
-  Dans la recherche et l’industrie : radiographie, mesures et analyses diverses ;
-  Pour la datation au carbone 14.

Dans le domaine de l’imagerie médicale (radiologie, scanographie), une augmentation importante des doses délivrées aux patients est observée à l’échelon national (avec une exposition médicale de 1,3 mSv/an en 2007, en augmentation de 57 % par rapport à 2002 (source ARS?)).

L’ensemble des analyses réalisées dans l’environnement, autour de la centrale de Gravelines et de la SOMANU, alimente le réseau national de mesures de la radioactivité. Depuis 2009, des études d’exposition des populations et des mesures dans les eaux ont été conduites sur les 17 terrils à radioactivité naturelle renforcée de la région (15 terrils de cendres et 2 terrils de phosphogypse). Ces analyses mettent en évidence un impact radiologique négligeable.

La mine Tau Tona  la plus profonde au monde.

Tau Tona est une mine d’or en Afrique du Sud. Avec ses 3,6 kilomètres de profondeur cette mine est  la plus profonde de la planète, il faut emprunter trois puits, parcourir un dédale de tunnels, pousser des portes fouettées par de violents courants d’air, se frayer un chemin à travers un boyau étroit, de l’eau jusqu’aux genoux, avant d’arriver à la cote 332. La mine est une des trois mines de Western Deep Levels au sud de Carletonville, 70 kilomètres à l’ouest de Johannesburg. Elles sont la propriété de AngloGold Ashanti, troisième producteur mondial. Des travaux sont actuellement en cours pour atteindre 3,9 km de profondeur. Cela en fera la mine la plus profonde du monde, confortant sa première place face aux 3 585 mètres de la mine East Rand Mine. Ce nouveau puits entrera en exploitation en 2009 et permettra l’exploitation de la mine jusqu’en 2015. Le trajet jusqu’au front de taille depuis la surface peut prendre plus d’une heure. La cage d’ascenseur qui emmène les mineurs au fond descend à 16 mètres par seconde. L’exploitation démarra en 1962; c’est une des mines d’or les plus rentables d’Afrique du Sud et elle est restée en opération de manière continue depuis, même lorsque le prix de l’or chuta. Depuis sa construction, deux puits secondaires ont été forés pour atteindre la profondeur actuelle. La mine se déploie actuellement sur 800 km de galeries et emploie 5600 mineurs. La mine est un endroit dangereux où cinq mineurs perdent la vie chaque année (en moyenne). La chaleur et les risques sismiques rendent l’extraction dangereuse. L’Afrique du Sud possède des réserves d’or pour cent vingt ans, mais ce sont des gisements à faible teneur ou en grande profondeur. Tau Tona se signale par son gigantisme : 1 100 tonnes d’or extraites, une pression de 1 tonne par centimètre cube, créant une dizaine de secousses par jour… Or, à partir de 2010, la production de Tau Tona était promise au déclin. Elle se serait éteinte en 2013 si la filiale propriétaire de la mine, Anglo-Gold Ashanti, n’avait lancé un défi à ses ingénieurs : perpétuer l’âge d’or en tutoyant les profondeurs abyssales, à 4 000 mètres sous terre !

Joe Biden réintègre les Etats-Unis dans l’Accord de Paris sur le climat

Avec l’arrivée du président Trump à la tête des Etats-Unis en 2017, l’environnement n’était plus vraiment une priorité de l’administration américaine. En témoigne la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris. Mais était-ce vraiment une décision catastrophique pour les générations futures ?

Les Etats-Unis avaient ratifié l’Accord de Paris sur le climat le 3 septembre 2016, sous l’administration Obama. Cet accord, salué par la classe dirigeante et les médias mainstream, est entré en vigueur le 4 novembre 2016, trente jours après sa ratification par au moins 55 parties représentant 55 % des émissions.

Cet accord fixe comme objectif de limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale à 2° Celsius au maximum par rapport aux niveaux de l’époque pré-industrielle et, de préférence, à moins de 1,5° Celsius. Au-delà, il est établi que le climat de la Terre basculerait vers un nouvel équilibre intenable pour nos sociétés actuelles.

Au 1er juin 2017, 145 parties représentant plus de 82 % des émissions de gaz à effet de serre avaient ratifié l’accord.

L’avis du Petit Futé du restaurant A L’FOSSE 7

Avez-vous déjà mangé au fond d’une mine ? À L’Fosse 7, ce sera chose faite. S’il est un estaminet qu’il faut tester dans les environs de Lens, c’est bien celui-ci. On vous y propose une cuisine locale et maison, comme dans tout estaminet qui se respecte. Carbonnade flamande à la joue de bœuf, potje’vleesch ou veau au genièvre (alcool local), tout est du cru, les ingrédients compris ! À noter que même les saumons et les magrets sont fumés maison. Des animations musicales ont lieu certains vendredis. Une bonne adresse à découvrir.

L’Australie ne veut pas rompre avec le charbon.

L’Australie a décidé de rester fidèle au charbon, dans le Queensland. Un gigantesque projet de mine fait polémique, mais il va créer des milliers d’emplois selon le Premier ministre.

Dans l’Etat sauvage du Queensland, il subsiste l’une des réserves d’eau les plus importantes du pays. Intacte, jamais polluée, elle fait vivre des milliers de fermiers. 60 % de l’irrigation du Queensland, 22 % de l’Australie, c’est la source la plus fiable d’eau souterraine. Mais les agriculteurs vont devoir la partager avec une gigantesque mine de charbon. Pour fonctionner, elle pompera directement dans les réserves souterraines. La mine va tout détruire, selon eux.

Les gens vivent des mines

Un chantier titanesque lancé par un géant indien, Adani. 10 à 25 millions de tonnes de charbon sortiront chaque année de ces plateformes. L’Australie est divisée entre les écologistes fortement opposés à la compagnie minière, et de l’autre côté, le Premier ministre qui soutient l’une des industries les plus rentables du pays. Dans la petite ville de Clermont, les mines font vivre les 3 000 habitants et le soutien est total. A Clermont, tout est financé par les mines, les infrastructures ont évolué, racontent les habitants. Leur plus grande ressource fait pourtant débat. Les opposants ne désespèrent pas de faire stopper le chantier.

Russie : le charbon a pollué la neige en Sibérie

Une neige noire recouvre plusieurs villes de Sibérie (Russie), conséquence des centrales à charbon qui pollue l’atmosphère.

Ce n’est pas de la cendre, mais de la neige noire. Au sud de la Sibérie (Russie), la ville industrielle de Prokopievsk est envahie par ces flocons couleur charbon. “Ma fille jouait et ses gants bleus sont devenus noirs“, explique un père de famille. Les habitants pointent du doigt les usines de charbon, dont les fumées noires chargées de particules se mélangent à la neige. Normalement, elles sont filtrées, mais il y a visiblement des défaillances.

Habitants relogés aux frais des usines

Le directeur de l’usine locale nie toute responsabilité. “Nous vérifions nos émissions constamment, nous filtrons tout, mais nous ne pouvons pas ramasser la poussière de charbon dans les rues“, estime Anatoly Volkov, directeur général de l’usine. Préoccupées par la santé des riverains, les autorités ont ordonné des analyses. Par précaution, les habitants sont relogés par les entreprises locales. Au total, 2,7 millions d’habitants vivent dans cette région minière autour du bassin du Kuzbass, une des plus riches en charbon dans le monde.

CenergY : le charbon, une énergie du passé.

Depuis le mois de juin 2020, CenergY réalise d’importants travaux sur les moyens de production localisés à la chaufferie des Bellevues. Un des chantiers concerne la déconstruction des équipements de la chaufferie charbon, dont la cheminée de 64 mètres de haut. Les travaux sont désormais terminés.

CenergY s’était en effet engagée auprès de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, en signant en juillet 2019 son contrat de délégation de service public, à ne pas redémarrer la chaudière charbon de la ZAC des Bellevues qui alimentait le réseau de chaleur.

Un peu d’histoire :

La création du réseau de chaleur date de 1971. Il fonctionnait alors au fioul.

A partir d’octobre 1985, le charbon est utilisé comme combustible. Puis, en 1996, l’introduction dans le mix énergétique de chaleur issue de l’incinération des déchets par le centre de traitement et de valorisation des déchets pour 40%, permet de diminuer non seulement la part du charbon (38%) mais aussi celle du fioul (22%).

En 2009, la biomasse est venue compléter ce mix énergétique, à hauteur de 10 %.

À partir de 2011, le fioul est progressivement abandonné au profit du gaz naturel, pour une utilisation d’appoint.

Aujourd’hui, en 2020, le bois et les déchets, des énergies renouvelables et de récupération locales, sont principalement utilisés pour produire la chaleur du réseau et constitueront à terme plus de 70% de son mix énergétique.

L’arrêt, depuis la précédente saison de chauffe, de la chaufferie charbon de la ZAC des Bellevues, et de sa consommation de 6 000 tonnes de charbon/an, représente l’arrêt d’émission de 21 000 tonnes de CO2/an.

Visionner la vidéo pour en savoir plus sur la déconstruction des équipements de la chaufferie charbon

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Cash investigation – Climat : le grand bluff des multinationales.

Cash investigation – Climat: le grand bluff des multinationales / intégrale Cash Investigation révèle les dessous d’un étrange marché, celui des «quotas carbone». Créé par l’Union européenne il y a dix ans, il était censé inciter les industries lourdes à réduire leurs émissions de CO2, ce gaz qui dérègle le climat. Mais ce système est aujourd’hui dévoyé au profit des plus gros émetteurs de CO2, pour lesquels polluer peut même s’avérer rentable. Total n’hésite pas à investir des milliards de dollars au Canada pour exploiter le pétrole le plus sale de la terre. Dans la région de Melbourne en Australie, Engie, qui cultive son image d’entreprise verte, exploite toujours l’une des plus vieilles centrales du monde. En février 2014, elle a provoqué un incendie qui a duré 45 jours, asphyxiant toute la région. Elise Lucet reçoit responsables politiques, experts et grands patrons. Présenté par Elise Lucet France 2

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Sto lat, 100 ans de ch’tite Pologne

Il y a cent ans, des Polonais arrivaient dans le Nord Pas-de-Calais pour travailler dans les mines. France 3 Hauts-de-France met à l’honneur leur labeur, leur culture et leurs traditions dans une émission spéciale anniversaire

M’ in carreau D’ fosse

Aujourd’hui c’est notre patrimoine 31 juillet 2012 en Russie, le bassin minier est inscrit à l’Unesco

Un homme qui aime son métier et un homme heureux

Il faut absolument garder en mémoire que juste après la guerre, c’est la volonté et l’effort des mineurs que notre région a pu se reconstruire rapidement. C’est une page d’histoire qu’il faut tourner mais il faut rester tous fiers de ce passé.

A m’in père et m’mère

Ché  au pied d’ ché terril que vous avez vécu Avec pour joyaux tous ché caillots . M’mère préparo l’soupe au lard. Pendant q’min père alo à l’fosse avec s’musette et sin briquet. Min père parlo souvint dé ch trou d’fosse en sortant un’e gaillette de s’musette. Et i sorto aussi Ch’pain d’alouette pour qu’in fasse bonne chair ! T’avo pas grand cosse à l’fin de l’quinzaine. Mais un a jamais minqué de rien. In éto heureux comme cha !

jf.S